La piel que habito

22082011

Robert Ledgard est un chirurgien dont la femme a été brûlée vive victime lors d’un accident de voiture. Durant douze années, il tente de créer une peau qui aurait pu sauver son épouse. Mais, comme tout scientifique, le docteur Ledgard a besoin d’un cobaye …

la piel que habito

La météo a ses saisons et ses vieilles ritournelles ( »ya plus saison ma brave dame »), le cinéma est lui aussi rythmé par les sorties régulières de certains de ses  »grands » maîtres. Et c’est donc, de façon tout aussi régulière, que fleurissent certains marronniers. A la manière d’un Wooddy Allen qui sort un film par an, Almodovar n’échappe pas à la règle. La même rengaine encore et encore. Non pas que ce cinéma ne se renouvelle pas, mais plutôt qu’à chaque recherche, on y voit toujours la même chose. Je vous épargnerai donc de vous parler d’un cinéma charnel, d’un passé toujours prêt à refaire surface ou d’une Espagne en pleine évolution. Non, ces conneries là on les laisse pour le journal de france2.

Almodovar fait du Almodovar, pas la peine d’en faire des caisses. La question est plutôt de savoir si l’on va y trouver son compte, si l’histoire est prenante, si l’actrice est jolie (ET c’est le cas), ou encore comment se place ce film dans l’oeuvre du cinéaste, bon, mauvais cru …

A première vue, et il n’y a pas de raisons que cela change, la mécanique est toujours aussi précise. A la manière d’un Allen ou d’un Polanski, la construction est solide. Aussi invraisemblable qu’il soit, le film dispose d’une structure bien pensée. Ce qui pêche, c’est cette désagréable impression d’être dans une série Z de luxe. Ou quand Frankenstein ressemble plus à Réanimator, le comique en moins. Car ce film n’est pas le plus  »marrant » du réalisateur. La folie des débuts n’est plus là. Et puis, que l’on ne nous fasse pas dire que cette histoire n’est pas capilotractée. On serait dans du roman de gare que cela ne serait guère différent. Une overdose de rebondissements aussi inutiles qu’assommants. La mère et la fille disparue, le fils caché, le changement de sexe… Comment dit-on  »trop c’est trop » en espagnol ?

De manière générale, dommage qu’il ne se concentre pas plus son attention sur les personnages. Celui de Vera (on en a une légère esquisse à la fin) méritait quelques approfondissements. L’écueil du syndrome de Stockholm est évité, j’aurai tendance à dire heureusement, car là on aura vraiment eu du mal à suivre

Bref, un Almodovar plus sombre, moins funki et à l’image des questions bioéthiques qu’il soulève, moins humanisés que les précédents. Le côté fantastique, qu’il ne maîtrise pas totalement (mais on ne va pas voir un de ses films pour cela), a peut-être pris le pas sur le reste. Allez savoir…

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