Centurion

18012011

Au nord de l’Angleterre, la légion du Général Titus se trouve aux prises avec de terribles ennemis, les pictes. Le carnage semble inévitable.

Centurion

Auteur d’un remarqué Dog Soldiers, puis d’un flippant The Descent, Neil Marshall a vite fait parti des noms de la série B à suivre en ce début de XXI siècle. Son film suivant, Doomsday, a laissé entrevoir un gout immodéré pour les films de genres (Doomsday est en ce sens un patchwork assez bordélique d’à peu près tout ce qui peut exister) et finalement une volonté décomplexée de réhabiliter la série B au cinéma. Le cinéma de Marshall, il saigne (beaucoup), il jure, il n’évite pas certains poncifs, mais il est trop sincère pour qu’on lui en tienne plus rigueur.

En terme de comparaison, et de prime abord, le premier film qui vient à l’esprit est le 300 de Zack Snyder (ils sont de la même génération). Doté d’un sens visuel évident (cf la scène précédent la baston dans la forêt), il tombe parfois dans la facilité, voir le mauvais gout pour nous sortir des plans plus  »blockbusters hollywoodiens », des choses plus tape à l’oeil en somme. Comme Snyder le dosage n’est pas toujours réussi. Mais ses films sont ainsi faits, pour les apprécier il faut savoir passer outre, accepter certains défauts qui ne sont souvent qu’une preuve de sincérité, une certaine idée du cinéma. Par certains côtés, on pense à John Carpenter.

Pour en venir à l’histoire, force est de constater qu’elle n’est pas aussi conventionnelle qu’on aurait pu le craindre (pour un film semi-grand public j’entends). Nous pouvions nous attendre à un énième  » seul contre tous » mâtiné d’une larmoyante et désespérée bravoure, il n’en est rien. Si le chemin suivi au début y ressemble, NM a la bonne idée de s’en écarter. L’histoire n’est donc plus celle d’un sauvetage en terrain ennemi, mais avant tout d’une retraite d’un groupe de soldats. Le courage, la bravoure ont certes droit de cité, mais que faire pour survivre face à la lâcheté et la trahison. Point de belle morale, la vérité (crue) n’est jamais si belle à raconter.

Un façon fun (dans la volonté de mystification) et cynique de revisiter l’histoire.

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