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REPO MAN

19032012

Complètement à la dèche, délaissé par des parents shootés et lobotomisés par un évangéliste quelconque, Otto se fait engager par un repo man pour récupérer des bagnoles impayées. Dans le même temps, en plein L.A., une bagnole, avec des corps d’aliens radiocatifs, se ballade en ville et le gouvernement est à sa recherche.

REPO MAN dans FILMS repo-man-210x300

Faire un film culte et puis disparaitre. Mettre Iggy Pop au générique. Réaliser ce qui pourrait être considéré comme LE film punk. Faire un mélange de film urbain et de SF. Filmer en budget si limité qu’il ferait passer les films de John Waters pour blockbuster… Et dire qu’on pourrait passer à côté de films comme celui-ci.

Los Angeles, une ville où les personnages ne font que commander de l’alcool, dans cet univers punk, sale, où on se bat, où on se drogue, où c’est dangereux mais tellement plus humain que toutes les versions qu’on nous vendra par la suite. En un sens, ne jamais savoir à quoi s’attendre, éviter tous les écueils et finalement se foutre un peu de tout, on a beau dire, mais c’est sacrément rafraîchissant. Ces mecs qui sortent des balisages industriels hollywoodiens, sont aussi salutaires que leur carrière est vouée  à une réussite quasi posthume.

Regarder Repo Man, c’est accepter de s’en prendre un peu plein la gueule, ça part dans tous les sens, ça joue la provoc. et un peu comme du punk dont il est le porte flambeau cinématographique, c’est pas toujours bien gaulé, on voit pas où cela veut aller, mais on aime quand même cela. Quand c’est fait avec des viscères on ne peut qu’aimer cela.

Dire de ce film qu’il est punk, ce n’est pas s’arrêter à la dégaine d’Emilio Estevez et de ses potes, ni même parce que Suicidal Tendencies fait parti de la soundtrack, mais tout simplement parce qu’à la manière du mouvement, il est volontairement irrévérencieux, loufoque, parfois totalement incohérent, irrationnel, à contre courant mais toujours insoumis. Autant dans son propos, que dans cette forme artisanale, un brin bancale mais sincère et donc attachante.

Le fait que son réalisateur Alex Cox, n’ait jamais pu imposer ses films et son style est une raison de plus pour vous convaincre que des films comme cela, s’il ne s’en faisait que trop peu (The Warriors par exemple), il ne s’en fait plus du tout.

Attention danger, à ne SURTOUT SURTOUT pas confondre avec le navet Repo Men dans lequel Jude Law donne la plénitude de son incommensurable talent.

vraivaleur dans FILMS




Crows Zero

10082009

La lutte intestine entre des lycéens souhaitant prendre le pouvoir au sein de leur lycée. S’ensuivent ralliements et violents heurts.

Crows Zero

Allier l’action au comique, la violence au cartoon, le tout emballé par un pitch tout aussi réjouissant qu’efficace, qui peut se targuer de mener un tel projet à bien ? Si vous pensez à un célèbre réalisateur américain vous faites fausse route, il ne peut s’agir que de son alter ego japonais, le sulfureux Takeshi Miike. Dans ce genre de projet, difficile de savoir si Miike souhaite faire plaisir au spectateur ou tout simplement à lui même, mais après tout on s’en tape.

Délaissant l’intellectualisation primaire du propos, on plonge directement dans l’entertainement décomplexé et intelligent (car réfléchi). La base ? Plus qu’un concept,  mixer The Warriors et le Collège Fou Fou Fou, avec pour terrain de jeu un lycée, et pour protagonistes des ados violents et enfermés dans leur propre réalité, déconnectés par la vie. Les situations sont exagérées, les coups de tatane (quel plaisir) sont à la façon de Crazy Kung Fu ou de Shaolin Soccer tous exagérés, les scènes de combats ressemblent à de véritables champs de bataille où les chorégraphies n’ont rien à envier à quiconque.

Là où l’on reprocherait à d’autres films un manque de sérieux, d’application ou de talent (prod. Besson), ici tout est assumé. Assurer le ridicule me direz vous, c’est peut-être le moyen de cacher certaines carences; mais esbroufe ou pas, lorsque c’est bien fait on passe l’éponge. Pourrait-on apprécier le film sans en connaître le réalisateur ? Probablement pas, car comme un plaisir coupable, on regarde un Miike pour voir jusqu’où il peut aller, jusqu’où il peut nous emmener.

Miike est décidément le réalisateur le plus surprenant, créateur parmi les créateurs, il n’y a pas un genre, un personnage, une imagerie qui ne lui résiste. Ses outrances, qu’il faut accepter pour accepter l’oeuvre, sont parfois ses seules limites, mais dans le cas présent Crows Zero est ce qui se fait mieux à l’érectomètre depuis le viagra. Vivement la suite.

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