Four Rooms

14102009

Ted est le groom d’un grand hôtel, le jour du réveillon il a à faire à 4 chambres (d’où les 4 histoires vous comprenez ?) pour le moins délirantes.

Four Rooms

Un projet qui allie Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, Bruce Willis, Madonna, Tim Roth, Lilli Taylor, Antonio Banderas, Salma Hayek … ça vous tente ? Étrangement méconnu « ce film » est pourtant composé de 2 pépites que sont les films de Quentin et de Robert. 12 ans avant le ludique Grindhouse, les 2 comparses avaient déjà décidé de régaler et de réjouir les spectateurs.

Une idée bête comme chou, un groom se balade de chambre en chambre et est en prise avec divers situations, un film composé de 4 huis clos, 4 savoirs-faire différents, le tout lié par le très bon Tim Roth, à qui l’on offre un rôle Bigger Than Life pour lequel il s’en sort affreusement …. bien. On ne peut même pas arguer qu’il en fait trop car ceux sont le rôles et le genre qui veulent ça, sur ce point ça reste cohérent. Et que dire de ça merveilleuse grimace !

Le court métrage de Rodriguez est probablement le meilleur des quatre. Par un montage dont il a le secret (à la fois rapide et efficace), par une « finesse » qui sied à merveille au genre parodique, par des gamins terribles qui savent jouer (ça on ne connaît pas en France) et par le grâce de Señor Banderas, ce court ne fait qu’aller crescendo, les gosses enchaînent les transgressions infantiles pendant que nous nous délectons de ces régressions. Un pur moment de bonheur, peut-être le meilleur Rodriguez à ce jour.

Le court de Quentin est lui plus instinctif, composé quasi exclusivement de 2/3 très longs plans séquences, il voit des acteurs (Bruce Willis non crédité) en roue libre, sans être chiants. Un film qui ressemble à une bouteille de Champagne que l’on secoue. Le produit est bon, on sait qu’il va se passer quelque chose, que ça va péter, et plus cela dure plus c’est long et plus on se sent hypnotisé, captivé à attendre l’explosion, le dénouement. Toute les forces et faiblesses de Tarantino se trouvent résumées dans cette vingtaine de minutes : captiver en racontant le vide, un exercice délicat et à double tranchant. Mais cette fois-ci c’est du bon côté.

vraivaleur.bmp







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