Bleeder

4082009

La vie de Léo bascule le jour où il apprend qu’il va être père. Les vies de sa femme, de son beau frère ou même de son meilleur ami ne tardent pas également à s’en trouver modifiées.

Bleeder

Cinéaste du mouvement, Nicolas Winding Refn, commence Bleeder, son deuxième film, par une succession de travelings, dont on comprend vite qu’ils ne peuvent que se télescoper. La difficulté de vivre ensemble, ou plutôt quand le milieu rend la vie ensemble impossible. Refn aime jouer avec sa caméra, à varier les angles et les focales, ses plans sont (quasi) toujours propres, nets et disons le, ils sont beaux.

Tout semble d’un même tenant, la caméra est au plus près des personnages et de l’action, tout le monde appartient à la même histoire, on se tutoie, on fréquente les mêmes lieux exiguës. Cette recherche de véracité, de réalité, que voulait tant Mann pour son Public Enemies, Refn la trouve en en fabriquant une; le secret est là, ne pas imiter (la vie) mais toujours la créer. Les transitions sont du même acabit, il y a une véritable maîtrise de la rupture de rythme et de ton, de l’utilisation des silences. Les personnages sont des écorchés vifs, les transitions se feront donc au couteau. A noter l’excellente prestation du trop rare Kim Bodnia.

On est loin ici des films de fils à papa français, ce genre bourgeois qui ne sait parler qu’à sa caste, cet instrument grégaire ségrégationniste qui tire tout le monde vers le bas. Si Bleeder par certains côtés et par son scénario fait penser à un film mineur, il a déjà (presque) tout d’un grand.

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Filmo INDISPENSABLE  :

- La trilogie Pusher (1996, 2004, 2005)







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