Toy Story 3

27062010

Rappelons tout de même, pour les quelques moines errants qui tomberaient au hasard d’un cyber café sur cette critique, le concept ravageur de toy story: En fait, les jouets ont une conscience. Quand on a fini de jouer avec eux, ils se parlent entre eux. Ils vivent leur vie de jouet.

toy story 3

Toy story un et deux sont des petits chef d’oeuvres. Le premier, comme Shrek, est un sommet d’efficacité. L’idée de départ est puissante et bien mise en valeur. Le deux, comme Shrek encore – et comme tout bon deux – va plus loin. Le final est épique. Le tout est inventif, drôle, frais, rythmé ; bref, c’est génial.

Le trois maintenant. Le scénario : Andy part à la fac, il doit libérer sa chambre. On fait quoi des jouets? demande la maman. On les met au grenier? On les jette? On les file à un centre aéré ? Sur un malentendu (aïe, scénaristiquement, ça fait mal de dire ça), on les file au centre aéré. Là bas, notre bande de jouets bien aimée se fait matraiter par des enfants en bas âge sur-excités le jour, et la nuit ils sont brimés par d’autres jouets, leaders d’une mini société totalitaire dont il va falloir s’échapper pour retrouver le grenier d’Andy.

Changement majeur par rapport aux deux premiers toy story donc : le véritable coeur du scénario – qui tarde à démarrer – ne s’articule pas autour de problèmes que seuls des jouets conscients pourraient rencontrer ; c’est au contraire une histoire bien humaine, interprêtée par des jouets, qui nous ait contée. Aïe, la aussi ça fait mal. Qu’on se reconnaisse, nous humains, dans des problèmes de jouets, c’est une chose, une très bonne chose. Qu’on fasse jouer une histoire d’humains par des peluches et des joujoux en plastique c’en est une autre, beaucoup moins bonne ; c’est en fait exactement l’idée dont s’affranchit toy story à la base. Tous les défauts du film partent de là. Inutile de rentrer dans le détail, cette mauvaise base corrompt tout: humour, fraîcheur, concept et rythme.

Les bonnes choses tout de même : une ouverture canon, qui n’est pas sans rappeler celle de Volt. Là, l’image de synthèse prend tout son sens. On comprend que les jouets vivent réellement les histoires qu’on leur fait jouer dans nos chambres, ce qu’on ne savait pas avant (peut être aurait il fallu baser l’histoire sur ça d’ailleurs). Et puis c’est tout en fait ; le reste, c’est du réchauffé. Woody aime Andy, on a compris. On nous refait le coup de buzz l’éclair qui n’a pas conscience d’être un jouet. Prison, évasion, on a déjà vu ça mille fois. Les nouveaux persos ne surprennent pas ; on est très loin du génie comique du pingouin dépressif du deux, ou des martiens du un. Ce n’est pas tant andy qui délaisse ses jouets et oublie leur magie que les studios eux mêmes. John Lasseter n’est plus aux commandes et ça se sent. Le trois est une déception. Comme Shrek.

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