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Les Immortels

11032012

Hypérion et son armée mettent la Grèce à feu et à sang.
Thésée, le malheureux, se met sur sa route; en chemin il rencontre Phèdre, une oracle carrément canon, et deux porte-flingues qui l’aideront. Sa quête : arrêter Hypérion et éviter que Dieux et Titans ne se foutent sur la gueule.

Les Immortels dans FILMS les-immortels

Avec Tarsem Singh, on le sait, on n’est jamais à l’abri d’un déluge visuel (The Cell, The Fall sont là pour en attester). Une sorte d’hémorragie visuelle stylisée, contrôlée et volontairement « too much ». A côté de, Zack Snyder passe pour un peinturlureur de bac à sable. S’ils ont probablement une certaine parenté (cf leur background californien), Tarsem possède encore ce que Zack n’a plus depuis longtemps, le pouvoir de rendre ses films présentables et de ne pas donner la malheureuse envie de chercher un sac à vomi sous son siège. La ralenti est toujours présent, mais il est mieux utilisé (difficile de faire pire que Sucker Punch) et la beauté des décors et des arrières plans est toujours à couper le souffle. Rien que pour cela on pourrait se contenter de conseiller la vision du film. Sur ses 3 films réalisés, il n’y en a aucun de laid et si la surenchère est parfois un peu maladroite (kitch diront certains), elle va finalement assez bien avec l’univers et le personnage, le côté indien très certainement. Les thématiques de divinités et de classes n’y étant également pas étrangères.

Seconde bonne raison d’aller voir ce film (comme si de nos jours s’installer dans son salon constituait l’action « d’aller voir un film »), il a été défoncé par la critique voyant là un 300-like gonflé aux hormones avec une bande annonce ne rendant pas hommage à un film dont l’intérêt réside sur sa beauté contemplative. On est quand même presque dans de la peinture. Mais bon, accumuler des plans d’un dixième de seconde est apparemment devenu une sorte de nécessité. Pour revenir à la critique, elle ne comprend pas ce genre qu’elle ne s’autorise à apprécier. Mais pourtant, comment dire non au fils caché de Conan (on pense à la scène avec sa « reum »), du Seigneur des Anneaux (en plus jouissif) ou même de 300 (en version plus mythologique) ? Pourquoi se refuser un tel plaisir ? Pourquoi réfréner ses ardeurs ou cacher son ignorance ?

Autre point qui fait la différence avec certains de ses petits copains, la mythologie sert ici astucieusement de socle à une histoire qui se suit beaucoup plus facilement qu’il ne pourrait y paraître. Les mythes de Thésée, des Titans ou des dieux grecs s’entrecroisent pour donner lieu à un mélange des genres tout aussi exquis qu’il fait du neuf avec du vieux. Mais pourquoi donc se faire chier avec des supers héros alors qu’on possède les dieux grecs ? Bordel.  C’est très malin, ça laisse un champs d’action gigantseque et seuls les aigris de l’hypothalamus où les inconditionnels vétilleux de la Grèce antique s’en plaindront.

Chez les acteurs qui sont assez secondaire et dont seul le visage a de véritable intérêt, Mickey Rourke fait naturellement un très bon vilain, Freda Pinto est au contraire une bien gentille fi-fille, on a droit pour le reste aux habitués des salles de gym de L.A. (Stephen Dorff étant moins chiant qu’avec Sofia Coppola).

Sinon, pour résumer, la morale de l’histoire c’est que les gentils croient toujours en dieu, les méchants sont athés et les Dieux et bien ils aident parfois les gentils. Et oui, tout ne peut pas être parfait…

presquevraivaleur2 dans FILMS

 




The Ward

7092011

L’expérience perturbante d’une jeune femme, enfermée dans un asile, et terrorisée par un fantôme.

The Ward

Vous savez comment reconnait-on quelqu’un qui vieillit au cinéma ? Et bien c’est lorsque qu’il commence à faire comme les autres, quand son film ressemble à un produit télévisuel. Quand du statut de maître de l’horreur vous dégringolez à celui de de réalisateurs de masters of horror. Le concept n’est pas mauvais, c’est juste que quand on l’applique sur grand écran, et donc qu’on l’a étiré sur 30 min de plus et bien c’est pas très classe, et c’est même un peu triste si l’on prends en compte la frustration et la déception générées. Voila c’est dit, The Ward ne m’a pas convaincu. Il faut parfois un peu de temps pour accepter une oeuvre de John Carpenter, il en avait été ainsi pour Ghost of Mars, peut être (mais par quel miracle ?) sera-ce la même chose. On n’est certes pas dans du Sucker Punch, mais on n’est pas non plus dans du Rob Zombi. Le bon John n’aurait-il pas raté le train en marche ?

Alors peut-être que je me trompe. Peut-être qu’un jour, la prestation d’Amber Heard sera saluée comme révolutionnaire, peut-être que les films d’horreurs post-Ring paraîtront mieux que l’original, peut-être que les twist à base de schizophrénie seront un genre à part entière et fédérateur des plus grands réalisateurs du moment, peut-être que les fantômes cheap en latex seront tendances, peut-être se moquera-t-on de l’absence de la moindre vraisemblances, de l’absence d’humour, d’histoire … Peut-être que John Carpenter n’est pas fini…

Il arrive que des pitchs simples s’avèrent truculents, ici ce n’est pas le cas, le pitch simple est trop simple. On est totalement dans dans de la série TV, John C. est devenu un produit de consommation courante qui s’avale et se digère aussi vite qu’il s’oublie. Les plans ne sont pas trop laids, mais le discours est vide, il n’y à rien à dire et vu qu’on ne frissonne pas une seule seconde, et bien on s’emmerde, et on a la dent d’autant plus dure qu’on a apprécié le réalisateur par le passé (je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler sa filmographie). Ultime poignard planté dans cette plaie béante qu’est notre désolation, Carpenter ne compose même plus la musique. Tout un symbole.

On se consolera en pensant, le soir, en s’endormant, à Amber Heard, qui est à peu près aussi belle qu’elle est mauvaise actrice.

Si tout n’est pas à jeter heureusement, entre nous, il ne serait pas de JC (des initiales qui claquent) c’est un film dont on n’aurait jamais parlé.

valeurdevenir.bmp




Sucker Punch

25072011

Une jeune nana, qui a des couettes et une jupe, se retrouve enfermée dans un asile de fou. Dans 5 jours elle se fera lobotomiser. 5 jours c’est donc le temps qu’il lui reste pour s’évader, pour de vrai ou par la pensée.

Sucker punch

Je viens de me rendre compte d’une chose (il était temps), c’est qu’on peut tous se tromper, vous, moi et même les Sam. J’ai cru un temps que le dénommé Zack Snyder allait faire partie de la génération qui compte à Hollywood. Je me suis trompé sur toute la ligne, s’il compte, c’est uniquement les billets de banque qu’il s’empresse d’encaisser à mesure qu’il se vautre de plus en plus grassement dans la médiocrité.

On pouvait trouver certains alibis à l’armée des morts (un remake de l’œuvre maitresse de Romero qui serait contre), à 300 (après tout on peut voir cela comme un trip jouissif pour décérébré) ou encore à Watchmen (une bite bleue géante sur grand écran fallait oser), mais là, plus de doute. Snyder se la joue bauf, ou bœuf, c’est selon. Prend-il son public pour un con, ou son public l’est-il vraiment ? Sucker Punch, c’est l’empilassions improbable de tous les tics visuels merdiques qui polluent le cinéma actuel. Du ralenti inutile à 3 millions de dollars aux remakes balourds de tubes de Manson ou des Pixies, en passant par ses nanas aseptisées au charisme de poulpes desséchés. Le cinéma n’a jamais été aussi prêt du clip, Avril Lavigne n’a jamais été aussi proche de faire du cinéma. Il y a une expression qui dit ‘’faire l’âne pour avoir du foin’’, Snyder se la réapproprie et la modifie, ‘’faire le bœuf pour avoir du blé’’. Snyder a un talent, celui d’être le représentant d’un nouveau cinéma, toutes les époques ont du avoir leur tâcheron, Zack est celui de ce début de siècle.

La fin du film n’est heureusement pas aussi mauvaise que le début (comment cela aurait-il pu être possible ?), mais ça reste bien peu pour se consoler d’avoir consacré tant de temps et tant d’Hadopi’s risks pour cela. N’est pas Fincher qui veut. Du cinéma qui n’a rien à dire, qui se la pète et qui est markété au possible, dans toute sa splendeur – avec au hasard pour cible des geeks pré-pubères frustrés et incultes. Seul le directeur de la photo s’en sort avec les honneurs, mais bon ça fait longtemps que Snyder ne se limite plus qu’à empiler une succession d’images esthétisées avec pour ambition de faire passer cela pour du cinéma. Une date pour l’histoire du cinéma mais pas forcément une bonne.

faussesvaleurs.bmp







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