Le Guerrier Silencieux

29062010

Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l’aide d’un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s’échappent, s’embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres. Au cours de leur fuite, ils montent à bord d’un bateau viking, mais le navire, pendant la traversée, se retrouve perdu dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue. Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant, et One-Eye va découvrir ses véritables origines…

Le Guerrier Silencieux

Le titre ne mentait pas, Le Guerrier Silencieux, il y a bel et bien un guerrier et il est bien silencieux, un peu trop même. Après Kubrick (dont on retrouvera des traces pendant toute la carrière de Winding Refn), on a droit ici à Werner Herzog, Le Guerrier Silencieux fait immédiatement penser – comment ne pas le voir – à Aguirre ou la Colère de Dieu : des missionnaires, une terre inconnue et hostile, dieu, des acteurs hors normes Kinski / Mikkelsen. Bref tout ce qu’il faut pour rebuter le spectateur de salle.

Et c’est dommage, quel dommage, Nicolas Winding Refn a un sens de la mise en scène qui est (très) au-dessus de la moyenne. Il n’y a qu’à regarder ses plans qui sont tous d’une beauté inouïe (on pourrait lui reprocher d’être trop esthétisant). Cette façon bien à lui, d’utiliser, de s’inspirer du réel pour mieux le transcender. Les mouvements de caméra ne sont jamais gratuits, ils accompagnent toujours un mouvement, un doute. Les couleurs se répondent avec violence. La technique au service du sens.

Mais (c’était inévitable) le niveau d’austérité de certains films de Werner Herzog est ici dépassé et battu à plate couture. Doit-on crier au génie, ou peut-on accepter de dire que l’oeuvre est trop absconse ? Peut-on dire du mal de quelqu’un dont on pense le plus grand bien ? Peut-être faut-il voir le film comme l’on voit Enter The Void, comme un trip cosmique. Le minimalisme (des dialogues, des moyens, de l’histoire) au service de l’ambition artistique. Certaines scènes ne sont d’ailleurs jamais loin de cette agréable fièvre hypnotique qui fait que l’image agit comme une drogue. C’est beau, c’est souvent bien, c’est fort par moment mais on regrette qu’il ait décidé de se limiter seulement à cela. Le refus de la facilité et du tout-commercial est louable. Le bonhomme nous a montré par le passé qu’il était capable de faire du cinéma grand public de qualité. On ne demande que ça, qu’il y retourne !

vraivaleur.bmpSi vous le voyez comme une oeuvre d’art contemporain

valeurdevenir.bmpSi vous êtes un spectateur lambda qui a payé 8 € sa place et / ou si vous croyez au potentiel du réalisateur de Pusher







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