Angel-A

23102009

Un homme acculé de dettes tente de se suicider. Mais une femme danoise habillée en pute, un ange en fait (d’où le titre, malin non?) l’en dissuade. A la fin il est heureux et amoureux.

Angel-A

C’est marrant cette histoire me dit quelque chose, serait-il possible qu’il soit inspiré d’un autre film ? De La vie est belle de Franck Capra ? Non, ça doit être un énorme malentendu, et puis rendre hommage ce n’est pas copier. De toute façon, le public qui aimera Angel-A ne connaîtra pas La Vie est Belle, et le public de La vie est belle lui il aime le cinéma, donc il n’ira jamais voir ce genre de film. Le quiproquo est levé, parlons un peu du film.

Filmé avec un magnifique NB, Paris n’a jamais été aussi belle que sous la caméra de Luc. Bon je m’arrête là après je ne serais plus crédible, pour dire vrai mais tout le monde l’a vu c’est un Paris de carte postale que Luc nous montre, digne des pubs merdiques qu’on nous impose à longueur de journée. Un Paris vidé de ses parisiens est il plus beau ? Jeunet avait essayé de le magnifier en faisant l’opposé, certaines critiques lui étaient tombées dessus, peut être existe-t-il un juste milieu ?

Dans tous les cas Luc lui vit dans le monde des Bisounours, c’est un bon gars Luc, il veut voir des jolies choses, des histoires heureuses, il veut rire Luc. Alors c’est sûr pour accepter ça faut passer par l’humour lourd et vraiment pas prévisible du tout (« tiens si on faisait une ellipse »), les faux raccords (dès le début du film), les persos caricaturaux (marque de fabrique LB, represent) et des dialogues d’une nullité absolue. Autant la qualité visuelle de ses films est une de ses armes maîtresses (qu’on peut critiquer sur le fond, beaucoup moins sur la forme), autant les dialogues sont vraiment mauvais et n’aident pas Jamel à se sortir de ce marasme. Heureusement que Jamel est là d’ailleurs car la présence de Rasmussen, dont ne comprend pas la moitié de ce qu’elle raconte, est exaspérante au possible. A tel point qu’on ne sait plus si c’est le personnage ou l’actrice.

A la question, peut on faire un film avec une pute, un Paris de papier glacé et une philosophie de pacotille ? La réponse est oui. Luc Besson est très certainement pétri de bonnes intentions, le bonhomme est, j’ai tendance à le croire (le film ne parle-t-il pas de lui d’ailleurs?), sympathique et volontaire, mais devant cette naiveté confondante on ne peut que dire NON devant un tel film.

faussesvaleurs.bmp

 

Bonus DVD – Les phrases cultes :

« J’ai pas envie de baiser, j’ai envie de te faire l’amour »

« Si tu ne t’aimes pas comment veux tu que les autres t’aiment »

 

Questions Bonus DVD :

1- Pourquoi cette ange parle de temps à autre en Anglais ?

2- Pourquoi cette ange qui parle toutes les langues du monde ne parle-t-elle pas mieux français ? Pourquoi ne comprend on pas la moitié de ce qu’elle raconte ?

 

Filmo Besson Conseillée (cad sans dialogues ou presque) :

- Subway, 1985

- Le Grand Bleu, 1988







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