Roadracers

25082009

David Arquette s’emmerde dans sa petite ville; heureusement il fume des clopes, a une jolie pépé (Salma Hayek) et un pote déluré. Entre autre occupations il joue de la guitare et se prend le bec avec le fils du Shérif.

Roadracers

Ça fait parti des films (TV film même) que l’on regarde par curiosité, pour savoir ce que faisait tel réalisateur (Robert Rodriguez) dans ses premières heures. Ca fait parti de ces films où il ne se passe rien, et où l’on finit par comprendre le personnage principal, on s’ennuie.

Ça commence comme un American Graffiti (Georges Lucas) et ça joue dans la mouvance d’un Sailor et Lula, mais que c’est long et pas toujours très efficace. Quelques fulgurances de temps à autres, lorsque la caméra bouge un peu et que le montage s’accélère (vers la fin) qui sont ses principales qualités, on serait tenter d’accrocher, puis vient le moment où l’on retombe dans le TV film, où les tentatives d’humour sont vaines, un TV film un peu mieux fichu que la moyenne mais pas suffisant malgré tout.

Bonne prestation de David Arquette, qui mériterait pour ce rôle l’oscar du meilleur fumeur.

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Les 5 pétages de gueules les plus retentissants

24032009

Nous vivons dans un monde de brutes, aussi il n’y a qu’à regarder le cinéma pour s’en persuader. Aujourd’hui, une figure imposée quand on est, ou quand on se veut grand acteur : l’éclatage de gueule. Petit Top 5 sur les plus marquants de ces 20 dernières années. Attention cet article est susceptible de recréer des pulsions violentes chez les plus faibles d’entre vous.

N°5 Nicolas Cage dans Sailor et lula.

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N°4 Edward Norton dans American History X

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N°3 Robert De Niro dans les Incorruptibles

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N°2 Sergi Lopez dans Le Labyrinthe de Pan

le labyrinthe de pan
envoyé par aurelien_78

N°1 Albert Dupontel dans Irreversible

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Ont échappé à ce classement : Joe Pesci (il était mensionnable pour l’ensemble de son oeuvre) et la scène dite du « magasin » dans le récent The Chaser.

N.B. Toute l’équipe de Fausses Valeurs (17 personnes) tient à s’excuser pour le langage ordurier et le caractère racoleur de ce post 

 




Alex de la Iglesia – Qui c’est celui là?

3022009

Si vous n’habitez ni en Corrèze, ni sur Mars, vous le savez depuis maintenant 5-6 ans, le cinéma hispanique est un des plus influent du moment. D’Alejandro Amenabar (Tesis, Ouvre les Yeux), à Guillermo Del Toro (Labyrinthe de Pan, L’échine du Diable), en passant par l’immanquable Pedro Almodovar (pas de liste pour lui, faut quand même pas déconner). Il n’est plus un mois sans que l’on parle du dernier film hispanophone à la mode (REC, l’Orphelinat, Darkness …). Le plus souvent film de genre, ce cinéma inventif a vu passer entre ses gouttes, à tord, un réalisateur trop peu connu du public : Alex de La Iglesia. Ce réalisateur au physique Peter Jacksonien est l’auteur de nombre de bons moments sur pellicules; réparons l’injustice et consacrons lui quelques lignes, avant que cet horrible système ne finisse de le pervertir jusqu’à la moelle.

 

 action mutante

Accion mutante (1992)

Des handicapés reclus de la société décident de se vanger en lançant des actions terroristes. Du grand guignol comme on l’aime, de la série z décomplexée qui ne se prend naturellement pas au sérieux avec des séquences hallucinantes, comme ce gunfight final. Un OFNI.

le jour de la bete 

Le jour de la bête (1996)

Un prêtre, persuadé de l’imminence de la fin du monde, s’allie à un drogué et à un présentateur TV pour provoquer le démon. On est ici dans la série B haut de gamme. Celle qui se fait plaisir, qui fait sourire et réfléchir. Avec ce film, De La Iglesia fait sa rentrée dans la cours de grands.

Perdita Durango 

Perdita Durango (1997)

Un Sailor et Lula barge (« quoi Sailor et Lula c’est pas barge? ») avec le génialissime Javier Bardem. Toi le sadique derrière ton écran, ce film est fait pour toi. Avec ce film De La Iglesia passe au rang de réalisateur sulfureux.

Alex de la Iglesia - Qui c'est celui là? dans REALISATEURS mes_voisins 

Mes chers Voisins (2000)

Dans un immeuble, un riche vieillard décède et les voisins font tout ce qui est en leur pouvoir (évidemment le pire) pour s’appropier l’argent. Un retour au source, pour un film assez proche du Jour de la bête, le côté fou-fou en moins. Son premier film grand public.

crime_farpait dans REALISATEURS

Le crime farpait (2004)

Le chantage sentimental et sexuel du responsable d’un meurtre crapuleux. Les 40 premières minutes sont tout simplement parfaites, ou comment atteindre sa maturité de cinématographe après son 7 ème film. L’outrance est mise en partie seulement (et heureusement) de côté au profit d’un cynisme plus affiné que d’habitude.

 

En un mot comme en 100, un réalisateur que l’on aime, même s’il est à craindre que le meilleur de sa carrière soit déjà derrière lui.

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Prestations d’exceptions, ou si vous ne deviez voir un film que pour un acteur

16122008

Le cinéma a cet avantage, sur d’autres arts mineurs, de ne pas se limiter pas au « bon » ou au « mauvais » mais à une somme de petits accessits tous susceptibles de justifier l’achat à prix coûtant de votre place de cinéma (car évidemment le téléchargement c’est mal !). Qu’on trouve le film ridicule, il devient un Nanar prêt à décrasser vos zygomatiques, le film est ennuyeux mais sa musique est délicieuse vous foncez sur IMDb et vous découvrez Howard Shore, vous avez le vice chevillé au corps, un plan pernicieux réveille vos ardeurs honteuses. Et parfois c’est le choc, la découverte, un acteur inconnu de vous (mais rassurez-vous, vous lui êtes aussi inconnu) crève l’écran plat de votre salon, et pourtant vous ne lui en voulez pas, vous l’aimiez bien votre écran plat et pourtant là c’est le coup de foudre, le coup de poudre aux yeux. Vos sens ne répondent plus et vous ne souhaitez plus qu’une chose c’est entendre encore une fois la moindre parole du briseur d’écran.

 

Voici une liste, qui sera amenée a être rallongée, de quelques acteurs, actrices, qui plus à travers un rôle qu’à travers une carrière ont réussi le tour de force de laisser une empreinte sur votre rétine et d’aller même jusqu’au néocortex.

Vous êtes donc vivement invités à courir les voir si vous n’en n’avez pas encore eu l’occasion.

Stefano Cassetti

Roberto Succo – Acteur est-ce un métier? Après avoir vu ce film, on se pose très franchement la question; les acteurs sont-ils des usurpateurs ou au contraire ce n’est qu’une question de vocation. Car pour ce rôle Stefano Cassetti fait ses grands débuts devant la caméra, et quels débuts d’acteur ! Oui c’est vrai, pour être acteur, c’est assez ingrat, il faut avoir une gueule et Stefano en a une sacrée! Peut être n’était ce que le rôle d »une vie, qu’importe ! Son visage en dit déjà long, à la fois charmeur et dangereux, des yeux si bleus que l’on sent le piège (Le village des damnés à côté c’est de la rigolade). Mais le meilleur reste sa voix, tremblante et tyrannique, vous pouvez être certain que s’il vous annonce qu’au premier mouvement il vous abat, vous n’avez pas intérêt à bouger le moindre cil. Le fait que cet italien parle en français apporte encore une touche plus « borderline » au personnage. A noter qu’il fût sélectionné pour les césars mais vous vous imaginez bien, « un non professionnel sélectionné pour les césars! », le Graal lui échappa (voir mon sentiment sur ce genre de compétition).

 

George C. Scott

Dr StrangeloveGeorge C. Scott n’est pas à proprement parlé un inconnu, son rôle oscarisé de Patton n’y étant pas étranger. Mais la mémoire est ainsi faite que son rôle mémorable dans le non-moins mémorable Docteur Folamour s’est fait éclipsé par la performance (multiple) de Peter Sellers. Comme si 2 acteurs géniaux ne pouvaient jouer ensemble sans que l’on n’en oublie un. Comme si Le Limier de Mankiewicz n’existait pas. La prochaine fois que vous aurez l’occasion de revoir Dr Strangelove j’espère que vous pourrez mesurer à quel point la performance (au sens français) de Monsieur Scott est actuelle et combien elle dénote de ce qui se faisait à l’époque (1964). Cela reste un ravissement de le voir s’exciter autour du bureau ovale. Encore un acteur qui ‘sait’ bouger.

 

Jodelle Ferland

Tideland - Comment une actrice de 11 ans peut-elle envisager une carrière après avoir atteint la perfection? Cette question Jodelle Ferland, va se la poser un jour. Son rôle dans Tideland frôle l’impertinence. Vous aurez peur avec elle, vous sourirez avec elle, vous avez honte, ce n’est qu’un film mais vous y croyez . Un constat s’impose malgré tout, cette jeune fille est brillante, mais elle n’a pas 10 ans, c’est une machination des studios, on a dématérialisé Meryl Streep pour la réincarner dans ce petit corps. Comment posséderait elle une palette d’émotions aussi large? Dans son cas et contrairement aux autres enfants acteurs, on comprend vite que cela dépasse la notion de palette, il n’y pas de calcul, elle ne récite pas son texte, elle le joue comme elle l’a compris. On sort de ce film, certes un peu bancal, mais conquis.

 

Vanessa Shaw

Eyes wide shut (mais aussi Two lovers) – Sous ses faux airs d’Hilary Swank se cache une actrice rare,Vinessa Shaw. Son jeu subtil ne devrait pas tarder à percer au grand jour, ceux qui sorte de Two Lovers comprendront. Ses petits regards fuyants, ses lèvres hésitantes, de LA FINESSE on vous dit. Accessoirement elle est très jolie.

 

Song Kang-Ho

Memories of murderSong Kang-Ho,les fans de ciné asiatiques protesteront en disant que cet acteur est excellent dans la majorité des films dans lesquels il est passé, qu’il n’est pas inconnu et ils auront raison ! Mais bon ça méritait quand même un petit hommage. Capable en l’espace d’une seconde de passer de l’hébétude absolue, à la rage, pour finir dans le burlesque, Song Khan-Ho est incontournable, indispensable ! Nos acteurs sur-botoxés et sur-créatéinés n’arriveront jamais à la hauteur d’un acteur qui irradie chaque morceau de pellicule. La parfaite définition d’un acteur : un corps dans un espace.

Ernesto mahieux

L’étrange Monsieur PépinoErnesto Mahieux, ce film tient sur ses maigres épaules et quelle réussite ! La fascination-répulsion qu’on est amené à ressentir à l’égard personnage est en parfaite adéquation avec l’idée du métrage. Tantôt touchant, tantôt effrayant, il finit par tomber dans la folie et l’on en vient à le plaindre. Une performance qu’on n’oublie pas avant plusieurs jours.

 Sailor et lula dern

Sailor et Lula - Laura Dern campe l’ingénue Lula dans ce monument de film. Rarement une performance aura été si théâtrale et pourtant si juste. Il n’y a qu’à voir sa façon de bouger, de dandiner son corps, de pencher la tête en fermant les yeux, à deux doigts de l’extase. Elle incarne parfaitement cette dose de folie et de marginalité qu’imposait le film. Où commence son talent ? Où se termine celui de Lynch ? Un ange passe …

Van Gogh Dutronc

Van Gogh – Avant dernier film de Maurice Pialat (le dernier grand réalisateur Français), le métrage vaut évidemment pour la performance hallucinante de Jacques Dutronc, qui campe un Van Gogh comme peu d’acteurs auraient pu le faire. On est stupéfait par tant de talent, d’autant que plus que malheureusement, et c’est presque courant en France, le reste de la distribution ne suit pas vraiment (Zylberstein exceptée).

 

Jeff Bridges

Iron Man - Bien connu des cinéphiles pour son rôle mémorable de The Duke dans The Big Lebowski, Jeff Bridges est un acteur atypique qui traîne sa grande carcasse depuis près de 40 ans. Pas forcément un adepte du starsystem, c’est pourtant sa prestation dans Iron Man qui retient ici l’attention. Rarement un film de super héros n’aura au une interprétation de ce calibre. Un méchant comme on aime en voir au cinéma, charismatique, la voix puissante et d’une apparence physique indestructible. Une prestation de premier ordre.




Nicolas CAGE l’homme 3 en 1 – Le bon, la brute et le truand.

15122008

Que penser du neveu de Francis Ford Coppola, l’acteur oscarisé, porté aux nues par des quantités de cinéphiles, Nicolas Cage? Est-ce un simple mauvais acteur (pardonnez moi le terme et ne parlons même pas du sens) « bankable » ? Un acteur capable du meilleur comme du pire tant il est ultra-tributaire de la direction d’acteur? Ou n’est-ce qu’un acteur talentueux qui se disperse dans des choix catastrophiques de films?

Voici un élément de réponse, pas très subjectif certes mais bon vous êtes habitués à allocine et Cie donc rétablissons l’équilibre.

Ce qui marque tout d’abord c’est la quantité de réalisateurs présumés de qualité qui se sont attachés ses services, des bons : Tonton Coppola, Frères Coen, David Lynch, Scorcese, Mike Figgis, Brian De Palma, Barbet Schroeder…; des entre-deux (comprendre 1 film /2 de bon) : Spike Jonze, John Woo, Oliver Stone, Alex Proyas; et des nettement moins bons : Michael Bay, Joel Schumacher, Jon Turteltaub, Brett Ratner (l’homme à qui l’on confie le prochain Conan!), Dominique Sena, Lee Tamahori… Nic semble vouloir tourner avec tout le monde en dépit du bon sens.

Pas la peine de vous cacher la vérité, le subterfuge ne tient plus, le cinéma est une industrie avant d’être un art, les producteurs ne sont pas de doux agneaux philanthropes, et Nic est avant tout un élément marketing qui assure aux financiers du film (on dit « réalisateur » à hollywood) les rentrées de $$$ suffisantes. Les résultats des films américains se jugent de toute façon en $$$ et non en nombre de spectateurs comme chez nous, ça en dit long sur le mentalité du milieu mais ceci n’empêche en rien la médiocrité des productions françaises (en général évidemment!) . Les réalisateurs ont donc plus besoin de son nom que de son jeu, même si à l’exception de Tonton Francis, l’on rechigne à refaire un film avec lui. Carpenter a eu Kurt Russel, Woody Allen ses égéries (Mia Farrow, Diane Keaton), Herzok son Kinski, Klapisch son Duris, mais Nic lui il est à personne. Quel farceur ce NicAvant toute chose Nic c’est l’acteur à la recherche de la performance pas du scénario, peu de finesse dans son jeu (ou si rarement) mais toujours des prestations oscarisables, tantôt larmoyantes, tantôt d’une subversion de bas étage. Il est en ça (la recherche de la performance) le digne héritier de la cuvée 60′ de l’ actors studio et tout particulièrement de De Niro avec qui il partage une courbe de carrière malheureusement similaire. Jouer le voisin d’à côté ? Nic ça l’intéresse pas, il veut être le plus gros alcoolique, le nouvel Indy, un marchand d’armes international, un retardé mental, un homme défiguré; parfois ça tombe juste, son « sur-jeu » (sur-je?) est compensé par le scénario (Face off), par une direction d’acteur intelligente qui sait utiliser son côté unidimensionnel (Snake eyes), mais souvent ça fait plouf, Nic est alors en roue libre et le cabotinage inévitable commence, le sommeil du spectateur averti et le sourire sur les lèvres du geek boutonneux fan de Luc Besson aussi. Il aime le challenge, sa filmographie en atteste, mais à trop chercher la compétition (syndrome américain vous dîtes?) et la difficulté, on finit par tomber dans la caricature, qui est vous le savez tous l’antichambre du ridicule.

Nic aime jouer la victime, et l’on serait par moment enclin à croire si l’on faisait du mauvais esprit qu’il le fait par empathie avec le spectateur?

Tout n’est pas noir heureusement, Nic a pu s’assurer en quelques films de début de carrière une renommée que même ses derniers, et pourtant infâmes, films ne détruiront pas. Il incarne toujours l’archétype de l’acteur de série B au charisme certain, au jeu exagéré que l’on aime voir après 3 packs de bières avec des copains. Bon c’est vrai il ne le sait pas mais comme dirait Oscar Wilde : « Il est deux choses des plus émouvantes dans la vie : la laideur qui se sait, et la beauté qui s’ignore ». Gageons que Werner Herzog, Alex Proyas, Big John Carpenter, Milos Forman, Roman Polanski qui ont tous des projets avec lui sachent l’utiliser au mieux et nous épargner les purges auxquelles nous avons eu droit dernièrement.

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Filmo irrécupérable (par respect nous tairons le noms des réalisateurs coupables) :

  • Les ailes de l’enfer
  • 8 mm
  • Lord of War (celui-ci méritera une chronique toute particulière)
  • The wicker Man
  • World Trade Center
  • Ghost Rider
  • 60 secondes chrono
  • Next
  • Bangkok Dangerous
  • La franchise Benjamin Gates

Fimo à sauver :

  • Birdy – Alan Parker
  • Sailor et Lula – David Lynch
  • Arizona Junior – Frères Coen
  • Snake Eyes – Brian De Palma






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