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Prometheus.

5062012

Dans un passé lointain, un vaisseau extraterrestre arrive sur Terre. Un être humanoïde y est déposé et s’y sacrifie en absorbant un liquide noir sous l’effet duquel son corps se désintègre, répandant son ADN dans un cours d’eau.

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Ah mais où est-il Ridley Scott ? Ne sait-il plus sentir la saveur d’un bon et d’un mauvais scénario ? N’a-t-il plus envie de cadrer que des histoires dignes de ce nom ?

Vous l’avez compris : ce qui cloche dans prometheus, c’est le scénario. Les personnages clichés ou sans substances, les twists qui font sourire tant ils sont usés jusqu’à la corde, la sensation de voir une pâle copie de ce qui est fait avec tant de virtuosité dans Alien 1, Alien 2, ou bien encore Sunshine de Danny Boyle.

Il est inutile de chercher l’horreur dans le métrage malheureusement, car vous ne la trouverez pas. Pas plus que du suspense d’ailleurs, tant il est difficile de s’accrocher à tous ces personnages anti charismatiques.

Vous trouverez dans prometheus de bons effets spéciaux, une scène presque culte de césarienne improvisée, et un univers tout de même, marqué par une cohérence visuelle irréprochable niveau costume-décor-et bébêtes. Bien sûr, on notera la présence de Michael Fassebender, sans aucun doute le plus grand acteur du moment, qui rajoute plus d’intrigue avec son jeu que Prometheus avec l’intégralité de son scénario.

Niveau portée philosophique enfin, on préfèrera de très loin des films plus humbles qui ne CHERCHENT PAS la portée philosophique, ou qui ne trompent pas sur la marchandise.

A voir en DVD un dimanche aprem, en se forçant à nier un constat douloureux : ce film est un Ridley Scott. Dans le même genre, on se reportera aux films cités précédemment…

valeurdchuecry dans FILMS




Dark Shadows

14052012

Un vampire sort 2 siècles après avoir été enterré.

Dark Shadows dans FILMS dark-shadows-202x300

Reprendre un article sur ce blog et le faire avec le dernier Burton, c’est une sacrée idée, tout comme c’est une sacrée idée de payer un billet de cinéma pour voir du gloubiboulga de cinéma. Oh, j’en entends déjà certains se plaindre  »comment ça, dire du mal de Tim Burton! »,  »l’expo à la Cinémathèque française est chouperbe! » ou encore  »la planète des singes ? quelle riche idée »… Non, rien n’y fait Tim Burton n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Il n’y a qu’à voir le titre de son dernier film, Dark Shadows, pffff, bonjour les clichets.

Mais qu’est ce qui pousse donc ce médiocre article à dire autant de mal du réalisateur mal peigné ? On va faire un jeu et tenter de faire la liste de tout se qui cloche :

- Tim Burton c’est le même film à chaque occasion mais toujours en moins bien.

- Comme dirait un ami, Tim Burton c’est le gars qui s’est fait tuer par la technologie. Qu’il est loin le temps des maquettes, qu’il est loin ED Wood…

- Plus personne (qui aime le cinéma j’entends) ne s’intéresse à Tim Burton depuis Sleepy Hollow (son dernier grand film).

- Plus incohérent, tu meurs (où vont les flics à la fin ? comment Jonhy Depp peut-il avoir des descendants s’il est mort ? Comment retrouve-t-il les hippies ? Pourquoi ne pas jeter un sort à toute la famille ?…)

- A quoi sert Christopher Lee à part faire de la figuration ?

- C’est pas correct si je dis qu’il surfe, mal, sur Twilight ?

- Austin powers ou Les visiteurs sont 2 films plus marrants sur le thème comique anachronique.

- Pourquoi on a la mauvaise impression qu’il tente par tous les diables de recycler tout ce qui avait pu faire son talent (un brin de Beetle Juice, un soupçon de Sleepy Hollow…).

- Existent-il plus exaspérante que Helena Bonham Carter ?

- A la question, faire de l’art et du commerce est-ce incompatible ? On a désormais notre réponse.

- Le film n’a ni queue ni tête (mais au moins pour Sleepy Hollow ça marchait)

- La scène de sexe est si ridicule qu’elle en est gênante pour ces acteurs qui ont osé accepter de la jouer.

- Si l’on en croit sa progression, la poitrine d’Eva Green est beaucoup plus petite que dans son prochain film.

- Des dialogues et encore des dialogues, blablabla, blablabla

- Le dernier plan du film ? A-BU-SÉ.

- Pourquoi un loup garou ? C’est X-Men ou quoi ?

- Un film de vampire comique qui ne l’est pas, c’est chiant.

- La poésie c’est comme les tours de magie, dès qu’on connait le tours on cesse de s’y intéresser.

- Johnny Depp qui serre la soupe ça vous tente ?

- Michelle Pfeiffer fut une belle femme, ne regardez pas le film si vous voulez toujours le croire.

- le film est classé comme comédie horrifique fantastique. Et bien comédie c’est raté, horrifique encore plus (vous avez vu la gueule du sang ?) et fantastique, non le film n’est pas fantastique.

- Ça fait rire qui du vomi vert fluo ?

- La vanne sur les valseuses c’est de quel niveau ?

- Copier la Famille Adams sans la créditer au générique c’est vraiment pas cool

Il y a des artistes qui changent de nom, je conseillerai à TB d’en faire autant. On en viendrait par moment à ce demander quelle meilleure entreprise de destruction pourrait-il accomplir pour desservir encore plus vaillamment son  »oeuvre ». Depuis Big Fish le virage était amorcé, et les films devenaient, moyens, nuls ou pire encore, totalement banaux. Là où on avait l’impression d’assister à un film d’enfant fait pour les adultes, la tendance c’est totalement inversée et vire dans la guimauve la plus tapageuse. TB fait des films pour les enfants. De celui qui transcende à celui qui abaisse, en voila une sale dégringolade.

Pour positiver, on retiendra le joli visage de Bella Heathcote et la musique de Danny Elfman, mais c’est bien tout. Si vos amis ont aimé ce film, quittez les !

faussesvaleurs dans FILMS




2 Days in Paris.

3042012

De retour d’Italie, Marion, la française, et Jack, l’américain, s’arrêtent 2 jours à Paris chez les parents de cette dernière.

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2 Days in Paris, c’est super frais, super rythmé (on croirait du Bref en bien et avant l’heure) et surtout super bien écrit, il n’y a qu’à voir les dialogues aux petits oignons pour le comprendre. La réalisatrice, scénariste, productrice, compositrice et actrice, Julie Delpy, est décidément très talentueuse, difficile de dire d’elle que ce n’est pas une artiste accomplie (contrairement à d’autres acteurs ayant des velléités de réalisation). La Comtesse en était pourtant une preuve magistrale, 2 Days in Paris ne fait que le confirmer.

Dès le départ, et cela peut effrayer (j’ai attendu 5 ans avant de voir le film), 2 Days in Paris est confronté à un problème de taille, comment traiter le sujet le plus commun du cinéma, une histoire d’amour, dans la ville la plus clichée qui soit ? La réponse est simple, avec humour, détachement et originalité. Le film puise sa force dans son énergie, sa modernité, le film est fait dans l’urgence, les plans sont sur le vifs. On est dedans et pourtant il y a une totale maitrise. Fraîcheur, vitalité et maîtrise, 3 termes pas souvent faciles à orchestrer. Mais avec cet humour corrosif que rien, ni aucun sujet ne semblent pouvoir arrêter, et bien on surmonte les pires écueils.

Et puis Delpy sait raconter une histoire, passer sur l’essentiel pour s’arrêter sur des détails qui n’en sont jamais vraiment. Comment juger quelqu’un autrement que sur sa gestion du détail ? La gestion est ici excellente et témoigne d’une compréhension et d’une restitution de l’humain supérieure à la moyenne. Une chose ne trompe pas, et cela prouve l’intelligence de JD, c’est la facillité avec laquelle elle arrive à faire coexister 2 langues, 2 pays et plusieurs nationnalité. Il n’y a en général rien de plus casse gueule (en général casting international = foirage en règle) et elle sort avec les honneurs (on passera sur quelques seconds rôles assez moyens).

Au final, regarder 2 Days in Paris c’est comme regarder un Woody Allen dans lequel le couple serait joué par Woody (génial Goldberg en amerloc hypocondriaque) et Larry David (JD pour cette prestation haute en engueulades en tout genre). A se demander si JD n’est pas la réalisatrice la plus intéressante en France, à se demander si je vais pas aller voir 2 Days in NY au cinéma ?

vraivaleur dans FILMS

 




L’ennemi intime

28032012

La guerre d’Algérie vue celui qui a réalisé des clips d’Alliance Ethnik (souvenez-vous le groupe à qui l’on doit  Simple et funky, Respect et Honesty et Jalousie).

L'ennemi intime dans FILMS lennemi-intime

C’est un cas classique, confronté à un obstacle trop haut on finit toujours par se casser le nez et parfois les dents, et vu ce que remboursent les mutuelles c’est quand même super emmerdant. Emillio Siri dont on parle tant en ce moment avec la sortie de Cloclo, en est un bon exemple. Spécialiste du film d’action décomplexé, il livre avec ses 2-3 premiers films (Nid de Guêpes remake d’Assault de Carpenter, ou Otage avec Bruce Willis) deux films de genre qui avaient le mérite de proposer ce qu’on était en droit d’attendre de ce genre de production. Du rythme, de la pyrotechnie et une réflexion laissée au stade de l’émotion, mais jamais plus loin.

Malheureusement, intention louable ou pas, raconter la Guerre d’Algérie pour un français c’est tenter de refaire le coup des films sur le vietnam, ça lorgne vers Platoon ou Apocalypse Now, mais le catastrophique Bemoit Magimel (qu’il est mauvais!) n’est pas Martin Sheen, Dupontel n’est pas Brando et Aurélien Recoing jouant un commandant c’est tellement surjoué que ça en est presque drôle.

Aidé par l’historien Patrick Rautman, on sent bien que le film tente de ménager la chèvre et le choux, raconter une histoire méconnue, ne pas faire fuir le public et tenter de faire un produit pas trop repoussant.  On voit sans peine où Siri veut nous emmener mais avec une finesse d’esprit proche de l’infantilisme. On se retrouve donc face à cette chose super didactique (bonjour les poncifs), super caricaturale et terriblement éloignée de ce qu’il est capable de faire : produire des images sans son et si possible sans autre intention que celle de divertir. De toute façon il y a des points qui ne trompent pas, scénaristiquement un film qui n’avance pas est toujours chiant.

Si vous êtes prof d’histoire au collège, que vos gamins se font chier, qu’ils ont redoublé 5 fois et qu’il connaissent par coeur Rambo 3, à la rigueur vous pourrez songer à le leur montrer. Vous profiterez des 111 minutes du film pour fumer des clopes et boire des cafés avec vos collègues. Pour les autres fuyez, à moins que ne vouliez apprendre qu’il y a eu des morts pendant cette guerre, que certains français étaient sympas, d’autres moins et que les algériens étaient dans dans proportions similaires.

Seul bon point, l’affiche ressemble à celle de Brokeback Mountain, et c’est un peu rigolo.

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Un film d’action aussi raté que son intention historique est mal exposée. Autant trouver un bon doc sur le sujet.

valeurdchue

P.S. Qui aurait une idée d’ailleurs d’un bon film français traitant  d’un conflit armé ? des films de Pierre Schœndœrffer ?




REPO MAN

19032012

Complètement à la dèche, délaissé par des parents shootés et lobotomisés par un évangéliste quelconque, Otto se fait engager par un repo man pour récupérer des bagnoles impayées. Dans le même temps, en plein L.A., une bagnole, avec des corps d’aliens radiocatifs, se ballade en ville et le gouvernement est à sa recherche.

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Faire un film culte et puis disparaitre. Mettre Iggy Pop au générique. Réaliser ce qui pourrait être considéré comme LE film punk. Faire un mélange de film urbain et de SF. Filmer en budget si limité qu’il ferait passer les films de John Waters pour blockbuster… Et dire qu’on pourrait passer à côté de films comme celui-ci.

Los Angeles, une ville où les personnages ne font que commander de l’alcool, dans cet univers punk, sale, où on se bat, où on se drogue, où c’est dangereux mais tellement plus humain que toutes les versions qu’on nous vendra par la suite. En un sens, ne jamais savoir à quoi s’attendre, éviter tous les écueils et finalement se foutre un peu de tout, on a beau dire, mais c’est sacrément rafraîchissant. Ces mecs qui sortent des balisages industriels hollywoodiens, sont aussi salutaires que leur carrière est vouée  à une réussite quasi posthume.

Regarder Repo Man, c’est accepter de s’en prendre un peu plein la gueule, ça part dans tous les sens, ça joue la provoc. et un peu comme du punk dont il est le porte flambeau cinématographique, c’est pas toujours bien gaulé, on voit pas où cela veut aller, mais on aime quand même cela. Quand c’est fait avec des viscères on ne peut qu’aimer cela.

Dire de ce film qu’il est punk, ce n’est pas s’arrêter à la dégaine d’Emilio Estevez et de ses potes, ni même parce que Suicidal Tendencies fait parti de la soundtrack, mais tout simplement parce qu’à la manière du mouvement, il est volontairement irrévérencieux, loufoque, parfois totalement incohérent, irrationnel, à contre courant mais toujours insoumis. Autant dans son propos, que dans cette forme artisanale, un brin bancale mais sincère et donc attachante.

Le fait que son réalisateur Alex Cox, n’ait jamais pu imposer ses films et son style est une raison de plus pour vous convaincre que des films comme cela, s’il ne s’en faisait que trop peu (The Warriors par exemple), il ne s’en fait plus du tout.

Attention danger, à ne SURTOUT SURTOUT pas confondre avec le navet Repo Men dans lequel Jude Law donne la plénitude de son incommensurable talent.

vraivaleur dans FILMS




Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne

16032012

Après l’achat d’une mystérieuse maquette, Tintin, le célèbre reporter à la houpette, est approché par d’étranges personnages qui vont l’amener à se pencher sur le secret de la Licorne.

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Faut-il donner du speed aux personnages de BD, ou faut-il empêcher les réalisateurs d’en prendre ? 2 bonnes questions sans réponse avant ce Tintin spielbergien. Tintin, c’est des générations de gamins, des dizaines d’histoires de part le monde et une façon un peu plus old school de s’imaginer une fiction d’aventure. Spielberg, c’est ET, Indi, Jaws et Jurassic Park, le fleuron de ce qui se faisait de plus dynamique au cinéma Hollywoodien.

Comment les 2 genres peuvent-ils coexister sans pour autant trahir leurs origines et plaire au public ? Je ne parle pas de fans radicaux qui sous prétexte que Tintin a une mèche de travers, seront constipés pendant 3 semaines, mais des spectateurs lambda (aux cerveaux pas très gros mais fonctionnels comme dirait l’autre) qui connaissent et apprécient les 2 univers.

Spielberg très contient du monde dans lequel il plonge, n’hésite pas à faire des clins d’oeil appuyés pour rassurer tout le monde. Mais cela ne suffisant pas, il lui fallait son  »truc » et la première réponse qu’il apporte tient dans la forme. En choisissant le mix battard entre le film live et le dessin animation classique, Spielberg fait le meilleur choix qu’il pouvait faire, il trouve le terrain d’entente adequat à cette adaptation. Force est de constater que le résultat est esthétiquement très réussi et qu’on se demande ce qu’aurait été la carrière d’un Spielberg né 30 ans plus tard.

Un point de différence avec la BD et j’aurai même tendance à dire une évolution positive et salutaire, c’est la présence d’Edgar Wright au scenario. Le réalisateur des très amusants Hot Fuzz, Shaun of The Dead voire Scott Pilgrim apporte une touche nouvelle dans un film de Spielberg, de l’humour un peu plus potache et non exclusivement destiné à la clientèle habituelle de Spielberg, le petit nenfant. Nombre de blagues nous font dire en visionnant le film qu’il ne s’agit pas là de l’humour Spielbergien et on s’étonnerait presque que certaines n’aient pas été censurées ou adoucies (même si nul doute qu’un bon nombre a du passer à la trappe).

Malheureusement et malgré une entame très prometteuse, le film ne tient pas toutes ses promesses et se laisse aller à la surenchère, tout ce que Spielberg n’a jamais eu les moyens de faire en live, il semble vouloir l’expérimenter sur ce long métrage qui finit en feu d’artifice de plans et d’actions qui nuisent plus à l’intrigue qu’autre chose. Le comparrer à Inianna Jones n’est pas idiot, mais encore faut-il préciser que ce serait un indianna jones survitaminé. Qui trop enbrasse mal étreint, et c’est sur cette impression douce amère que ce termine ce Tintin aux promesses non tenues.

valeurdevenir dans FILMS

 

 

 







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