The Box

10022010

Une étrange boite est posée sur le paillasson d’une maison. Un homme passe voir les propriétaires. S’ils appuient sur le bouton, ils gagnent 1 million de $, en contre partie ils tuent une personne qui leur est inconnue.

The Box

Soyons clair, avec ce film Richard Kelly va encore une fois nous empêcher de dormir, de réfléchir ou de faire quoique ce soit d’autre. The Box est un film qui laisse des traces et dont il est impossible de parler à chaud, ni même à froid, le plus simple est de le voir, et puis très certainement de le revoir. En s’éloignant d’un certain bordélisme (Southland Tales) et usant d’un pitch ravageur, attrayant, voyeuriste, Kelly gagne presque son pari avant de l’avoir véritablement tenté. Cet homme comme beaucoup de sa génération (Aronofsky, Winding Refn) a été influencé par Kubrick il en a gardé le goût du mystère (qui y a-t-il de mieux au cinéma ??), de la provocation, d’un certain sens de l’esthétisme et de la mise en scène, et des belles musiques (la musique est à tomber, spécialement la dernière), et des sujet ambitieux, démesurés et aux interprétations multiples. Le cinéma fonctionne par vague, il y a eu la Nouvelle, il y a eu les De Palma, Scorsese, Cooppola, et il y a désormais celle-ci. Espérons juste qu’elle ne fera pas comme ses prédécesseurs, à se fourvoyer à tout va.

Le cinéma de Kelly est tout en provocation, en contre pied, on aurait tendance à croire l’ambiance supérieure au sens, il n’en est rien. Le thème de The Box est probablement de ce qu’il se fait de plus profond et intéressant. Le sujet traité le plus sérieux depuis longtemps, loin des modes, des postures ou des convenances. Le film s’adresse à tout le monde, il nous questionne autant qu’il nous intrigue. On ne comprend pas toujours tout et pourtant on sait exactement de quoi il parle. Plus qu’une simple question d’altruisme, on nous parle de nos modes de vie teinté de mysticisme. C’est flippant mais bigrement captivant.

Je conçois que cette litanie puisse paraître excessive, mais il faut bien reconnaître qu’il y a tout dans ce film. De la peur, de la réflexion, du suspens, de la SF qui apparaît au milieu du film (référence aux monolithes Kubrickiens) qui désarçonne puis disparaît juste avant qu’on puisse le lui reprocher. Ce qui fonctionne autant qui ennuie c’est que Kelly sait où il va. Une sorte de guide touristique qui vous montre les plus beaux endroits du monde, vous prenez des risques, vous ne captez pas toujours la beauté de l’endroit et pourtant vous savez que vous devez le suivre.

Si le fond est profond, la forme n’est pas à délaisser. Dès le début lors de la première incrustation, Kelly déflore la moitié de l’histoire. Ces informations seront tout de suite oubliées par le spectateurs, mais l’atmosphère de complot et de machination, lui reste bien ancrée dans nos mémoires. Idem pour le visage de Franck Langela, qui à lui tout seul justifie le film, apporte le mystère. Son personnage le dit lui même «   Ne laissez pas mon apparence vous effrayer, je ne suis qu’un homme qui a une tâche à accomplir », la moindre ligne de dialogue résonne évidemment sur plusieurs degrés. On parle de 2001, mais ce film n’est il pas le cousin de Eyes Wide Shut ? Arrêtons de nous éterniser, The Box fourmille de détails qu’il serait illusoire de lister, Kelly est un génie de l’art ou de l’escroquerie mais allez voir ce film, aimez le, détestez le, mais voyez le !

vraivaleur.bmp

 







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