Winter’s bone

24032011

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit avec son frère, sa soeur et sa mère dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison et disparaît sans laisser de traces, elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête : sauver sa famille. A tout prix.

Winter's bone

Evidemment, on ne pourra pas s’empêcher de dire un mot sur Jennifer Lawrence. Il y a du talent c’est certain, on entendra reparler d’elle c’est quasi certain, elle est assez mignonne c’est presque quasi-certain. Bref tout est tellement huilé comme du papier à musique (expression made in Venezuela) qu’on se demande où est la fraîcheur, et qui sont les concepteurs, les généticiens de cette jeune et pauvre enfant. Un peu comme les mioches qu’on fait jouer au tennis à 2 ans, il s’agit là d’un ersatz stéréotypé de personnages sundanciens. Un objet de paluchage et de pleurnicherie programmé et marketé. Mais rassurez-vous, ça reste pro, la technique est là, les acteurs savent jouer (John Hawkes en tête)… il manque juste un peu de magie, car celle qu’on nous propose est naturellement factice. Ou comment faire le cinéma du cinéma. Une bien belle idée tordue.

L’histoire est misérabiliste à souhait et les chaumières américaines en pleurent encore. Le personnage fragile et fort à la fois, ça plait au spectateur surement qu’en temps de crise … non je déconne, on va pas partir sur ce terrain là. Mais comment fait cette jeune enfant ? N’est-elle pas plus adulte que les adultes ? ça ne vole pas très haut et c’est assez facile de dénouement. Un film comme il en existe une palanquée (Fish Tank, Precious, Napoléon Dynamite…), qu’on pourrait aimer si l’on en avait pas vu 100 autres identiques (pas la peine de demande la liste, je l’ai chez moi !) Le cinéma indépendant américain a finalement perdu toute indépendance dès lors qu’on lui a attribué ce nom. J’espère juste à titre personnel ne pas être tombé dans le même travers avec le cinéma coréen.

Bon le film n’est pas totalement à jeter (juste à oublier) car certains passages ne sont pas si ratés, car à moins d’être un monstre on arrive malgré tout à s’apitoyer sur son sort. Et puis le film finit par dégoutter d’aller jamais dans le mid-west, on a fait l’analogie avec Delivrance, il doit surement y avoir quelque chose de ça.

Regardez-le, dites que vous l’avez vu, souvenez vous du nom de Jennifer Lawrence et puis ce sera déjà pas si mal pour la journée.

valeurdevenir.bmp







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