Edmond

26062011

Edmond est un quadra sans histoire. Une voyante le prévient un jour : « Vous n’êtes pas à votre place. » Et si c’était vrai ? et si une vie nouvelle l’attendait loin de son confort bourgeois ?
C’est décidé : Edmond fait le grand saut et quitte sa femme en lui déclarant froidement qu’il ne l’aime plus. Se sentant enfin libre, il plonge dans l’inconnu : il erre dans les quartiers mal famés de la ville et découvre le marché du sexe…

Edmond

On avait récemment parlé du très regardable Stuck de Stuart Gordon, en passant sous silence (qui mérite 100 coup de fouets), un film au moins aussi important, si ce n’est plus, Edmond. Le mixe improbable de American Beauty et de After Hours. On y va fort sur les références, isn’t it ? Ou pour faire plus simple, la nuit de merde d’un type qui pète les plombs, se réveille dans sa vie et décide de passer à tout autre chose. Et quand le mec en question, c’est William H. Macy, le mixe (encore un !) entre Droopy et Ned Flanders, ça a encore plus de gueule. Le mec malheureux et accablé de toute part, on l’imagine sans peine.

Gordon, c’est un réalisateur de films fauchés, souvent mal compris, et qui, que l’on soit d’accord ou non avec ce qu’il dit, ont pourtant tant à dire. Tout le film part d’une phrase, non pas celle de la voyante, mais celle prononcée par Edmond lui même, telle une révélation : Derrière chaque peur se cache un désir. Tout tourne donc autour de cela. La peur étouffe tout, créé la frustration, vous cantonne à un rôle dont on ne sort quasiment jamais. Edmond lui y arrive, mais à quel prix ? Est-il gagnant ? La fin du film, c’est à n’en pas douter, ne pourra pas ne pas vous interloquer.

Dans ce monde mercantile, où les zombies ne sont plus là (à moins qu’il ne s’agisse de ceux d’Invasion LA), la menace humaine est présente à chaque coin de rue. Le désir aussi. Gordon réussit à faire évoluer son cinéma tout en gardant finalement cette volonté d’effrayer et de choquer. Un propos est venu s’y joindre et on ne va pas bouder notre plaisir. De toute façon c’est bien connu, ce qui est le plus effrayant ce n’est pas la fiction, mais bien la réalité. En comprenant cela Gordon a réussi sa métamorphose. Il est passé à l’age adulte diraient certains.

A voir.

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