Polyester

6072009

Avec une fille nymphomane, un fils fétichiste des pieds, un mari pornographe qui la traite comme une moins que rien, la vie de Francine n’est pas tous les jours roses. La rencontre de Todd Tomorrow changera-t-elle sa vie ?

Polyester Waters

Apôtre du mauvais goût (comprendre toutes les règles du bon gout et du cinéma en général mises en négatif), statut qu’il assume et dont il gratifie les plus « déviants » d’entre nous, John Waters a déjà une sérieuse réputation à la sortie de Polyester en 1984. Pink Flamingos et Divine (sa mu-muse) sont passés par là.

Si Polyester est si important pour mériter un post sur cet honorable blog (on est jamais mieux flatté que par soi même), c’est qu’il marque déjà, ou presque, la fin d’une époque. C’est l’avant dernier film qu’il fera avec Divine (le dernier étant Hairspray) et c’est un peu la fin de l’amateurisme joyeux et bordélique, la fin des images crados. Les acteurs jouent mal mais en mieux, l’histoire à 2-3 éléments prêts (et ce sont eux que l’ont apprécie) tient la route, les dialogues sont plus travaillés et vont vers le sarcastique, l’ensemble fait preuve de cohérence, cohérence dans le chaos évidemment.

Si l’on excepte le côté amusant mais gadget de l’odorama (une première mondiale !), on est pas loin d’assister à l’oeuvre la plus réussie, et donc la moins reconnue, de son auteur. Comme une recette de cuisine dont on trouve l’exact dosage des ingrédients. Le bon mix entre amateurisme et anti-conformisme du début, et une certaine normalisation (j’exagère un peu) qui arriva plus par la suite.

L’histoire est folle, tous les thèmes y sont abordés, de la pornographie, à la religion, à  l’adoption ou aux addictions aussi diverses soient-elles. Tout y passe à la moulinette. La famille américaine moyenne et son American Way of Shit en prend évidemment pour son grade. Un film qui vous permettra de mieux appréhender sa filmographie antérieure avec sa galerie de personnages tous plus hauts en couleurs les uns que les autres (Bobo, Edith Massey alias Miss Cuddles…).

Hilarant et malheureusement unique.

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N.B. La version française aussi mauvaise soit-elle, est en parfaite adéquation avec le film.

 

Filmo John Waters conseillée :

- Pink Flamingos, le film dont vous pourrez vous targuer de dire « je l’ai vu ».

- Serial Mother, 1994 avec une Kathleen Turner très inspirée.

 

 







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