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21/12/12

21122012

Pas de fin du monde mais la fin du blog, des blogs et du cinéma.

A plus sous d’autres cieux.

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Eating Raoul

5042012

Suite à un meurtre accidentel et passé inaperçu, un couple commence à tuer des échangistes, des partouzeurs pour récolter un peu d’argent. La pratique semble fonctionner et leur petit manège commence à prendre de plus en plus d’ampleur.

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Mettons les choses au point tout de suite, Paul Bartel le réalisateur d’Eating Raoul, c’est le mec à qui l’on doit Death Race 2000. Amen. Film culte (pour une fois que le terme n’est pas galvaudé) parmi les cultes. Ceux qui vous classent un homme, quand bien même il ne ferait plus rien après. La postérité en un seul long métrage. Ça le fait.

D’un point de vu stylistique, le style Bartel n’est pas sans rappeler celui de John Waters. Outre le manque de moyen criant de chaque plan, ce film est ultra-vivant, ça part en live, c’est très drôle, très méchant, totalement irrévérencieux et la pastille moins de 16 ou moins de 18 n’est jamais très loin. Ami de la provoc allez-y ce film est pour vous, l’humour noir dans ce qu’il fait de mieux. Comme Waters donc, la frontière entre le bon et le mauvais gout est sans cesse suggérer (que ce soit pour les pratiques sexuelles ou pour cet oenologue qui ne rêve que de vin raffiné) modifiée, déplacée, si bien qu’on jamais certain de comprendre à l’avance le déroulement des opérations. Quand le cinéma peut (pouvait) apporter une part de surprise, il ne faut jamais la refuser, car on ne sait malheureusement jamais quand une telle occasion pourra se représenter.

Le non sens n’est jamais trop loin non plus, les personnages sont bigger than life, leurs réactions exagérées, bref on est complètement dans le cinéma de la perversion et anti-conventionnel par excellence. C’est naturellement ce qui fait le charme du film, et qui en déroutera un grand nombre. Le comparer aux autres le rend pourtant meilleur et lui donne une raison propre d’exister.

La carrière de réalisateur de Bartel déclinera irrémédiablement par la suite. L’anticonformisme ça n’a jamais trop payé pas au pays du billet vert.

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2 Days in Paris.

3042012

De retour d’Italie, Marion, la française, et Jack, l’américain, s’arrêtent 2 jours à Paris chez les parents de cette dernière.

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2 Days in Paris, c’est super frais, super rythmé (on croirait du Bref en bien et avant l’heure) et surtout super bien écrit, il n’y a qu’à voir les dialogues aux petits oignons pour le comprendre. La réalisatrice, scénariste, productrice, compositrice et actrice, Julie Delpy, est décidément très talentueuse, difficile de dire d’elle que ce n’est pas une artiste accomplie (contrairement à d’autres acteurs ayant des velléités de réalisation). La Comtesse en était pourtant une preuve magistrale, 2 Days in Paris ne fait que le confirmer.

Dès le départ, et cela peut effrayer (j’ai attendu 5 ans avant de voir le film), 2 Days in Paris est confronté à un problème de taille, comment traiter le sujet le plus commun du cinéma, une histoire d’amour, dans la ville la plus clichée qui soit ? La réponse est simple, avec humour, détachement et originalité. Le film puise sa force dans son énergie, sa modernité, le film est fait dans l’urgence, les plans sont sur le vifs. On est dedans et pourtant il y a une totale maitrise. Fraîcheur, vitalité et maîtrise, 3 termes pas souvent faciles à orchestrer. Mais avec cet humour corrosif que rien, ni aucun sujet ne semblent pouvoir arrêter, et bien on surmonte les pires écueils.

Et puis Delpy sait raconter une histoire, passer sur l’essentiel pour s’arrêter sur des détails qui n’en sont jamais vraiment. Comment juger quelqu’un autrement que sur sa gestion du détail ? La gestion est ici excellente et témoigne d’une compréhension et d’une restitution de l’humain supérieure à la moyenne. Une chose ne trompe pas, et cela prouve l’intelligence de JD, c’est la facillité avec laquelle elle arrive à faire coexister 2 langues, 2 pays et plusieurs nationnalité. Il n’y a en général rien de plus casse gueule (en général casting international = foirage en règle) et elle sort avec les honneurs (on passera sur quelques seconds rôles assez moyens).

Au final, regarder 2 Days in Paris c’est comme regarder un Woody Allen dans lequel le couple serait joué par Woody (génial Goldberg en amerloc hypocondriaque) et Larry David (JD pour cette prestation haute en engueulades en tout genre). A se demander si JD n’est pas la réalisatrice la plus intéressante en France, à se demander si je vais pas aller voir 2 Days in NY au cinéma ?

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L’ennemi intime

28032012

La guerre d’Algérie vue celui qui a réalisé des clips d’Alliance Ethnik (souvenez-vous le groupe à qui l’on doit  Simple et funky, Respect et Honesty et Jalousie).

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C’est un cas classique, confronté à un obstacle trop haut on finit toujours par se casser le nez et parfois les dents, et vu ce que remboursent les mutuelles c’est quand même super emmerdant. Emillio Siri dont on parle tant en ce moment avec la sortie de Cloclo, en est un bon exemple. Spécialiste du film d’action décomplexé, il livre avec ses 2-3 premiers films (Nid de Guêpes remake d’Assault de Carpenter, ou Otage avec Bruce Willis) deux films de genre qui avaient le mérite de proposer ce qu’on était en droit d’attendre de ce genre de production. Du rythme, de la pyrotechnie et une réflexion laissée au stade de l’émotion, mais jamais plus loin.

Malheureusement, intention louable ou pas, raconter la Guerre d’Algérie pour un français c’est tenter de refaire le coup des films sur le vietnam, ça lorgne vers Platoon ou Apocalypse Now, mais le catastrophique Bemoit Magimel (qu’il est mauvais!) n’est pas Martin Sheen, Dupontel n’est pas Brando et Aurélien Recoing jouant un commandant c’est tellement surjoué que ça en est presque drôle.

Aidé par l’historien Patrick Rautman, on sent bien que le film tente de ménager la chèvre et le choux, raconter une histoire méconnue, ne pas faire fuir le public et tenter de faire un produit pas trop repoussant.  On voit sans peine où Siri veut nous emmener mais avec une finesse d’esprit proche de l’infantilisme. On se retrouve donc face à cette chose super didactique (bonjour les poncifs), super caricaturale et terriblement éloignée de ce qu’il est capable de faire : produire des images sans son et si possible sans autre intention que celle de divertir. De toute façon il y a des points qui ne trompent pas, scénaristiquement un film qui n’avance pas est toujours chiant.

Si vous êtes prof d’histoire au collège, que vos gamins se font chier, qu’ils ont redoublé 5 fois et qu’il connaissent par coeur Rambo 3, à la rigueur vous pourrez songer à le leur montrer. Vous profiterez des 111 minutes du film pour fumer des clopes et boire des cafés avec vos collègues. Pour les autres fuyez, à moins que ne vouliez apprendre qu’il y a eu des morts pendant cette guerre, que certains français étaient sympas, d’autres moins et que les algériens étaient dans dans proportions similaires.

Seul bon point, l’affiche ressemble à celle de Brokeback Mountain, et c’est un peu rigolo.

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Un film d’action aussi raté que son intention historique est mal exposée. Autant trouver un bon doc sur le sujet.

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P.S. Qui aurait une idée d’ailleurs d’un bon film français traitant  d’un conflit armé ? des films de Pierre Schœndœrffer ?




SIX FEET UNDER

2022012

La vie des membres de la famille Fisher bascule lorsque le père meurt dans un accident, laissant ainsi la direction de la société de pompes funèbres qu’il a fondée à ses deux fils. Un rouage s’est cassé

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Comment reconnait-on une série lambda d’une série géniale ? Et bien, à son dernier épisode. Et d’une, si vous arrivez jusqu’au bout (qui pourra se targuer d’avoir vu tous les épisodes de Des jours et des vies ?) c’est déjà un bon signe et de deux, une fois terminée vous vous dites que cela ne pouvait pas s’arrêter autrement et que des fins comme cela, on n’en voit qu’au cinéma.

Il m’aura fallu 11 ans pour me convaincre de la regarder. Le coup de la famille de croque mort me paraissait suspect à l’époque. QUELLE ERREUR !

Combien de séries peuvent et arrivent à développer autant de personnages ? Entre les frangins, la sœur, la mère, Brenda, le père, Billy, la mère de Brenda, Rico, sa femme, Keith … il y a plus de 10 personnages qui ont chacun droit à un traitement particulier. Chacun d’entre eux pourrait être le héros de sa propre série. Une qualité d’écriture qui fait qu’en plus de la crédibilité, ils ont une part d’humanité qui n’existe que très peu (de toute façon pas à cette échelle là) chez les concurrents.

Essayer de résumer Six Feet Under, c’est se prendre les pieds dans le tapis à coup sûr. On pourrait croire à de la série vénézuélienne. Je te quitte, tu me trompes, il est dans le coma … Mais le talent d’Allan Ball fait que ça bascule TOUJOURS du bon côté. Quand il était sorti, j’avais tout de suite apprécié American Beauty sans jamais véritablement comprendre comment Sam Mendes pouvait en être le responsable (on lui doit quand même les horribles Away we go ou encore Road to Perdition). Maintenant je sais, Alan Ball était au scénario et avec son talent pour croquer les personnages, il en était ressorti le portrait que l’on connait et que Kevin Spacey a brillamment interprété.

Dans cette auscultation de l’âme humaine, on se demande par quel talent un homme seul a-t-il pu tout cerner ? Que ce soit les relations amicales, fraternelles, maternelles, sociales et même professionnelles, toutes sont traitées avec intelligence et démontre qu’elles ont été réfléchies.  On en viendrait presque à se demander si là il ne s’agit pas plus que d’un simple divertissement.

SFU c’est l’anti-thèse de ce qui se fait maintenant tout en étant, on a l’impression, la source d’inspiration de tout ce qui s’est fait. Pas de cliffhanger dans SFU ou plutôt si, un cliffhanger permanent qui fait que la série n’arrête pas de gagner en qualité et en profondeur tout au long des 5 saisons. Jusqu’à cette 5ième et dernière saison qui confine au génie et qui boucle l’ensemble comme jamais une série ne l’avait été auparavant.

Si l’on devait chercher une paternité, je serais tenté de rapprocher SFU de Twin Peaks. Certains personnages (la famille de Brenda entre autre) n’auraient pas dénoté dans un univers Lynchien. Un TP en plus humain, le côté surnaturel et onirique étant toujours présent mais malgré tout plus accessible, plus réaliste et donc plus fédérateur.

Lister les qualités de la série serait une tache impossible, mais notons parmi les plus marquantes, cette volonté de ne jamais cantonner le passé uniquement à l’épisode d’avant, et de faire se répondre entre eux des épisodes que plusieurs saisons séparent. Chaque évènement a des répercussions qu’on a trop tendance – par facilité – à gommer. Ici ce n’est pas le cas. Car plus que tout autre chose, c’est l’aspect temporel qui différencie SFU du reste du monde. Là où toutes les autres séries s’attachent à dépeindre un présent toujours plus chargé et spectaculaire, SFU jongle en 3T, les temps du présent, du passé et du futur.

Mentions spéciales aux rôles féminins qui tous autant qu’ils sont, ont droit à une interprétation de très haut vol. Qui mieux que Frances Conroy aurait pu retranscrire la complexité du personnage de Ruth Fisher ? On a l’impression que personne.

Bref si vous avez été aussi idiot que moi pour attendre, dépêchez vous de rattraper le retard, 60h vous attendent, et vous ne les regretterez pas.

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Mission impossible : Protocole Fantôme

13012012

Ethan Hunt a du pain sur la planche. Tout juste sorti de taule en Russie, il doit faire face à des services secrets, à des russes bien énervés, à des arabes ou à des indiens guère plus gentils, et même à une future guerre nucléaire. Vous l’aurez compris il va devoir sauver le monde, encore une fois.

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Regarder MI4, c’est une expérience, c’est un peu masochiste, mais ça marque. Le faire au Portugal, au milieu de ce peuple glouton et avaleur irraisonné de pop-corn (cela mériterait un article tellement c’est surréaliste) c’est encore plus fort, on est exactement dans ce qu’est le film: de la consommation de masse, de préférence celle qui colle aux dents. Mieux que ça même, on n’est pas loin du  » temps de cerveau disponible » cher à Patrick Le Lay.

Soutenu par une critique enthousiaste, MI4 rappelle une chose : c’est un film d’action, donc les neurones (exception faite donc de ceux nécessaires à l’achat du pop-corn et du coca-cola), prière de les laisser à la maison. C’est calibré, il y a quelques bonnes scènes (celle d’intro dans la gare, la partie d’escalade à Dubaï), tout est prétexte à des situations toujours plus cons les unes que les autres et les personnages ont gardé la marque de fabrique du réalisateur, ils ont l’épaisseur d’un écran de montage. C’est peut-être pas si mal remarque, ils auraient pu être invisibles. Une mission tout à fait possible pour un prochain épisode.

Bref, 2h13 à faire du placement de produit, à enchainer les explosions, les gadgets débiles et les cartes postales du monde entier, c’est long. Qu’est ce qui différenciera ce film d’un Sherlock Holmes 5 ou d’un James Bond 32 ? Rien. Si ce n’est un savoir faire pyrotechnique plus ou moins maitrisé.

La présence de Simon Pegg apporte une touche comique, heureusement car sinon bonjour l’ambiance !

Un film sans grand intérêt (la fin est nulle), qui permet au studio de lancer un réalisateur et de lui donner l’occasion de se faire la main sur un produit dont ils n’ont, au fond, rien à foutre. Mauvais ou pas, le succès est quasi assuré. A moins d’aimer le bruit du pop-corn maché par une armée de consommateurs compulsifs, n’y allez pas. C’est là qu’on se rend compte que le premier épisode (B.D.Palma) avait quand même de la gueule.

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