Bug
14082009Entre un job miteux, ses addictions à diverses drogues et un ex-mari qui tout juste sorti de taule commence à la harceler, Agnes a une vie des plus glauque. Sa rencontre avec Peter, un étrange et singulier personnage va-t-elle lui permettre de retrouver un peu de sérénité ?

Ce film nous prouve une chose, c’est qu’il ne faut jamais enterrer un grand réalisateur. Alors qu’il sortait d’une longue traversée du désert, Bug marque son retour aux affaires. Peut-être un bon signe pour certains (ici).
Friedkin montre qu’il est toujours possible de faire du bon cinéma, avec un huis-clos, 4/5 persos, sans être obligé de suivre les carcans de la mode hollywoodienne. Car c’est bien là la force du métrage, de ne jamais se laisser enfermer, de ne pas succomber aux sirènes du film à twist (ce revirement final dont certains oublient de construire un film autour), et de laisser toujours planer le doute. Folie ? Complot ? La réponse semble évidente mais à la manière d’un goût qui reste dans la bouche et que l’on n’est pas certain d’identifier, ici un doute subsiste. Ce qui donne indéniablement de l’intérêt au film avant et après sa vision. Friedkin a parfaitement compris cela en construisant ce cauchemar éveillé qui scène après scène prend de l’ampleur, jusqu’à, assez théâtralement, finir en tragédie.
Le film débute par de nombreux zoom annonciateurs de la promiscuité futur, les gros plans ou le montage nerveux quand à eux ne font qu’accentuer l’inéluctabilité du malaise. Un mot sur la prestation hallucinée d’Ashley Judd (en VO of course) : elle est juste PARFAITE.
En résumé, un film d’amour qui nous montre jusqu’où le manque, le besoin d’amour peut pousser. Sans parti pris encore une fois et c’est tant mieux. A voir.

Filmo Friedkin :
- French Connection, 1971
- L’exorciste, 1973
- Police Fédérale LA, 1985
Catégories : Bug, FILMS



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