Mr Nobody

6072010

2092, Mr Nobody est le dernier mortel sur terre et à la veille de sa mort, il se remémore ses différentes vies.

Mr Nobody

Pfff, il faut du temps pour le digérer celui-là. Entre la durée (2h15), le nombre de plans, les différentes histoires … le film a de quoi dérouter (dans notre univers ultra-conformiste, on ne va pas lui reprocher). Et dans un premier temps on sent bien qu’il s’agit là d’une volonté du réalisateur. Dans un premier temps seulement.

Extrêmement travaillé du point de vu technique, ce film à la post-prod qu’on imagine monstrueuse, en fait pourtant parfois trop. Perdu dans l’engrenage de la démesure, le réalisateur semble ne pas avoir réussi à s’arrêter et tout finit par se mélanger, le bon et le nettement moins bon. A de nombreux moments, l’impression désagréable de se retrouver face à des publicités pour parfums et jeans pour adolescents est palpable. A trop décrire des vies différentes, on tombe dans les clichés. Et pourtant le film est assez agréable à regarder, les images sont belles (pas forcément toujours intéressantes) et Jaco Von Dormael se fait un plaisir à perdre le spectateur, à le goinfrer de références et de détails. Sur ce point la chose paraît claire, le réalisateur se fait plaisir.

Reste l’atout principal du film, le thème sur lequel il s’appuie : LE CHOIX ET SES CONSÉQUENCES. Thème forcément intéressant, évidement visuel (nécessitait-il toute cette débauche, là c’est moins certain).  La marche du temps est irréversible, mais qu’adviendrait-il d’une modification spatio-temporelle, de la présence d’une dimension supplémentaire, d’un monde supplémentaire, qu’adviendrait-il si cet enfant de 8 ans en face de ce choix cornélien s’imaginait les vies qui se présenteraient à lui ? Le mystère plane …

… mais ne dure pas, Jaco Van Dormael se décide finalement à tout clarifier (à moins que cela ne soit la volonté de producteurs et de distributeurs affolés que de rendre cette histoire plus compréhensible au grand public – il ne s’agit évidemment là que d’une hypothèse complotiste farfelue). Dans un film sur le choix, Jaco a fait le sien, ne laisser planer aucune ambiguïté. Vous ne comprenez pas le film ? Ne vous inquiétez pas les clefs vous seront données à la fin, charge à vous et en contre partie, de rendre la part de poésie que vous aviez réussi à capter. Le deal est simple : clef contre poésie. Un mauvais choix.

valeurdevenir.bmp







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