Black Swan

4012011

Nina est danseuse de ballet. Pour le rôle titre du Lac des Cygnes son metteur en scène attend pourtant plus d’elle. Elle doit chercher au fond d’elle le côté obscur du cygne.

Black Swan

Pourquoi un tel talent ? Pourquoi tant de beauté ? Pourquoi le monde entier n’est il pas amoureux de Nathalie Portman ? Pourquoi et comment un film sur le ballet peut-il être intéressant ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi … On devrait être habitué car il nous avait fait le coup l’an dernier, mais les films de Darren Aronofsky du début d’année et bien on adore. Il m’aura fallu pourtant plusieurs jours avant d’arriver à écrire quelque chose. Non pas qu’il n’y ait rien à dire – comme dans la majorité des films qui sortent et que l’on regarde – mais bien au contraire, chaque aspect du film mériterait un article à part entière. Les réfractaires au cinéma de DA (ça doit bien exister) en font des cauchemars d’avance.

Comme souvent dans ses films, des personnages torturés sont au centre de l’histoire. Rapports filiaux compliqués, attrait pour l’interdit, nécessité de transgression… Tout n’est que destin que ces personnages devront affronter/subir. Le ring, la drogue, la danse, même combat. Dans un premier temps, et comparée à un Wrestler, la portée peut paraitre moindre, la société a disparu, on se concentre un peu plus – dans la mesure ou c’est possible – sur l’humain. Mais contrairement à Requiem et finalement plus dans la veine d’un Wrestler, l’histoire est centrée sur un seul personnage, celui de Nina Sayers, remarquablement interprété par une Nathalie Portman qui devrait recevoir quelques statuettes pour cette prestation très habitée. Un seul personnage et c’est finalement tant mieux. La caméra est scotchée à NP, on vit, on respire (mal), on danse, on souffre avec elle. Dire que ce personnage suscite l’empathie est un doux euphémisme, et c’est surement une des raisons (jouons au nostradamus) au futur succès du film.

La première partie est extraordinaire, des les premières images on sent poindre le talent. Séduire et émouvoir sur une histoire aussi simple, c’est peut être ça le talent (bis). Quand en plus on a l’occasion de se laisser porter par la bande originale dirigée par Clint Mansell, on se dit que Darren A. est un metteur en image hors-pair et un dramaturge de grand talent (ter); comme il y en a peu, ou pas, dans sa génération. Voir ce film cela vous réconcilie avec les jolies plans, avec la beauté en général et le cinéma en particulier. Que diront les mauvaises langues ? Que c’est exagérément sophistiqué ? Bullshit !

J’émettrai juste une réserve quant à la mutation physique et ces phénomènes psycho/schyzo qui l’entourent. Certes cela choque, certes ils sont bien faits dans l’ensemble, mais il y avait là surement matière à signifier avec plus de finesse. C’est très court, 4 ou 5 plans tout au plus, 15 secondes maximum, c’est un choix, je comprends bien, une façon de facilité la compréhension, mais ces plans sont en trop. On est là à la limite entre la meilleur série B de l’histoire ou un futur grand classique…

Qu’importe. La beauté des images, la fluidité de la caméra, cette musique enivrante et l’interprétation de Portman (quelles extraordinaires nuances de voix!!!) font que malgré tous les défauts qu’on voudra bien lui trouver, Black Swan sera assurément parmi les meilleurs films de cette nouvelle année.

vraivaleur.bmp







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