Enter The Void

11052010

Oscar habite Tokyo et il survit de petits deals. Ayant réuni assez d’argent il paye le billet d’avion à sa soeur qui le rejoint. S’ensuit drogue, strip-tease, violence et meurtre d’Oscar, qui finit par voler telle une âme en peine au-dessus d’un monde perverti.

enter the void

Enter The Void confirme trois choses :

- Certains films sont véritablement à déconseiller aux épileptiques.

- L’influence de Stanley Kubrick sur toute une génération (Nicolas Widing Refn, Darren Aronofsky, Noe entre autres).

- Le cinéma de Gaspar Noe est définitivement unique, avec tout ce que cela comporte de grandeur, de décadence et de provocation.

Rarement au cinéma on aura été aussi épuisé à la sortie de la salle de projection. Quand on connaît l’auteur de Carne, on ne devrait pas être étonné. Quand on a vu la bande annonce du film, on ne devrait pas être étonné. Mais bon Noe sait appuyer là où cela fait mal, et on finit par avoir presque honte d’aimer et de prendre un tel plaisir sado-masochiste. Il y a des films qu’on a envie de défendre becs et ongles, pour ce dernier on comprend aisément et on s’en réjouirait presque qu’il ne plaise pas à tout le monde. Avec certaines parties psychédéliques totalement ahurissantes (dans son sens premier), tout droit sorties du voyage spatio-temporel de 2001, Enter The Void est le film par excellence qui rebute le (rare) spectateur venu le voir.

Si Noe avoue, ne pas, ne plus, vouloir provoquer, on ne le croit qu’à moitié. Toute transcendance à forcément ses limites, et certains plans, mais c’est la limite que se fixe l’ambition, sont too much comme se plan de l’intérieur d’un vagin tambouriné par un phallus géant. Accepter ce genre de cinéma c’est accepter l’impossible, le jamais vu, l’irregardable et forcément c’est épuisant. Mais comment ne pas reconnaître le travail fait sur la lumière, les couleurs, sur les effets sonores qui vous immergent  plus qu’aucun autre film sorti dernièrement. Pas la peine de vous parler de la réalisation qui s’inspire tout autant de Tsukamoto, des mangas, des jeux vidéos ou de Smack My Bitch Up. Même sans apprécier ce travail il faut bien reconnaître le caractère hypnotique du film, une fascination, une hypnose par la beauté, une certaine idée du voyeurisme face auquel nous sommes démunis et qui n’engendre que deux réactions : l’adhésion ou le rejet. Si vous réagissez autrement c’est que vous n’êtes pas humain. Un trip fou mêlant éros et thanatos, oedipe et la musique classique.

Si comme je le disais, il y a du Kubrick la dedans (dans le visuel spécifiquement), les dernières images de 2001 et d’Enter The Void ont évidemment des points de convergence, c’est du Kubrick version Pasolini. Que dire des acteurs ? Jamais je n’avais vu des gamins (Linda jeune principalement) jouer aussi juste, Paz De La Huerta livre une prestation à la hauteur du film, elle est promise à une sacrée carrière. Bref c’est assez cohérent tout ça.

Avec cet Enter The Void que l’on n’est pas prêt d’oublier (pour le meilleur comme pour le pire), on vit une expérience sensorielle inconnue, Noe confirme s’il était besoin son goût pour la perversion, cet hôtel Love à l’intérieur duquel tout le monde finit par se rencontrer, ces visions incestueuses, n’en sont qu’une représentation fantasmée. La morale pourrait se résumer à cela : votre naissance est le fruit de la perversion. Vous êtes contaminés. THE VOID.

vraivaleur.bmp

 

PS l’article est très désordonné mais croyez moi il était bien difficile de faire autrement.







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