The Green Hornet

24052011

Brit Reid à la mort de son père, un magnat de la presse, se retrouve riche mais sans but véritable à accomplir. La rencontre avec l’ancien homme à tout faire de son père va lui ouvrir l’esprit, il VEUT devenir un super héros. L’aide de son sidekick, expert en karaté et autres bidouilles dignes de l’agence tout risque, ne sera pas étrangère à la réussite de ce projet.

The Green Hornet

Quoi le site le plus élitiste de la blogosphère, celui qui ose dire des méchancetés sur les belges (sur leur cinéma en fait), ce site qui fait vivre 57 familles rien que par le revenus publicitaires dégagés, ce site, va parler d’un vulgaire film de super héros ! Je vous l’accorde, avec un nom pareil et une affiche du même niveau, je peux vous dire qu’il en fallait de la motivation pour regarder The Green Hornet. Et puis en écoutant Michel Gondry hier à Cannes (personne n’est parfait), je me suis dit qu’un gars comme ça ne pouvait pas totalement raté un film. Il y a trop d’ondes positives pour un plantage total.

The Green Hornet, c’est avant tout un projet extrêmement ambitieux. Ou comment mêler 3D, genre ultra codifié jusqu’à l’overdose stéréotypesque et comédie ? Car ne vous y trompez pas, un inventeur de la trempe de Gondry ne s’aventure pas sur le terrain de la 3D avec pour simple ambition de pouvoir coller l’estampille : IN 3D. Estampille si chère aux yeux mercantilisés des spectateurs. Le film est pensé en 3D et si certains effets peuvent paraitre superflus, il est à parier que c’est plus des films comme celui-ci plutôt que des Avatar qui feront avancer cette technologie des multiples dimensions. Et puis, dans tout ça, la comédie arrive. Car ne vous y trompez-pas (bis), on est en plein dans du small talk seinfeldien mâtiné à la sauce Jud Apatow. Certes avec Seth Rogen aux platines du scénario, on pouvait s’y attendre mais c’est quand même extrêmement agréable de pouvoir rire avec ce genre précis. Certains films s’y étaient essayés comme Defendor, Scott Pilgrim ou le plus sérieux et moins réussi Iron Man. The Greemn Hornet fait la synthèse des points forts de tout ces films, l’ambition de l’un, l’humour et le modernisme de l’autre… pour en faire un film unique.

Certaines scènes, et c’est là le talent, mêlent donc un peu tout ça, on pense à cette mémorable baston dans l’appartement. Les 2 principaux protagonistes commencent à se mettre sur la gueule afin de décider qui est le super héros et qui sera le sidekick. C’est donc à la fois, un pur moment jouissif, un exercice de style (de nombreux autres plans du film sont dans ce cas là – M.G. oblige) et un hommage à ceux qu’il aime. Car le cinéma de M.G. est on ne peut plus référencer. On ne peut en effet s’empêcher de penser à l’inspecteur Clouseau et Kato dans la série des Panthères Roses. Références qui comme il le disait lui même hier lors de la remise de prix, doivent être respectées mais dont il faut aussi  arriver à s’affranchir. A ce jeu là Gondry est très fort, il signe d’ailleurs probablement son meilleur film. Il lance le film de super héros sur une piste jusqu’alors inconnue. Ou comment retourner les contraintes hollywoodiennes en avantage tout en gardant son âme (Nicolas Winding Refn semble entrer dans la même catégorie si l’on en juge aux premières images de Drive).

Ceux qui verront The Green Hornet, verront du cinéma, des acteurs (à l’exception de Cameron Diaz dont on se dit que le rôle aurait pu être tenu par 250 autres actrices sans que cela ne change quoique ce soit au film), de la 3D, et pourront écouter des dialogues ciselés. Bref, un cinéma inventif, réfléchi, marrant et populaire.

Valeur en devenir

 

Clouseau vs Kato :

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