Une balle dans la tête

13032009

Hong Kong, 1967. Ben, Franck et Paul, sont trois amis d’enfance, inséparables, prêt à tuer pour s’entraider. Mais à la suite d’un règlement de compte qui tourne mal, ils décident de fuir, et prennent la direction du Vietnam, où ils découvrent une situation bien pire qu’ils ne pensaient.

Une Balle dans la Tête

A la manière d’un Guillermo Del Toro (Echine du Diable, Le Labyrinthe de Pan) ou d’un Tsui Hark (Il était une fois en Chine) qui mélangent fantastique et franquisme pour l’un et kung fu et impérialisme européen pour l’autre, John Woo traîte de la Guerre du Vietnam et de la situation à Hong Kong en 1967 (allusion au char de Tian’anmen), par le biais du film d’action. 

Souvent comparé à Voyage au bout de l’enfer (difficile de ne pas y penser en le regardant), certains le trouvent même meilleur et le considère comme le film le plus abouti de J.Woo. Cette réputation est-elle usurpée ?

Du point de vu de la thématique, c’est sûrement en effet le film le plus riche de son auteur, amitié, trahison, idéaux brisés (l’un veut quitter HK, l’autre veut se faire du fric et le dernier se met dans la tête d’aider la populations), le tout, comme je le disais précédemment, dans un contexte historique riche et qui ne peut que grandir le film et lui donner un autre statut que celui de film d’action.

Mais justement ce qu’on aime (ou qu’on déteste c’est selon) chez John Woo, c’est l’ACTION, avec les gunfights qui vont avec, on aime le John Woo de The Killer ou du Syndicat du Crime, un peu plus que celui qui nous serre, des bons sentiments assez naïfs, du kitsch à la brouette, une musique insupportable, des scènes culcul au possible et un montage non exempt de tout reproche. Je noircis un peu le tableau encore une fois, mais on attend toujours plus des grands réalisateurs. Ce film vous l’aurez compris, ne remplit pas toutes les attentes placées en lui, et confirme la sur-évaluation de certains réalisateurs étrangers. Un bon film certes, mais pas le film espéré.

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Avec ce film John Woo son boucler la boucle Hong Kongaise, et même s’il ne s’agit pas de son dernier film, là bas, on sent déjà poindre (avec l’intro sur « I’m a believer ») son intention de rejoindre les USA; où paradoxalement il n’a pour le moment réussi qu’un bon film : Volte Face.

Filmo contexte historique conseillée :

- LEmpire du soleil – Spielberg – 1987

- Il était une fois en Chine- Tsui Hark – 1991

- L’échine du diable- Guillermo Del Toro – 2002

 







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