A la dérive

20012010

Lors d’une croisière entre la Grèce et l’Italie, une bourgeoise n’a de cesse de s’en prendre au personnel de bord. Malheureusement pour elle (et pour le spectateur) suite à une avarie d’un canot pneumatique, elle se retrouve coincée sur une île déserte avec le matelot qu’elle n’arrêtait pas de brocarder.

A la dérive

Lorsqu’on annonce le plus mauvais film de la filmographie d’un réalisateur, mauvais lui même, ça suscite l’intérèt et la curiosité, c’est le moins qu’on puisse dire. Difficile de passer sous silence plus longtemps ce monument du 7eme art qu’est A la Dérive.

A la fin du film (même si pour être tout à fait honnête la question se pose également au bout de 30 secondes) on se pose la question de savoir si l’intention de Ritchie était d’en faire un drame, une comédie ou une histoire d’amour ? Un mélange peut-être ? Mais là n’est pas le problème, le problème est de comprendre par quel mécanisme et quelle maîtrise de métronome, Ritchie arrive-t-il à tout faire échouer. Le film n’est évidemment pas drôle, la romance est aussi crédible qu’une mauvaise série vénézuelienne, pour ce qui est du drame, cela flirte plus du côté série allemande, tant du côté du scénario que de l’imagerie indigne d’un bon Derrick.

On pourrait pointer du doigt (encore qu’il en faudrait beaucoup pour retranscrire la réalité) cette philosophie de comptoir, ces dialogues nauséeux, ou cette misogynie dont on ne sait pas si elle est dénoncée ou encensée. En vain. Ce film est donc bien la catastrophe annoncée et le public pour une fois ne s’y est pas trompé. La Plage de son compatriote Danny Boyle passerait à côté pour être du Spinoza.

La beauferie dans laquelle se vautre Ritchie laisse perplexe quand à la vision qu’il peut avoir de la vie, du cinéma, du monde, des êtres humains, de l’argent … Le seul but à y réfléchir de plus près, c’est sûrement de montrer que sa femme de l’époque n’était pas si mal fichue pour son âge. Pour que cela marche encore aurait-il fallu ne pas la filmer comme une p…

faussesvaleurs.bmp

 

PS. Le lecteur attentif aura remarqué qu’il s’agit de la 3ème critique d’une « oeuvre » de Ritchie en moins d’une semaine, il sera donc particulièrement compréhensif quand à l’état de déprime morale et physique que cette charge de travail impose.







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