Whatever Works

3072009

Boris est un soit disant génie scientifique, son fait de gloire dont il se vante sans cesse, est d’avoir failli remporter un Nobel. Mais il n’y est pas arrivé, pas plus qu’il n’est arrivé à rester avec sa première femme, ou bien à se défenestrer. Bref, sa vie n’est pas des plus réussie, et cet esprit chagrin et misanthrope doit du jour au lendemain cohabiter avec Melody, une jeune fugueuse écervelée qui finit par s’éprendre de lui. Les situations cocasses complètent la suite de l’histoire.

Whatever Works

C’est toujours difficile de juger un Woody Allen sans tenir compte de  la carrière du bonhomme, sans tenir compte des sous entendus dont on le sait capable, en faisant abstraction de ce qu’il est, ou de ce qu’on le croit être. Pourtant, ici ce n’est pas le cas, la connaissance de Woody et de ses précédents rôles (qu’il a interprété ou non) est indispensable à la bonne compréhension de l’ensemble. Un peu comme l’était Gran Torino, Whatever Works ressemble à une sorte de film testament (à n’en pas douter son prochain projet en prendra le contre pied), un film apaisé où l’auteur semble résolu à distiller de bonnes vibrations. Un petit pied de nez à ses films des 70′.

Le propos du film est assez simple, il se compose en deux mots, Whatever Works (tant que ça marche). La réflexion d’un homme au crépuscule de sa vie, qui se joue et se moque des personnages qu’il a été. Pour cela il grossit le trait au maximum de ce que cela peut être, en faisant jouer le rôle du misanthrope au génial Larry David (Créateur de Seinfeld et surtout créateur et acteur de la série la plus drôle de ces 150 dernières années, Curb Your Enthusiam – Larry et son nombril en français). Quelqu’aient pu être, sa vie, ses vies, VOS vies, vivez les tout simplement !

RAS pour les dialogues, ils sont parfaitement ciselés, et cuisinés aux petits oignons (seule référence culinaire du post). Un mot sur les acteurs, on se demande encore comment Woody et Larry ne s’étaient pas rencontrés plutôt, mais après tout whatever works. Gageons qu’ils tournent rapidement de nombreux films ensemble. Et Mention Spéciale à Evan Rachel Wood, qui en plus d’être une belle et bonne actrice, commence à se forger une filmographie de premier choix (Thirteen, The Wrestler, Whatever Works).

Vous ne rirez pas aux larmes, mais vous sortirez de la salle ce cinéma (ou de votre salon) le coeur léger et comptant d’avoir assisté à cette petite révolution chez Woody Allen.

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