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The Campaign

10112012

Deux candidats s’affrontent pour le poste clef de député. L’un est aguerri est aux joutes politiciennes (Ferrell), l’autre va les découvrir très rapidement (notre ami grec).

The Campaign dans FILMS teh-campaign-202x300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nota Bene de haut de page. Le cinéma ça n’a jamais vraiment marché comme les mathématiques, mais pour les besoins de ce post, nous dirons que si.

Il y a des équations qui sont assez faciles à résoudre, quand vous voyez Cronemberg + S. King + C. Walken et bien vous savez que le film va être une réussite; quand c’est M. Bay + J. Bruckheimer + N. Cage (ou W. Smith, ou E. McGregor) on sera plus proche de la bouze à 200 millions de dollars. The campaign marche de la même façon, c’est l’alliance du réalisateur d’Austin Powers, Mon Beau Père et Moi avec un producteur Adam McKay, bien connu pour son association avec Will Ferrell. Quand vous ajoutez en plus une valeur sûre telle que Ferrell et la valeur montante qu’est Zack Galifianakis, vous ne pouvez pas vous tromper ni même être déçu, vous avez votre dream team..

Film extrêmement drôle car extrêmement lourd, il ravira les conquis de la première heure autant qu’il énervera les allergiques aux comédies américaines, qui auront vite fait de ranger le film dans la catégorie POUR ADOS ATTARDES. Et ils auront raison sauf qu’il existe des ados attardés qui s’assument.  Mais c’est un autre débat.

On pourrait reprocher simplement que chacun des protagonistes mentionnés ci-dessus, ne se cantonne à nous jouer sa petite musique habituelle et que de surprise il n’y en ait pas vraiment (mention spéciale pour le dénouement). Mais faire un tel reproche ce serait comme reprocher à Bud Spencer et Terrence Hill, d’avoir toujours oeuvré dans le même registre, et bla et bla et blal bla. Et bien je m’insurge et j’ assume (en plus de la référence à Terrence Hill), Ferrell et Galifianakis, je les aime dans ce genre là. Celui de l’abruti de service, ce pitre grand malade au service de tous, et à l’unique prétention que d’être aussi gras qu’idiot.

La répartition des rôles est excellentes, Ferrell et l’ami grec campent 2 rôles qui correspondent exactement à leur position sur l’échelle du cinéma comique mondial, Jay Roach est avant tout un réalisateur, et la présence de McKay, toujours bon pour placer le bon (gros) mot, tout en le contextualisant dans l’univers américain (bonjour la quantité de références qui seront zappées par les néophytes). Un film qui se décline comme un kiss cool, ça passe agréablement le temps, il y a toujours plusieurs effets, et pour peu qu’on ait du coca, ça devient explosif.

Un grand fuck au sérieux et à ceux qui l’érigent comme valeur suprême.

presquevraivaleur dans FILMS




Intouchables

5122011

Il est riche et tétraplégique, il est pauvre et noir. 2 mondes différents (l’un écoute de la musique classique et l’autre Herth wind and fire, rendez-vous compte !) et pourtant, une belle amitié à la fin.

Intouchables

LA nouvelle du jour : si vous êtes un apprenti cinéaste et un scénariste alcoolique et analphabète, si vous aimez le larmoyant et que vous méprisez le public, venez en France et faites un film. X millions de spectateurs, le phénomène par ici, les interviews pas là. Qu’il est difficile de passer à côté de la bouse de l’année : Intouchables. Tellement impossible que votre humble serviteur a eu la brillante idée de payer une place de cinéma pour aller le voir (faut vraiment être con). On a beau dire ce que l’on veut, mais le piratage a du bon, il permet de faire des économies.

Le cinéma français aime ça, cela doit même être son unique thème de comédie, la pseudo comédie sociale. La lutte des classes façon bisounours ou Dora l’exploratrice. Ou comment mélanger deux univers que tout oppose. Le buddie movie à la Molière ? Le bloody movie oui. Car qu’est ce qui différencie Intouchables, des Visiteurs, de Bienvenue chez les ch’tis, de Camping, des Aristos, de Taxi, des Tuches, de Neuilly sa mère, d’un Long Fleuve tranquille… RIEN. Toujours la même rengaine. Vous croyiez être arrivé dans un univers original ? Pas de bol vous êtes au royaume de la sodomie king size.

Les Inroks disent, je cite :  »Un canevas de soap TF1 épicé d’humour Canal ». Et il faut bien avouer que c’est exactement cela. L’humour canal plus, vous imaginez le genre ? Dans la catégorie lourd et mal écrit vous allez être servi. Car ce film n’est évidemment jamais drôle. Consternant de bout en bout, il est ce qui se fait de plus ennuyeux et de plus dangereux aujourd’hui : le consensualisme faux derche. Vous vendre une impertinence de façade, alors qu’on se trouve dans ce qu’il y a de plus consensuel et de plus dégoulinant. Les bons sentiments en veux tu en voila… La mention basée sur une histoire vraie devrait être punie par la loi. Peut-être faut-il envisager la stérilisation des mauvais réalisateurs ? Quoi ? C’est impertinent ce que je dis ?

Ne parlons pas du jeu d’acteur de notre ami Omar Sy qui se croit encore sur un plateau TV. Ne parlons pas de François Cluzet dont le prochain rôle n’en doutons pas sera celui d’une jeune fille autiste qui s’est fait violer alors qu’elle perdait la vue lors d’un concert des restos du coeur.

Ne parlons pas du manque de la moindre ambition artistique. Où sont les plans, où est le découpage ? Il n’y a que des stagiaires qui bossent sur le film ? Il ne se passe rien. Le rythme est mauvais, les blagues sont redondantes ( » vous ne pouvez pas lever les bras, ah oui, c’est vrai vous êtes tétraplégique » ou équivalent toutes les 5 minutes), les clichés s’enchainent. Ne jamais oublier une chose, l’humour c’est avant tout un exercice d’écriture les gars. Croyez-moi, Intouchables donne envie de faire du cinéma, il y a de l’argent à se faire, il suffit juste de profiter de la niaiserie des spectateurs. Un mauvais fond et un profond mépris d’autrui est quand même recommandé pour cela. (l’idée de la castration chimique n’est peut-être pas si mauvaise remarque).

Le film est peuplé de personnages idiots, dépourvus de la moindre psychologie. Mais cela n’ennuie personne, le public semble s’y retrouver; un film pour se sentir plus intelligent. Ça en deviendrait presque dangereux quand il s’agit en fait d’une sorte d’incitation grandeur nature à la beauferie. Soyez cons, violents, misogynes (cf l’hallucinante  »comique » relation entre Sy et la rousse), vous ne serez surement pas loin de la norme que les 2 réalisateurs se font du monde qui les entoure.

Une belle arnaque, un film idiot pour amateurs de TV mais pas de cinéma. Une chose est certaine, FV n’est pas prêt d’avoir des chiffres de fréquentation en hausse avec un public comme ça. Remarque tant mieux, mieux vaux être seul que mal accompagné.

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PS. Après vérification ce ne sont ni Sébastien Cauet, ni Franck Ribery qui réalisent le film mais 2 gus aux doux noms d’Eric Toledano, Olivier Nakache.




Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

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Rocky Balboa – Un uppercut de sincérité

19122008

Difficile de faire l’apologie du très moqué Sylvester Stallone et encore moins du dernier opus de la série des Rocky, et pourtant !

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le cinéma qui y gagne, mais l’oeuvre est sincère et le parallèle entre Rocky et Stallone est trop évident pour ne pas toucher même le moins larmoyant d’entre vous.

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Alors comment un film où l’on voit moins de 10 minutes de combat (un comble), où les dialogues sont souvent ras des pâquerettes, où l’on essaye de nous faire croire qu’un boxeur de 60 ans se montre l’égal d’un collègue deux fois moins agé, où l’histoire tient sur un timbre poste, où les séances d’entrainement rythmées par la musique de Bill Conti sont si courtes, où, où, où … Comment un tel film peut il avoir un véritable intérêt?

La première raison est l’intérêt jamais démenti par les fans pour la série et plus particulièrement pour ce personnage de fiction bravant l’impossible, qui a bercé bon nombre d’entre nous et dont la musique est indissociable de chaque scène qu’elle accompagne. Le premier opus, classé dans le top 100 de l’American Film Institute, est en cela une merveilleuse rampe de lancement, qui donne à chaque suite (aussi nulle soit-elle) un semblant de charme.

Vient ensuite la similitude évidente entre ces 2 épisodes qui se rapprochent plus qu’aucun autre épisode de la série ne l’avaient fait. Si ce sont les seuls épisodes où Mister Balboa ne gagne pas le combat final, il en ressort pourtant grandit à chaque fois car sa motivation et ses ambitions dépassent la simple volonté de vaincre. Le film de boxe qui va au delà de la boxe. Pas trop loin quand même je vous l’accorde.

Mais les similitudes entre Rocky et son interprète sont véritablement les points forts de cet épisode. Au point qu’on finit par se demander s’il s’agit d’un film de boxe ou d’un documentaire sur un acteur sur le retour.

A l’origine de la série, Rocky est un boxeur de seconde zone qui se voit proposer une chance mondiale et qui la saisira pour se hisser au sommet de la hiérarchie des poids lourds. Sly lui est alors un quasi inconnu dont le succès du film lancera sa carrière dans les proportions que l’on sait. Dans Rocky Balboa, Rocky est emproi aux doutes, les feux de la rampe lui manquent, il souhaite redevenir ce qu’il était, les gens l’apostrophent dans la rue, ils l’aiment, ils aiment Rocky. Sly lui peine à retrouver la carrière qui fût la sienne dans les 80′; après quelques sursauts dans les 90′, le nouveau millénaire semble lui être fatal, il joue même (le pauvre) dans Taxi 3, est-il possible de tomber plus bas? Comment se prouver alors que l’on peut revenir au top? Stallone acteur se décide à ressortir son rôle maître du tiroir, à rechausser les gants. Il est évident qu’il y a dans tout cela une lutte, qui ne peut que nous toucher, de l’homme qui ne veut pas vieillir, toujours à la quête de son faste passé. Il le dit lui même, les anonymes l’appellent Rocky. La mise en chantier d’un sixième épisode devient donc logique et inévitable.

On oublie le numéro 5 aussi soporifique qu’inutile, le numéro 4 et ses accents démagos (pour mémoire « Alors vous voyez, ce que je voulais dire, c’est que si moi j’ai changé, c’est que vous avez changé, tout le monde peut arriver à changer »). Et l’on regarde et l’on est ému par cet acteur et par ce personnage qui souhaite clôturer ce qui l’avait vu triompher. On en oublie l’intrigue assez faible du film, le résultat de l’arbitre à la fin du film n’y changera rien, la boucle est bouclée et de quelle façon!

La séquence finale est d’autant plus émouvante qu’elle s’adresse a tous ceux qui en usant leurs magnétos jusqu’à l’overdose ont fait de Rocky un mythe, Sly les salue et leur rend un vibrant hommage en les filmant en train de monter ces célèbres escaliers de Philadelphie.

On espère qu’il n’aura pas la mauvaise idée comme de nombreux boxeurs (des vrais cette fois-ci) de revenir pour le come-back de trop.

Vraie Valeur

Conseil filmo boxe :

Raging bull – 1980 Martin Scorcese

When we were kings – 1996 Leon Gast

Million dollar baby – 2004 Clint Eastwood




Qui veut gagner des oscars?

18122008

Quel acteur n’a jamais rêvé de soulever la célèbre statuette dorée? Combien de réalisateurs ont le discours de remerciement dans la poche intérieur de leur veston Ralph Lauren? Quelle maquilleuse n’aimerait pas que la difficulté de son métier soit reconnue au plus haut point, tant certaines missions (redonner un semblant de vie sur le visage de Nick Nolte par exemple) sont perdues d’avance?

 

Vous l’avez compris, les Academy Awards sont ce qui se fait de plus prestigieux, les meilleurs sont récompensés et l’on oublie jamais de le matraquer : « meilleur film » « meilleur acteur » « meilleur mixage de son »…

Béats d'admiration

 

Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est que vous êtes plus malins que la moyenne et vous vous demandez donc quelle est la recette magique ? Avec qui faut-il coucher ? Si c’est le cas est-ce possible d’éviter Jack Nicholson? Doit on éviter les films d’auteurs ? Toucher le crane de Meryl Streep porte-t-il chance?
Oui je sais cela fait beaucoup de questions auxquelles je n’apporterai peut être pas autant de réponses. Mais c’est ainsi quand on a son blog, on fait ce que l’on veut.

Revenons à nos oscars, quelles sont donc les meilleures techniques pour en obtenir un?

Pour les acteurs

1 – Jouer un rôle qui nécessite une importante transformation physique: Charlize Theron dans Monster, Bob De Niro dans Raging bull, Hillary Swank dans Million dollar baby ou Boys don’t cry. La transformation est plus importante que l’interprétation.

2 – Jouer un handicapé, un malade ou mieux, un neuneu (car en fait « ils sont plus intelligents qu’on ne le pense ») : Pacino dans Le temps d’un week end (aveugle), Tom Hanks dans Philadelphia (SIDA), Hanks encore dans Forrest Gump (neuneu léger) ou Dustin Hoffman dans Rain Man (Autiste spécialité allumettes).

3 – Atteindre ou se rapprocher des 80 ans pour un oscar d’honneur, aux cas où … Peter O’Toole (76 ans), Sydney Poitier (75 ans), Kirk Douglas (80 ans). Comme quoi à Hollywood la valeur attend parfois le nombre des années.

4 – Etre américain. Même si les oscars sont censés récompenser « le rôle jugé comme étant le meilleur de l’année écoulée » tout pays confondus, seul Roberto Benigni est pour l’instant reparti avec la statuette de Meilleur Premier Rôle Masculin.

 

Pour les réalisateurs

1 – Faire une longue carrière et vivre vieux en attendant, tout comme les acteurs, l’oscar d’honneur, Charlie Chaplin, Ernst Lubitsch, Cécil B. Demille, Buster Keaton, Orson Welles, Howard Hawks, Jean Renoir, King Vidor, Akira Kurosawa (et oui il faut bien faire semblant de s’intéresser aux autres continents), Fédérico Fellini …

2 – Si l’on ne concourt pas pour l’oscar d’honneur, éviter à tout prix d’avoir un nom commençant par un ‘K’, Kubrick, Kitano, Kaurismaki, Kusturica, Kar Wai (Wong)…

3 – En fin de carrière faire des films moins bons, voir mauvais (remakes acceptés) pour apitoyer le jury et ainsi remémorer les films du début carrière. Scorcese en 2007 pour les Infiltrés (remake du génial Infernal affairs), Un homme d’exception de Ron Howard en 2002 (en fait pour lui je suis même pas certain qu’il est fait UN grand film).

 

Pour le meilleur film (et autres récompenses)

1 – Il faut l’avouer et mettre un peu d’eau dans son pastis, les films récompensés sont en général de bonne qualité, il convient donc à toute l’équipe du film de faire de son mieux car seule la qualité est respectée. Quelques petites exceptions néanmoins sur les 18 derniers oscars du meilleur film, seuls 7 étaient usurpés (ce qui au regard des autres récompenses est très satisfaisant), Les infiltrés, Chicago, Un homme d’exception, Le seigneur des anneaux – Le retour du Roi, Shakespeare in love, Le patient anglais, Danse avec les loups.

2 – Tomber une année creuse (comprendre sans films américains de qualités). Certes il est toujours délicat de deviner si le cru va être bon, Kevin Kostner s’en est pourtant bien tiré en 1991 avec son Danse avec les loups (7 oscars), Le patient anglais en 1996 (8 oscars rendez vous compte !).

3 – Aimer la guimauve. Miss Daisy et son chauffeur (1990) qui envoie Les affranchis de Scorces dans les cordes, Shakespeare in love (1999).

4 – Ou la guerre. Le seigneur des anneaux , Gladiator, Brave heart, Liste de Schindler, Platoon, Voyage au bout de l’enfer, Patton

 

Bonus

Etre sur le point de mourir et si possible dans l’année, est très bien vu par l’éminent jury. Henry Fonda en 81 (décès 1982), Federico Fellini décèdera la même année que son oscar (1993), Howard Hawks en 74 (décès 77), mais la palme revient au réalisateur indien Satyajit Ray en 1992 (décès quelques semaines après). Nous verrons avec la cérémonie 2009 si un oscar posthume sera distribué à Heath Ledger, ce qui dans l’hypothèse probable où cela arrive, confirmera la tendance actuelle des bons sentiments et le consensuel de l’évènement

 

Pour synthétiser ce pamphlet qui n’en est pas un, les films, acteurs, scénarios, récompensés sont évidemment d’une qualité très nettement inférieure à celle que l’on trouve en comparaison dans des festivals comme ceux de Cannes ou de Venise. Faut-il s’en offusquer? Non, car « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », et libre à chacun d’y apporter ou non un quelconque crédit. Les oscars sont avant tout une vitrine du cinéma américain, ils sont là pour faire vendre, le label est connu, il fonctionne, les ménagères de plus de 50 ans aux glandes lacrymales sensibles le respectent, les plus jeunes y voient là une institution à laquelle ils attribuent sans sourciller une légitimité. L’important reste de ne pas faire de films pour obtenir la statuette, ceux qui le font sont de toute façon vieux et connus et n’apportent souvent plus rien au cinéma depuis bien longtemps; les autres auront les pires difficultés à terminer leur film pour ne pas avoir à y penser.







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