Italian for Beginners

1112012

Dans une ville du Danemark, le quotidien de six personnages s’entrecroise, notamment dans un restaurant, une église et un cours d’italien pour adultes.

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Je ne sais pas si vous faites comme moi, mais quand on me parle du Dogme 95, je m’empresse toujours dire que c’est génial, que Lars Von Trier est grand, que l’idée est brillantissime, et puis je dis vite au revoir et je repars regarder le replay des derniers épisodes d’Hollywood Girls 2. Mais aujourd’hui, en exclusivité, je peux lâcher le morceau, sous couvert d’anonymat, ne souhaitant pas jeter le trouble, l’embarras et le bannissement de ma famille, du dogme, mis à part Les Idiots et Festen, je suis bien incapable de sortir un troisième titre qui m’a fait dire, OH PUTAIN TROP BIEN LE DOGME 95. Car, d’une, plus personne ne parle comme ça de nos jours et de 2, je n’avais pas encore vu le film qui pouvait justifier un enthousiasme tel pour ce fameux traité abandonné à peu près aussi vite par ses créateurs.

Alors autant dire que ce Italian for beginners, est resté un long moment sur mon disque dur entre Tarkovski, le dernier film iranien présenté à Cannes et tout un tas de films dont les noms ne m’évoquent plus rien, si ce n’est que je dois absolument arrêté de me fier à un simple titre pour lancer des téléchargements, et quand je dis cela je ne pense pas à Abraham Lincoln et Buffy chassent les Vampires.

Mais, après tout, c’est bien connu, un film dont on attend rien, c’est au pire, 5 minutes de perdu jusqu’à qu’on ait appuyé sur STOP, ou alors, et c’est le cas ici, une chouette surprise (ce langage aussi est désuet).

Sous son gros grain qui tâche autant qu’un vin de pays de l’aude, se cache une putain d’écriture cinématographique, des portraits assez géniaux et, et c’est le plus important, un humour géniallisime, assez proche du Director de Lars Von Trier, et assez proche de l’idée que je me fais de l’humour Danois. Malheureusement, n’ayant passé que 24h de ma vie au Danemark et n’ayant jamais parlé à un danois, je ne peux vous dire si je vise juste ou pas.Ce que je peux dire c’est que ce film doit être vu de toute urgence.

Le film le mieux écrit et le plus drôle depuis l’arroseur arrosé, c’est une certitude. A y réfléchir de près, ça en devient presque gênant de voir la talent qu’il y a magnifier le moindre détail pour le rendre essentiel. Chaque idée est brillante, tout est d’une absurde logique implacable et cela reste human after all, comme dirait daft punk.

L’histoire de la vieille gloire locale qui a joué contre la juventtus de turrin, qui a cottoyé quelques italians, qui est sur le point de se faire virer mais qui finalement parle italien… du génie. Le pasteur qui roule en mazeratti (ou ferrari), génialement drôle. Un régal. Foncez !

 

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Margin Call

13102012

Et si la crise m’était contée ?

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Et bien on montrerait ce film et cela en ferait une parfaite introduction. Je pense même sans prendre trop de risques que c’est ce que l’on fera dans 30 ans pour évoquer cette histoire des subprimes du début des années 2000. Paul Valéry disait  » ce qui est simple est faux; ce qui est complexe est inexplicable », Margin Call a donc ce grand mérite de naviguer entre les 2, présenter une vision plus ou moins réaliste et accessible malgré tout. Romancer tout en instruisant sur un fait majeur de notre époque. Une sorte d’équivalent aux films ricains à l’époque du watergate. Oliver Stone a fait une suite à son très bon Wall Street, il aurait mieux fait de produire ce film…

Ce qui rend le film passionnant et fascinant c’est ce huis clos, ce quasi temps réel, cet univers si confiné dont une grande partie de la planète dépend pourtant. L’avenir de la finance et donc de millions de gens se jouent sur quelques écrans d’ordi, 3 modèles mathématiques et 4 coups de fil. La machine devient folle, elle se détraque et plus rien ne semble pouvoir l’arrêter. Chez Marvel ce serait une histoire de savant fou qui perd le contrôle de sa créature, chez Descartes ce serait une histoire de science et de conscience, malheureusement ici il n’y a ni super-héros pour sauver la situation, ni de super philosophe, seules des formules mathématiques que l’on ne maîtrise pas et que l’on comprend à peine.

Et dans cette crise qui se profile et qui affectera le monde il faudra que ses hommes, qui assistent aux prémices de la catastrophe, trouve leur compte sauve leur peau et pourquoi s’en tire à bon compte pour certains. Jouer sa propre prestation au détriment de l’intérêt public. Que fait-on de sa conscience ? Kevin Spacey a semble-t-il décidé de l’enterrer.

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Avengers

20052012

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents.

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Avec semble-t-il le plus gros démarrage au box office US de tous les temps, Avengers a fait le pari, additif, de joindre 4/5 super héros  comme autant d’agents multiplicateurs de dollars. Et si cette entreprise au long cours (avec pour préliminaires Thor, Hulk 1 & 2, Iron Man 1 & 2, Captain America) ne devait se résumer qu’à une seule équation ? Quelle serait-elle ? Avengers – Iron Man < ou = 0.

Car malgré les formes généreuses de Scarlett (même si la vrai nana du film est Gwyneth) et les effets visuels sympatoche qui accompagnent Hulk dans ses belles oeuvres (assez jouissif reconnaissons-le) le film ne serait pas grand chose sans Iron Man et son interprète. Acteur évidemment plus charismatique que Chris Evans (Captain America), mais aussi personnage heureusement là pour apporter une touche d’ironie et de cynisme dans cet univers trop simplet pour résister au sérieux. Pour rappel les gentils tentent d’empêcher les méchants de faire péter la belle planète bleue. Ça resterait au ras des pâquerettes si Iron Man n’utilisait pas ses réacteurs pour faire récoler un peu l’ensemble.

Film étonnement encensé, il n’est pourtant clairement pas le film du siècle, clairement pas le meilleur film de super héros , mais un divertissement honnête qui semble plaire tant aux fans qu’aux profanes, la réalisation musclée étant surement son principal atout.

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2 Days in Paris.

3042012

De retour d’Italie, Marion, la française, et Jack, l’américain, s’arrêtent 2 jours à Paris chez les parents de cette dernière.

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2 Days in Paris, c’est super frais, super rythmé (on croirait du Bref en bien et avant l’heure) et surtout super bien écrit, il n’y a qu’à voir les dialogues aux petits oignons pour le comprendre. La réalisatrice, scénariste, productrice, compositrice et actrice, Julie Delpy, est décidément très talentueuse, difficile de dire d’elle que ce n’est pas une artiste accomplie (contrairement à d’autres acteurs ayant des velléités de réalisation). La Comtesse en était pourtant une preuve magistrale, 2 Days in Paris ne fait que le confirmer.

Dès le départ, et cela peut effrayer (j’ai attendu 5 ans avant de voir le film), 2 Days in Paris est confronté à un problème de taille, comment traiter le sujet le plus commun du cinéma, une histoire d’amour, dans la ville la plus clichée qui soit ? La réponse est simple, avec humour, détachement et originalité. Le film puise sa force dans son énergie, sa modernité, le film est fait dans l’urgence, les plans sont sur le vifs. On est dedans et pourtant il y a une totale maitrise. Fraîcheur, vitalité et maîtrise, 3 termes pas souvent faciles à orchestrer. Mais avec cet humour corrosif que rien, ni aucun sujet ne semblent pouvoir arrêter, et bien on surmonte les pires écueils.

Et puis Delpy sait raconter une histoire, passer sur l’essentiel pour s’arrêter sur des détails qui n’en sont jamais vraiment. Comment juger quelqu’un autrement que sur sa gestion du détail ? La gestion est ici excellente et témoigne d’une compréhension et d’une restitution de l’humain supérieure à la moyenne. Une chose ne trompe pas, et cela prouve l’intelligence de JD, c’est la facillité avec laquelle elle arrive à faire coexister 2 langues, 2 pays et plusieurs nationnalité. Il n’y a en général rien de plus casse gueule (en général casting international = foirage en règle) et elle sort avec les honneurs (on passera sur quelques seconds rôles assez moyens).

Au final, regarder 2 Days in Paris c’est comme regarder un Woody Allen dans lequel le couple serait joué par Woody (génial Goldberg en amerloc hypocondriaque) et Larry David (JD pour cette prestation haute en engueulades en tout genre). A se demander si JD n’est pas la réalisatrice la plus intéressante en France, à se demander si je vais pas aller voir 2 Days in NY au cinéma ?

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L’ennemi intime

28032012

La guerre d’Algérie vue celui qui a réalisé des clips d’Alliance Ethnik (souvenez-vous le groupe à qui l’on doit  Simple et funky, Respect et Honesty et Jalousie).

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C’est un cas classique, confronté à un obstacle trop haut on finit toujours par se casser le nez et parfois les dents, et vu ce que remboursent les mutuelles c’est quand même super emmerdant. Emillio Siri dont on parle tant en ce moment avec la sortie de Cloclo, en est un bon exemple. Spécialiste du film d’action décomplexé, il livre avec ses 2-3 premiers films (Nid de Guêpes remake d’Assault de Carpenter, ou Otage avec Bruce Willis) deux films de genre qui avaient le mérite de proposer ce qu’on était en droit d’attendre de ce genre de production. Du rythme, de la pyrotechnie et une réflexion laissée au stade de l’émotion, mais jamais plus loin.

Malheureusement, intention louable ou pas, raconter la Guerre d’Algérie pour un français c’est tenter de refaire le coup des films sur le vietnam, ça lorgne vers Platoon ou Apocalypse Now, mais le catastrophique Bemoit Magimel (qu’il est mauvais!) n’est pas Martin Sheen, Dupontel n’est pas Brando et Aurélien Recoing jouant un commandant c’est tellement surjoué que ça en est presque drôle.

Aidé par l’historien Patrick Rautman, on sent bien que le film tente de ménager la chèvre et le choux, raconter une histoire méconnue, ne pas faire fuir le public et tenter de faire un produit pas trop repoussant.  On voit sans peine où Siri veut nous emmener mais avec une finesse d’esprit proche de l’infantilisme. On se retrouve donc face à cette chose super didactique (bonjour les poncifs), super caricaturale et terriblement éloignée de ce qu’il est capable de faire : produire des images sans son et si possible sans autre intention que celle de divertir. De toute façon il y a des points qui ne trompent pas, scénaristiquement un film qui n’avance pas est toujours chiant.

Si vous êtes prof d’histoire au collège, que vos gamins se font chier, qu’ils ont redoublé 5 fois et qu’il connaissent par coeur Rambo 3, à la rigueur vous pourrez songer à le leur montrer. Vous profiterez des 111 minutes du film pour fumer des clopes et boire des cafés avec vos collègues. Pour les autres fuyez, à moins que ne vouliez apprendre qu’il y a eu des morts pendant cette guerre, que certains français étaient sympas, d’autres moins et que les algériens étaient dans dans proportions similaires.

Seul bon point, l’affiche ressemble à celle de Brokeback Mountain, et c’est un peu rigolo.

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Un film d’action aussi raté que son intention historique est mal exposée. Autant trouver un bon doc sur le sujet.

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P.S. Qui aurait une idée d’ailleurs d’un bon film français traitant  d’un conflit armé ? des films de Pierre Schœndœrffer ?




Un monde sans femmes

28032012

La vie en Picardie c’est pas la joie, aussi quand arrive la période des vacances et des premiers vacanciers, le village revit et c’est l’occasion pour Sylvain, un trentenaire à l’allure unlikable au possible, de faire la rencontre de deux belles nanas.

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Un monde sans femme, c’est la découverte d’un acteur (l’EXCELENT Vincent Macaigne), d’un cinéaste (Guillaume Brac), d’un corps (celui de Constance Rousseau – bonjour les nuits agitées !) et d’un format trop souvent oublié, le moyen métrage. Devant tant de films qu’on gonfle et à qui l’on rajoute un prothèse de 20 minutes supplémentaires dans l’espoir d’une exploitation en salles, Un monde sans femme prouve qu’on peut arriver à sortir en salles, trouver un public et faire du très bon cinéma sur une histoire simple, des moments anodins et des bons acteurs. Le temps est ce qu’il y a de plus précieux au cinéma et de plus difficile à maîtriser, cela fait toujours plaisir de rencontrer des cinéaste qui l’on compris (en espérant que le budget ne soit pas la cause de tout cela, et puis même si c’était le cas après tout…). Le film commence et se termine de façon abrupte comme pour coller au mieux ces vacances en forme de parenthèses enchantées et mélancoliques.

Ce film,  évidemment si vous avez la chance de le voir, c’est du cinéma à l’ancienne. Du cinéma d’auteur qui s’attache à ses personnages sans pour autant leur faire porter une responsabilité autre que ce qu’ils sont. Faire cela sans têtes d’affiche, sans vulgarité, sans sentimentalisme (…) et sans concept racoleur à la con, ça finirait presque par relever de la gageure. Et pourtant cela semble encore possible et ce film semble nous le prouver à chaque plan.

S’il n’y avait qu’une raison de voir le film ce serait Vincent Macaigne. Il n’est pas étranger à cette réussite, et son personnage de looser attendrissant, un Bernard Menez arborant des t-shirt de Ben Stiller est décoiffant de sincérité. Avec lui les silences parlent, avec lui on sourit bêtement.

Bref, c’est frais, un brin minimaliste et c’est ce qu’on pourrait appeler une comédie sentimentale. Une vraie, celle où on se marre, où on s’attendrit et l’on tente de capter l’essence qui se dégage de l’humanité des personnages .

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