Cypher

20112011

Morgan Sullivan n’aime pas la vie qu’il mène. Il se décide à changer de vie, il intègre Digicorp, une étrange société spécialisée dans le renseignement industriel. Sa nouvelle fonction est autrement plus excitante : il doit espionner, s’infiltrer chez la concurrence, saisir des informations stratégiques et les rapporter à son patron, Finster.

Cypher

Pauvre cinéma SF, pauvre Vincezo Natali, pauvres lecteurs de FV. J’aurais du être vacciné par son négligeable Splice, il n’en est rien. On en arrive tous là un jour, on regarde un film sans en connaitre le réalisateur, sur la confiance faitre à une bande annonce qui vous prédit le meilleur film de SF depuis longtemps, sur l’hypothèse de voir Lucy Liu se dénuder, sur pas grand chose en fait, on plonge.

Cypher, c’est un film fauché (7,5 M de $), et ça se ressent un peu partout. A commencer par des FX qui ne peuvent définitivement être plus cheap. Et il y a des genres où le cheap, ça fait tache, la SF en est un. Autre point à vous en faire pleurer une fermière bretonne en plein hivers devant sa cheminée et amour, gloire et beauté, c’est la qualité des scénarios de Natali. On peut leur reconnaitre la ruse, celle de camouffler une certaine incompétence à faire simple et efficace. La seule simplicité qu’on y trouvera c’est celle de la naiveté de l’idiotie. Pour rappel, faire un scénario alambiqué, ne fait pas de vous un grand scénariste. Tout au mieux cela ébahira la foule des badauds goinfrés au pop corn et élevés à la TV publique. On a trop tendance à l’oublier cela.

La débrouillardise de son film en forme de cube, ne marche plus ici. Il y a des schémas qui ne se répètent pas à l’infini, et c’est heureusement le cas. On en viendrait presque à rire, tant certaines scènes sont drolissimes de kistch et de lieux communs (le film en est rempli – cf dernière scène avec hélicoptère). Rajoutez à cela des dialogues très faibles, une Lucy Liu toujours aussi expressive …

Ce recyclage n’apporte donc rien de particulier, cela paraissait sympathique, il a probablement été fait avec les meilleures intentions, mais cela devient ennuyeux, pire, on regarde des défauts avant de regarder un film. Et dire qu’à une époque pas si lointaine, on comptait sur lui pour relancer le genre…

Cypher est le bon exemple d’esbroufe à l’état brut. Comme quoi le monde du cinéma peut largement se suffire de surenchères visuelles (waow des filtres) et scénaristiques. De nos jours, un thème vaguement Orwellien a vite fait de vous cataloguer cinéaste de SF iconoclaste.

Triste monde.

valeurdchue.bmp







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook