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The Club

22092009

Danny, jeune homme lâche, faible, pauvre et divorcé tente de retrouver confiance en lui par la boxe, son nouvel emploi de videur et ses nouveaux amis. Tout un programme !

The Club

Tout ce qui suit sera à relativiser par le fait qu’il s’agisse ici d’un premier film, qui n’annonce rien de bien grand certes, mais bon on lui pardonne pour cette fois-ci.

The Club se veut (ou sera comparé à) un film British à la veine sociale, une sorte de pâle copie d’un (mauvais) Ken Loach par certains points. D’un autre côté on pense aussi à un Trainspotting, pour un goût prononcé, mélange de sex, drug and rock and roll. Malheureusement, n’est pas Loach ou Boyle qui veut. Le film est en effet plombé par de lourds poncifs, frôlant et dépassant le ridicule. Des dialogues bidons, des personnages caricaturaux et pseudos cools (on attire la jeune clientèle comme on peut) à en hurler de rire, un videur philosophe crédible comme l’Abbé Pierre en catcheur, une voix off emmerdante, des acteurs de troisièmes zones, un scénar fait par des accumulations de coïncidences ou d’ellipses bien heureuses… Bref la vision du film est pour le moins éreintante.

Le plus dur est peut être ce ton vaguement moraliste qui ferait passer Walt Disney pour de la métaphysique, à moins que cela ne soit cette apologie à peine voilée du dépassement de soi par la force et la violence. Seul le twist final est bien amené, ce qui témoigne plus d’un talent de scénariste qu’autre chose. L’affiche n’annonçait rien de bon, c’est maintenant une certitude. Pour le même prix on regardera Pusher 1, 2 et 3.

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Fuori dalle corde (Out of Bounds)

28072009

Alors qu’il éprouve de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts, Mike, jeune boxeur italien, voit sa réunion de boxe annulée. Sans moyens et afin de s’en sortir il répond aux sirènes d’organisateurs de matchs clandestins. Sa vie prend alors une toute autre tournure, sa soeur le fout à la porte et squatte avec un « collègue » junkie …

Fuori dalle Corde

Le thème du film pourrait être : comment dans un monde « civilisé » en est on revenu aux temps des gladiateurs. Fuori dalle corde est un film sans paillettes, dans un style cinéma vérité, où tous les détails prennent de l’importance, où la vie ordinaire et sordide semble redécouverte par cette nouvelle génération de réalisateurs.

On a certes pas la justesse des images et des dialogues de Nicolas Winding Refn, le génie n’est évidemment pas donné à tout le monde, mais il est quand même agréable de redonner une chance à ce nouveau style de héros, d’anti-héros, de gagne-petit vraisemblablement élevés eux au cinéma des 80′s. L’époque a changé, ces héros également, comme dans les 70′s et l’époque des petites frappes Scorsesiennes, la rue est redevenue le décor principal, on se remet à parler de personnages.

Un film pas parfait (la chorégraphie des combats est sans plus, certains schémas sont quelque peu caricaturaux) mais l’oeuvre est sincère et correctement interprétée. Suffisant pour ne pas s’ennuyer.

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Taken

17072009

La fille de Bryan (Liam Neeson) est tout ce qui compte pour lui. Rien, ni son ex-femme, ni ses amis, ni son ex-job d’agent secret aux super pouvoirs ne comptent plus pour lui qu’un quart d’heure avec Kim. Tout va basculer le jour où, à Paris, elle l’appelle pour lui faire part en direct de son kidnapping. Résultat, 60 morts et un happy-end.

Taken

(Cet article est écrit sous l’emprise de stéréotype, une puissante drogue qui altère les facultés du spectateur, pour lui faire croire qu’un produit Besson est forcément de mauvaise qualité).

Pierre Morel à la caméra (Banlieue 13), Luc Besson au stylo, tout est réuni pour obtenir ce que l’on souhaite : un film à la facilité accablante, au scénario poussé au paroxysme de l’irrationnel, à la profondeur de personnage proche du zéro absolu, au (super)-héros à la Besson, un type lambda ou presque, qui s’avère être tout puissant et super malin, le personnage omnipotent avec une seule faille, car il faut bien créer l’empathie, véritable force crapuleuse de son auteur. Bref tout est too much.

On reconnaîtra, en battant notre coulpe que le début du film, nerveux et efficace laisse entrevoir un produit final plus intéressant. Mais non. D’où vient le succès du film alors (2/3 des personnes de votre entourage l’aura aimé à coup sur) ? D’une part de cette empathie qui permet à Luc, film après film de tisser sa toile emphatique du larmoyant, mais je me souviens aussi qu’à un plus jeune âge, j’avais aimé le Dernier Samaritain (vous vous souvenez le film avec Bruce Willis), l’absence de nuance et le manichéisme ambiant sont des choses que l’on ne voit pas à cet âge.

On pourrait encore s’attarder sur ce mythe de la force, de la self-justice ou d’une justice punitive, des thèmes qui ont toujours permis de manipuler les masses, mais ça en est déjà trop pour ce film. Certains réalisateurs tirent leurs spectateurs vers le haut, ce que l’on aime pas avec les productions Besson, c’est cette propension à faire l’inverse, et pour être honnête à nous engrosser un simulacre de plaisir.

Au choix, un film d’action moyen un peu bébête (un Jason Bourne en moins bien), ou un film fascisant racoleur. Vu que le bonhomme n’a pas l’air si méchant que ça on penchera à taton vers la première solution. Un gros succès au Box Office.

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Frost Nixon

31032009

David Frost, présentateur de talk-shows à succès en Grande-Bretagne et en Australie, décide d’interviewer Richard Nixon suite à la démission de ce dernier après les affaires du watergate. 4 émissions vont être consacrées à cette interview.

Frost Nixon

L’histoire d’un combat de boxe télévisuel. Alors c’est un film à l’américaine, à la Ron Howard on serait tenté de dire. La structure du film fait penser à celle des Incorruptibles (une personne décriée s’attaque à un « intouchable », puis compose son équipe, se prépare …), avec tous les clichés qui vont avec, le groupe qui est proche de l’explosion, où soit on l’aime soit on le quitte, les persos sont exagérés et Nixon (Franck Langella) dont on loue à droite à gauche l’interprétation est sur-joué au possible.

Sous la forme d’un documentaire, inutile et uniquement à but didactique, Ron Howard nous distille ses dialogues pompeux avec sa finesse habituelle. Extrait : « Parce que les projecteurs ne peuvent briller que pour un de nous deux ». Wao ! 35 scénaristes pour pondre une phrase comme ça toutes les 3 minutes, ça laisse rêveur.

Ceux qui aiment Ron Howard (que Dieu prie pour le salut de leur âme), reconnaîtront les thématiques chères à son auteur, l’histoire d’un homme (presque) banal qui se verra donner une chance de tutoyer les plus grands (De l’ombre à la lumière, En direct sur Ed TV, Un homme d’exception…) et où « avec de la volonté tout est possible ». Ce qui est certain c’est que de son passage à Happy Days, Ron en aura gardé la mièvrerie.

Pour contrebalancer ces nombreux défauts, Michael Sheen (Frost) joue très bien et avec justesse, Howard connaît son métier et le film n’a pas grand chose à se reprocher sur la forme, le thème du débat est agicheur mais pour le fond vous en savez assez.

Bref, pas le film annoncé. La bande annonce suffira.

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L’horreur/Gore des genres stériles en talents ?

27032009

Si le postulat énoncé dans le titre vous parait juste, cet article est fait pour vous et lisez bien attentivement ce qui va suivre. Ce type de film a souvent été pris comme le parent pauvre du cinéma, alors qu’à y regarder de plus près, certains des grands d’aujourd’hui, ceux qui alignent au minimum 8 zéros avant la virgule au box office à chaque film, sont passé par là. Souvent en restant dans le domaine plus large et moins décriée qu’est le cinéma fantastique, mais pas toujours et heureusement.

James Cameron.

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Comment a-t-il commencé :Découvert comme tant d’autres par Roger Corman, il officie comme directeur artistique sur quelques oeuvres « mineures » (Les Mercenaires de l’espace, Galaxy of Terror…) avant de se voir confier la réalisation (attention ça va briser le mythe) de (roulement de tambours) Piranha 2 : Les Tueurs Volants

Succès prévisible ? : Si l’on se fie au succès et à la qualité de Piranha 2, on serait tenté de dire non, mais il faut savoir que sur ce dernier film, il n’aura jamais le controle exclusif au montage, et qu’il reniera ce film par la suite. A néanmoins travaillé sur les effets spéciaux de New York 1997.

Et par la suite : Terminator, Aliens le retour, Abyss, Terminator 2 et Titanic. Que du très très lourd et avouons le du très bon dans l’ensemble.

 

Sam Raimi.

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Comment a-t-il commencé : Tout commença en l’an de grace 1981, avec la sortie du vénéré Evil Dead, film d’horreur très gore qui aura Evil Dead 2 et 3 pour suites, plus accées sur le second degré. Avec des budgets ridicules il a réussit a se faire un nom et même a avoir la très bonne idée de mettre Joel Coen dans ses valises.

Succès prévisible ? : Oui, oui, et encore oui. Ce sens de la caméra, très peu l’ont, et alors que la « mode » des super héros n’est pas encore véritablement lancée, il réalise dès 1990, Darkman, un film qui augurera de ce qu’il fera avec la franchise Spiderman.

Et par la suite : Il alternera les genres, du western vitaminé avec Mort ou Vif (Sharon Stone, Di Caprio, Russel Crowe, Gene Hackman…) au polar avec Un Plan Simple. Mais sa carrière va prendre un tournant décisif avec la sortie de la trilogie (pour le moment)Spiderman. Si tout n’est pas parfait dans cette série, retenons que le 2 est d’un nouveau très satisfaisant.

 

Peter Jackson.

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Comment a-t-il commencé : 4 ans, 11 000 $, et une dizaine de personnes, voila ce qu’il a fallu à Peter pour réaliser son premier film, le bien nommé Bad Taste. Des extraterrestres envahissent la terre, ils prennent l’apparence d’humains pour les « moissonner » et les utiliser dans leur Fast Food. Un film qui à la manière d’Evil Dead, confirme le talent du Néo Zelandais, et son génie à tirer profit du four de sa maman (là où sont réalisés les masques – d’où la forme carrée) et de quelques pots de ketchup.

Succès prévisible ? : Succès absolument inespéré, et en partie du aux qualités de son troisième film (toujours un film de genre) Braindead et ses 300 litres de sang rien que pour la scèen finale. Sa touche humoristique a par ailleurs permis au genre de se démocratiser.

Et par la suite : La suite vous la connaissez tous, Le Seigneur des Anneaux, et King Kong, Peter Jackson est devenu un dieu vivant dans son pays, non pas parce que la Nouvelle Zélande a déclarée reine les épreuves de sumo, mais bien parce que désormais tout le monde sait placer ce petit pays sur une carte.

 

Brian De Palma.

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Comment a-t-il commencé : Un autre de plus découvert par Roger Corman. Ses premiers films, avec entre autres Bob De Niro, passent inaperçus, et le succès n’arrive finalement qu’avec Soeurs de Sang, petit film d’horreur où les obsessions de Brian sont déjà bien affirmées (le trauma et la duplicité du personnage). Suivront quelques autres films « horrifiques », Carrie, Furie qui finiront de le propulser comme le réalisateur en vogue.

Succès prévisible ? : Même s’il est facile de oui  à contre coup, la vision de Soeurs de Sang ne laisse aucun doutes quant aux talents de son géniteur. Le film horrifique n’a été qu’un moyen, il est probable qu’il aurait inévitablement réussi à percer indépendamment du genre.

Et par la suite : Scarface, L’Impasse, Les Incorruptibles, Pulsion, Body Double, que du bon, alors certes le soufflet est un peu tombé, mais quelle carrière !

 

Alors oui, vous me direz qu’ils est plus facile de tirer son épingle du jeu dans ce genre de cinéma où la concurrence est moins lourde, et que ces réalisateurs ne sont pas revenus (pour le moment !) à leurs premières amours, mais admettons les séries B et (parfois) Z horrifiques  comme du cinéma, et ne boudons pas notre plaisir à découvrir le Peter Jackson de demain. Et puis tant qu’on est lancé, une dernière image pour la route.

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Mais qu’est ce, mais qu’est ce, mais qu’est ce qu’ils attendent pour …

17022009

… arrêter de faire des films. Si dans un précèdent article il était nécessaire de rendre hommage a certains réalisateurs se faisant trop absents, il convient aujourd’hui de nous attaquer a l’espèce opposée : le tâcheron sur-actif. Celui dont on entend parler chaque mois dans son numéro de Première, celui qui est le roi du box-office, mais qui pour cela, n’hésite pas a mettre sa déontologie de cote. retour sur le Top5 du moment :

 

1. Joel Schumacher

Qui : Joel Schumacher
Son crime : Ils sont nombreux : avoir tue Batman avec 2 épisodes dépassant le grotesque, avoir réalisé (entre autre) : Le droit de tuer, Chute libre, 8mm, Personne n’est parfaite, le Nombre 23 …
Nombre de films sur les 10 dernieres annees : Trop, soit 7

Ses particularités: Avec des thématiques voyeuristes et tapageuses, difficile de ne pas voir en lui en crasseux réactionnaire.

Raisons d’espérer: Aura 70 ans cette année, le bon moment pour prendre sa retraite et couler des mojitos aux Bahamas.
 

2. Michael Bay

Qui : Michael Bay

Son crime: Rencontrer le succès a chacun de ses films. Et accessoirement avoir realise Pearl Harbor, un des plus mauvais films des annees 2000.

Nombre de films sur les 10 dernieres annees : Trop, 6. 

Ses particularités: Le blockbuster ultime, celui qui a du potentiel, qui est presque bien fait, mais qui n’atteint aucune attente si ce n’est celle de la bêtise. The Island en est le meilleur exemple, un film idiot pour les idiots avec un sujet intéressant. Autre particularité, Monsieur est fan de pyrotechnie, attendez vous donc a voir des voitures exploser.

Raisons d’espérer: Il n’a pas eu encore son premier bide (financier).

 

3. Roland Emmerich

Qui : Rolland Emmerich
Son crime : Cet allemand ferait un parfait porte parole des USA, l’imperialisme americain incarné(ID4). Lorsqu’il pense faire dans le lyrisme il tombe, malheureusement pour lui, dans le grotesque.Un realisateur de serie B qui a pris trop vite du galon.

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, soit 5

Ses particularités : Son film se résume généralement en une bande annonce, toujours plus spectaculaires les unes que les autres. Son credo : la demesure.

Raisons d’espérer: Un autre echec (apres celui de 10000 BC) le condamnerait a une descente en seconde division, et ici on vote pour.

 

4. Luc besson

Qui : Luc Besson

Son crime : La ce sont plus ses productions (les series des : Taxi, Banlieue 13, Transporteur …) qui sont en cause (quoique certaines de ses realisations comme Angel A, 5ieme element…). Le produit bat de gamme recyclé jusqu’a plus soif, les films de beaufs, par les beaufs, pour les beaufs. Michael Bay a coté passerait pour Stanley Kubrick.

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, beaucoup trop, il a signé25 scenari lors de cette periode, et je ne compte pas le nombre de prods !

Ses particularités : Des films, betes, crasses, aux ideologies simplistes et reductrices a souhait, qui, si l’on n’accordait pas le benefice du doute a Luc Besson, passeraient pour vaguement fascisants.
Raisons d’espérer: La crise.
 

5. Postal
Qui : Uwe Boll
Son crime : On pourra aimer son cote provocateur (Postal) mais le reste de sa filmo est tout sauf a sauver. Meilleur sur le ring face a ses detracteurs que derriere une camera (plus d’infos ici).

Nombre de films sur les 10 dernières années : Trop, soit une dizaine.
Ses particularités : C’est specialisédans l’adaptation de jeux videos (House of the dead, Alone in the dark…), alors que de son propre aveux, il n’a jamais étéinteresse par ces sujets.Un des réalisateurs les plus détestés sur le Net.
Raisons d’espérer: Le jouissif Postal, aussi idiot qu’improbable, tout proche d’une production Trauma.

 

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