The Cell

9012010

Catherine travaille sur un programme qui lui permet de se connecter et de voyager à l’intérieur des esprits de personnes inconscientes ou dans le coma. La technique n’est pas encore éprouvée pourtant le FBI fait appel à elle pour qu’elle les aide à retrouver la victime d’un serial killer.

The Cell

Après la claque que fut The Fall, je dois bien l’avouer j’ai ravalé ma fierté et mes idées reçues pour me pencher sur un film que je me souviens avoir écarté du revers de la main, il y a de cela maintenant 10 ans, le précédent film de Tarsem Singh : The Cell. Si les enregistrements sonores de l’époque fonctionnent encore on doit pouvoir m’entendre dire : « Indien, JLo, Hollywood, science fiction ? Pfffff ». Erreur, grave erreur !

Coupons court au point faible du film, qui par ailleurs, et sans lui chercher d’alibi, était la mode de l’époque (et oui c’était il y a 10 ans!), la mode du clipesque, du m’as tu vu, du je suis réalisateur sur MTV alors pourquoi pas au cinéma, bref la mode de l’esbroufe visuelle, tape à l’oeil et régressive dont se rendra rapidement compta de l’indigestibilité. Le film a par moment cette fâcheuse tendance qui, le temps  et le mauvais goût ayant fait leurs oeuvres, parait moins choquante aujourd’hui.

Car pour ce qui est du reste, la partition musicale est confiée à Howard Shore, autant dire du grand art, les dialogues sans être excellents, ne sont jamais mauvais ou de trop, et c’est suffisamment rare pour le souligner et pour en faire un point fort du film. La trame scénaristique a la bonne idée, les bonnes idées, de croiser rapidement les histoires de JLo et de Vince Vaughn, et donc de sceller rapidement le sort du serial killer pour mieux relancer l’intérêt du film : ce voyage aux confins de l’âme – domaine dans lequel, on s’en rend compte après coup avec The Fall, le réalisateur est suffisamment à l’aise pour donner le meilleur de lui même.

Cette grosse prod. sorte de Silence des Agneaux 2, est visuelle, l’habillage musical est excellent, l’histoire par moment totalement flippante. Une bonne redécouverte.

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PS. Outre l’aspect clipesque, deux autres éléments modifie la vision que l’on peut aujourd’hui avoir de ce film par rapport à celle d’il y a 10 ans. La première concerne certains effets visuels qui étaient plus rares  que choquants pour ce type de grosse machine, alors que comparé à Saw et Cie, on se rend bien compte que des limites ont été dépassées et pas forcément dans le bon sens. La seconde concerne cette fin que je qualifierai de classique, sans twist, sans véritable happy end, on voit bien que JLo et Vaugnh hésite à s’embrasser mais non, la sobriété l’emporte. En y repensant c’est rare et plutôt classe.

 







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