8th Wonderland

25052010

Une communauté d’internautes crée le premier pays virtuel : 8th Wonderland. Devant l’ampleur de la mobilisation mondiale les états se sentent obliger de réagir.

8th wonderland

Je sais pas vous mais cette affiche m’a fait pensé à celle de l’Armée des 12 Singes. J’avais bien aimé le film de Gilliam alors je me suis « pourquoi pas, il doit être bien ce film avec du rouge et du noir ». Et puis on va voir la BA, elle est intrigante, on ne sait pas que le film est français. Et puis ça a l’air de changer et de parler de faits d’actualité (Facebook et autres conneries du genre). Bref, un film dans l’air du temps avec une jolie affiche. Fin de la genèse du pourquoi je suis allé voir ce film.

Le film en lui-même, que donne-t-il ? L’entreprise est séduisante et admettons-le on a envie de la soutenir dès les premières minutes. Ce que l’on veut soutenir, c’est cette débauche d’idées et cette ambition démesurée. Mais trop d’ambition quand on n’en a pas les moyens (ou le talent dans certains cas) ça ne suffit pas. Et force est de constater que la qualité des images et la catastrophique postsynchronisation (cf Amanda Lear ou Nicos) foutent complètement le film en l’air. Ça pique les yeux autant que ça brûle les oreilles. A ce niveau là ça ne fait vraiment pas pro du tout. Et malgré toutes les bonnes intentions du monde (thème intéressant et d’actualité, multiples références, une certaine radicalité parfois) le trop grand nombre de protagonistes et la multitude (d’aussi vastes) sujets à traiter (le SIDA, les médias, la démocratie…) paraissent de trop pour les réalisateurs, qui non content de se compliquer la tâche, rajoutent ici et là des images de synthèses ou des explosions … A tenter le complexe on simplifie à l’extrême le propos.

Pour ne pas trop noircir le tableau, on retiendra les références avancées par les réalisateurs qui font de 8th Wonderland un film épileptique (et à partir d’un certain nombre de clins d’oeil c’est ce que cela devient), chose assez classique lors d’une première réalisation, montrer « qui on est » par le « quoi on aime » (12 monkeys, John Mc Lane, les talk show américains …). Le rajout de touches de cynisme et un encrage dans la réalité des réseaux sociaux, du G8, du Pape… donnent également un certain intérêt à l’ensemble, et laisse penser que faute de poursuivre une ligne directrice  de donner un véritable « message » (mot grossier) à l’ensemble ils ont appréhendé une partie du climat d’une époque.

Au final de bonnes idées, de l’ambition, mais pas de techniques.

 

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