Bellflower

21032012

Alors que Woodrow et Aiden construisent la Médusa, une voiture inspirée de Mad Max et dotée d’un terrible lance flamme, Woodrow, le plus réservé des 2, tombe amoureux. De tous les projets qu’il aurait pu faire, celui-ci n’est pas loin d’être le plus dingue.

Bellflower dans FILMS Bellflower

Tous les ans nous avons droit à notre lot de films faits avec 3 bouts de ficelles, les films qui cartonnent, qui sont trop vachement biens et que ya qu’à Sundance qu’on peut les voir. Il n’y a qu’à voir, il y a un prix qui les récompenses, le Independant Spirit John Cassavetes Award. Cette année, le film dont tout le monde parle sans l’avoir vu, c’est Bellflower. Un film, écrit, réalisé, produit, joué etc… par un seul et même homme Evan Glodell. Autant marqué son nom ici, on pourra se vanter d’ici peu d’en avoir parlé à ses débuts, car si les petits cochons ne le mangent pas avant, il risque de faire carrière (mais laquelle ?).

Qu’en est-il du film ?

C’est très amusant car le film flotte sur ce parfum adolescent, on est dans l’insouciance absolue, les persos ne font rien que de boire, baiser et construire des lances flammes, la vie semble légère presque irréele, comme à l’approche de l’apocalypse. Rajouter cette histoire de voiture surpuissante et sur-armée et on se croirait presque dans un film de SF. C’est hors du temps et des préoccupations réelles dirons nous. Le croisement impossible de Rubber et de Drive. On aura pas trop difficulté à voir là le film d’un adolescent qui refuse de vieillir.

Techniquement, c’est un film de bricoleur, esthétisant à souhait, à tel point que le ressort finit par plier tant on comprend que le budget limité a réduit le film a ces effets de styles : l’utilisation de filtres, la fausse péloche ou encore les lentilles et autre floues artistiques sont utilisés jusqu’à plus soif. Ça témoigne d’un cinéaste inventif mais limité à l’esbrouffe que ses faibles moyens l’obligent à produire. Certains choix narratifs finaux participent en ce sens au même procédé.

On en revient à nous montrer une jeunesse vaguement désabusée, cinémato-inspirée et dont les rêves d’apocalypses n’ont d’égal que leur volonté de toujours aller au plus  »cool ». Véritablement le terme du film. Malgré tout, le film reste obsédant car différent. On le rangera volontiers dans la catégories des films  »moyens plus », dont le potentiel pas toujours harmonieusement exploité imprime encore la rétine quelques heures après les avoir vus. On aurait mille raison de le détester et pourtant ce ne sera pas le cas.

presquevraivaleur3 dans FILMS

 




The Spirit

10072009

The Spirit est un super héros qui protège gentiment sa ville. Octopus, lui c’est le méchant, qui souhaite voir régner le chaos. De temps en temps des filles méga-gaulées tombent amoureuses de The Spirit, mais il a pas le temps de toutes les satisfaire car il veut tuer Octopus.

The Spirit

C’est à la vision de ce genre de films qu’on se dit que réalisateur et scénariste sont deux métiers à ne pas prendre à la légère, voire, à ne pas toujours combiner. Car The Spirit est véritablement moche, pas drôle et rempli ras la gueule de dialogues lourds, creux (comment du creux peut-il être lourd ? c’est peut-être la seule prouesse du film) et didactiques au possible. Quand on ajoute à cela un acteur principal au charisme d’une moule (ou au charisme de The Spirit c’est devenu la même chose), ça n’arrange rien.

Et quand rien ne va, rien ne va plus! Histoire de flinguer une pseudo intensité dramatique, on fait apparaître le baston entre Octopus et The Spirit dès le début, dans ce qui reste une baston d’un autre âge. Évidemment on nous fait le coup de la quête d’identité, ok c’est un passage obligé dans ce genre de fiction, mais fait comme ça, et avec l’intérêt qu’on porte au personnage principal, c’est juste lourd et chiant (une autre prouesse du film). Vous aurez droit à la voix off classique, celle qui est relou et pseudo-suffisante.

Et l’originalité graphique dans tout ça ? Bah, rien, non rien, le choix n’est pas assumé à fond, on pouvait donner du crédit à une entreprise comme Sin City, mais là c’est encore un cuisant échec. Comble du comble, ils (il ? Franck Miller ?) ont même réussi la prouesse d’enlaidir la pourtant magnifique Eva Mendes, dans des scènes aquatiques à montrer du doigt dans les écoles de cinéma. Quoi ? Ils leurs montrent déjà ? Et bien on est foutu alors.

Je ne parlerais pas des trois bouffons qui accompagnent tout le temps Samuel L. Jackson, ni de la façon de filmer les chats et femmes, quand les premiers semblent obtenir plus de considérations que les secondes, qu’on fait passer pour des putes qu’on prend et qu’on jette (façon Hell Ride).

Bref The Spirit a l’atout majeur de réunir tous les défauts des Super Heros-Movie, EN UN SEUL FILM, la comparaison avec The Watchmen n’est par ailleurs pas en sa faveur.

faussesvaleurs.bmp

 

Juste pour la route un dialogue du film : « Tu étais aussi mort qu’une cassette VHS »




Répertoire Films de A à Z

11022009

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