The Wrestler

5022009

Le catcheur Randy « the Ram » (Mickey Rourke) est contraint de mettre fin à sa carrière suite à de graves soucis de santé. Malheureusement pour lui, rien dans sa vie n’arrive à plus à le faire « décoller », l’ersatz de vie qui se présente à lui n’est faite que d’échecs. Jusqu’au jour où un dernier match se propose, un affrontement contre son célèbre  adversaire, l’Ayatollah…

The wrestler rourke

Difficile de ne pas comparer ce film avec Rocky, tant il en est le négatif . Négatif en ce qu’il a de plus sombre. Depuis la sortie de Rocky en 1976, et la parabole de l’homme parti de rien qui tutoie les sommets à force de persévérance et de travail, les temps ont changé. Le travail et la célébrité, les models des années 70-80, ont aboutis sur ce que l’on sait et ce que l’on voit aujourd’hui… Que les allergiques au catch se rassurent, le sujet est ici, profond et touchant, le constat est des plus désabusés. Là où il y avait encore de l’espoir et où Adrien courrait dans les bras de Sly, ici Marisa Tomei disparaît, Rourke sans illusions s’en apperçoit, il n’y a désormais plus d’espoir.

La réalisation est aux petits oignons, Darren Aronofsky (PI, Requiem for a dream, The Fountain) adopte un style épuré – mais non dénué de talent. Il confirme tout le bien que l’on pouvait penser de lui et à l’instar de David Fincher (de Fight Club à Zodiac), semble délaisser les effets de style qu’on pouvait lui reprocher. Lui qui avait été évoqué pour la réalisation des derniers Batman, prouve qu’avec un petit budget et un sujet a priori des plus simples, on peut faire du grand cinéma.

Comment ne pas parler également de la prestation de Mickey Rourke, qui HABITE littéralement le personnage. La comparaison avec l’étalon italien paraît là aussi judicieuse et évidente. Et dire que Nicolas Cage avait été envisagé pour le rôle, je ne préfère même pas imaginer le carnage. Mickey signe là l’une des plus belles prestations, non pas de sa carrière mais du cinéma américain depuis très très longtemps.

Le film se termine sur Bruce Spingsteen, dont les airs mélancoliques collent on ne peut mieux aux dernières images.

Un film humain sur une une société déshumanisée. Un must see.

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