Dark Shadows

14052012

Un vampire sort 2 siècles après avoir été enterré.

Dark Shadows dans FILMS dark-shadows-202x300

Reprendre un article sur ce blog et le faire avec le dernier Burton, c’est une sacrée idée, tout comme c’est une sacrée idée de payer un billet de cinéma pour voir du gloubiboulga de cinéma. Oh, j’en entends déjà certains se plaindre  »comment ça, dire du mal de Tim Burton! »,  »l’expo à la Cinémathèque française est chouperbe! » ou encore  »la planète des singes ? quelle riche idée »… Non, rien n’y fait Tim Burton n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Il n’y a qu’à voir le titre de son dernier film, Dark Shadows, pffff, bonjour les clichets.

Mais qu’est ce qui pousse donc ce médiocre article à dire autant de mal du réalisateur mal peigné ? On va faire un jeu et tenter de faire la liste de tout se qui cloche :

- Tim Burton c’est le même film à chaque occasion mais toujours en moins bien.

- Comme dirait un ami, Tim Burton c’est le gars qui s’est fait tuer par la technologie. Qu’il est loin le temps des maquettes, qu’il est loin ED Wood…

- Plus personne (qui aime le cinéma j’entends) ne s’intéresse à Tim Burton depuis Sleepy Hollow (son dernier grand film).

- Plus incohérent, tu meurs (où vont les flics à la fin ? comment Jonhy Depp peut-il avoir des descendants s’il est mort ? Comment retrouve-t-il les hippies ? Pourquoi ne pas jeter un sort à toute la famille ?…)

- A quoi sert Christopher Lee à part faire de la figuration ?

- C’est pas correct si je dis qu’il surfe, mal, sur Twilight ?

- Austin powers ou Les visiteurs sont 2 films plus marrants sur le thème comique anachronique.

- Pourquoi on a la mauvaise impression qu’il tente par tous les diables de recycler tout ce qui avait pu faire son talent (un brin de Beetle Juice, un soupçon de Sleepy Hollow…).

- Existent-il plus exaspérante que Helena Bonham Carter ?

- A la question, faire de l’art et du commerce est-ce incompatible ? On a désormais notre réponse.

- Le film n’a ni queue ni tête (mais au moins pour Sleepy Hollow ça marchait)

- La scène de sexe est si ridicule qu’elle en est gênante pour ces acteurs qui ont osé accepter de la jouer.

- Si l’on en croit sa progression, la poitrine d’Eva Green est beaucoup plus petite que dans son prochain film.

- Des dialogues et encore des dialogues, blablabla, blablabla

- Le dernier plan du film ? A-BU-SÉ.

- Pourquoi un loup garou ? C’est X-Men ou quoi ?

- Un film de vampire comique qui ne l’est pas, c’est chiant.

- La poésie c’est comme les tours de magie, dès qu’on connait le tours on cesse de s’y intéresser.

- Johnny Depp qui serre la soupe ça vous tente ?

- Michelle Pfeiffer fut une belle femme, ne regardez pas le film si vous voulez toujours le croire.

- le film est classé comme comédie horrifique fantastique. Et bien comédie c’est raté, horrifique encore plus (vous avez vu la gueule du sang ?) et fantastique, non le film n’est pas fantastique.

- Ça fait rire qui du vomi vert fluo ?

- La vanne sur les valseuses c’est de quel niveau ?

- Copier la Famille Adams sans la créditer au générique c’est vraiment pas cool

Il y a des artistes qui changent de nom, je conseillerai à TB d’en faire autant. On en viendrait par moment à ce demander quelle meilleure entreprise de destruction pourrait-il accomplir pour desservir encore plus vaillamment son  »oeuvre ». Depuis Big Fish le virage était amorcé, et les films devenaient, moyens, nuls ou pire encore, totalement banaux. Là où on avait l’impression d’assister à un film d’enfant fait pour les adultes, la tendance c’est totalement inversée et vire dans la guimauve la plus tapageuse. TB fait des films pour les enfants. De celui qui transcende à celui qui abaisse, en voila une sale dégringolade.

Pour positiver, on retiendra le joli visage de Bella Heathcote et la musique de Danny Elfman, mais c’est bien tout. Si vos amis ont aimé ce film, quittez les !

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Sound of Noise

30052011

6 percussionnistes décident de faire du  »terrorisme » musical en faisant 4 concerts sauvages. Un flic, dont le frère est un chef d’orchestre reconnu, est à leur poursuite. Malheureusement pour lui, il déteste la musique.

Sound of noise

C’est sur une trame assez absurde que le film commence. Des concerts sauvages avec des instruments inédits et un inspecteur qui n’entend plus les sons émis par les instruments. Une enquête policière au sein de laquelle, la musique est le crime et où les instruments sont les armes. Ajoutez à cela un flic avec ce  »don » particulier qui doit composer avec son passé de musicien raté et vous avez là les ingrédients détonants d’une comédie scandinave pour le moins excitante. Sur le papier du moins. Car il y a deux façons de voir le film.

Faut-il le voir comme une sorte de feel good movie avec ses  »intermèdes » musicaux ? Rien que le nom intermède n’est pas bon signe tant il est caractéristique du concept movie de base. Vous savez le film que l’on regarde par curiosité et que l’on finit toujours par terminer la télécommande à la main, histoire d’en finir au plus vite. Le concept de la performance, blabla…  »oh ils ont du se faire chier pour faire cette scène… ». Tout ça n’est question tout au plus que d’un montage astucieux. Un concept est toujours trop long pour un film. Celui des concerts en live, c’est sympa, mais ça ne marche qu’une fois. D’autant plus qu’on serait en attente de voir une escalade sonore dans les concerts, pour arriver au concert ultime, celui qui comme l’annonce fièrement l’affiche,  »va faire du bruit ». Ce ne sera malheureusement pas le cas. On le répète souvent, un concept c’est bien, en faire un film ça craint.

Mais ne faut-il alors pas dépasser cette idée de concept pour voir là un film plus abouti et réfléchi. Un film … je vais avoir du mal à compléter, étant totalement passé à côté.

Finalement, et très personnellement, je trouve ce film bien froid, pessimiste (genre pessimisme ennuyeux) et très éloigné de la patate que je m’étais imaginé qu’il puisse donner. Peut-être une erreur d’appréciation. Le tempo du film et même sa construction (qui fait que les actes se suivent avec une certaines facilité), font d’ailleurs plus pensé à une pièce de théâtre que véritablement à du cinéma.

Mériterait peut-être une seconde vision mais la motivation n’est vraiment pas là.

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Thor

5052011

Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains.

Thor

Aujourd’hui, faisons court.

Thor est un film de super héros comme chacun le sait, tiré de la mythologie Nordique dans laquelle il y a des Dieux et des Géants. Ceux là sont ennemis. Autour d’eux gravitent pas mal de mondes dont celui des humains. Le chef des dieux est Odin et il a deux fils : Thor et Kali. Thor a un marteau vraiment cool qui « bâtit aussi bien qu’il détruit » et cela sans tablette tactile.

Revenons maintenant à une mythologie moderne. Les dieux à la tête des studios ont décidé qu’ils allaient faire toute une série de licences de super héros histoire de vendre derrière une licence qui les regoupe tous et qui devrait rapporter un paquet de pognon d’une dimension mythique. Il y a donc dans l’ordre d’apparence Iron Man, Hulk (car on parle du deux où apparaît à la fin Iron Man), Thor, et Captain America qui arrive bientôt. Regroupé ils sont les Avengers, quatuor super-héroïque célèbre issu des comics américains.

Venons en au film lui même. Kenneth Branagh est un acteur anglais fou de théatre et de shakespeare, et voilà ce que ça donne un acteur anglais fou de théâtre et de shakespeare qui réalise un long métrage au 21ème siècle :

Première chose le film se décompose en deux parties : Chez les dieux et chez les Terriens. Le film alterne avec une redondance impensable ces deux épisodes – qui sont littéralement deux films différents – et ce sans aucune transition. En effet au théâtre la transition n’existe pas, on change simplement de décor. C’est malheureusement ce qu’il se passe ici. C’est dommage, on est quand même au cinéma et on aime bien la transition.

Donc scène chez les dieux. Bienvenue dans Richard Trois. Odin est la métaphore d’un roi bien sûr, et Thor et Kali ses candidats à sa succession – tragédie quand tu nous tiens. La psychologie des personnages, comme dans les pièces classiques, se limitent à une caractéristique principale et à un costume. Donc vous avez le vieux roi sage vétu d’or, le traître au visage très blanc qui porte des habits sombres, le méchant qui est un monstre à la peau grêlée, et puis vous avez Thor qui est blond et qui porte une armure. Il y a des longues scènes de dialogues tragiques et ampoulées mises en scène comme au théâtre, c’est à dire sans penser une seule seconde au sens des images, qui dans cet art sont absentes. Elles sont jouées comme on devait jouer au seizième siècle et se passent toutes dans des décors caricaturaux et limités dans l’espace, derrière lesquels il ne se passe rien. Le seul apport cinématographique de Kenneth Branagh à la pièce de shakespeare : le tout est riche en effets spéciaux ratés.

Sans transition aucune donc.

Scène chez les terriens. Bienvenue dans « beaucoup de bruit pour rien », starring Kenneth Branagh rappelons le. Donc on reprend les mêmes défauts et on recommence mais cette fois ci version pièce légère de shakespeare : on n’est plus dans la tragédie mais dans la comédie romantique. Décor unique là, on ne s’embête plus : une ville de province qui n’est composée que d’une rue au milieu du désert. Evidemment on est dans un blockbuster, et évidemment il est plus facile de faire péter un camion citerne contre un immeuble de 30 étages dans une grande ville, mais ça, c’est pas dans les pièces légères de shakespeare. Dans ce décor unique se joue le drame léger d’un amour qui a du mal à éclore, starring Natalie Portman dans le rôle de l’ingénue anachronique (ou de l’actrice qui vient toucher son chèque), affublée de son éternelle amie cynique à la Emma Thomson qui flingue le film avec des blagues qui nous rappellent à chaque instant que les Dieux n’ont pas leur place dans ce genre de pièce. Exit donc la tension dramatique mère : le bannissement de Thor de son Olympe, et notre cher héros n’est même plus le personnage principal dans cette partie de l’histoire (AÏE). Comme dans le shakespeare léger, tout se base alors sur deux choses : l’humour et les sentiments amoureux. Thor est donc ramené au second rang d’étranger débile, avec un running gag proche des visiteurs (Amenez moi les poulardes etc), si touchant à se croire divin dans un monde un ras du sol que Natalie, cette incroyable scientifique anti charismatique, glousse et papillonne.

Ensuite vous avez à nouveau une scène chez les dieux, etc. Tout le reste : le fbi, les combats de ouf que l’on est en droit d’attendre d’un blockbuster, l’aspect scientifique, la REALISATION, LE CINEMA, tout cela est absolument nulle, pour ne pas dire absent, totalement incompris par un réalisateur qui s’est trompé de siècle, et surtout trompé d’art.

NULLISSIME pour une licence de super héros. Pour un film qui combine deux pièces de théâtre radicalement différentes, c’est moyen, mais on ne parle plus de cinéma alors.

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Mammuth

6052010

Le jour de partir à la retraite, Serge se rend compte qu’il lui manque des trimestres. Il enfourche sa vieille bécane et décide d’aller chercher les papelards manquants.

Mammuth

Road movie vaguement initiatique, Mammuth est le genre de film qui « essaye de ». Essayer de mettre du sens, essayer de se la jouer film d’auteur (pourquoi le jouer et ne pas plutôt l’être ?), essayer de mal cadrer, essayer de faire des mises au point crades, essayer d’incorporer un élément fantastique, essayer, essayer, essayer… Évidemment quand on essaye on prend toujours le risque de se planter. Dans le film Depardieu se met à un moment a conduire sa Mammuth sans les mains, il prend un risque mais ça lui plaît. Kervern et Delépine ont certainement voulu limiter, ils filment sans les mains, malheureusement pour eux au final ils se cassent la gueule.

Ce film n’est pas enthousiasment, c’est le moins que l’on puisse dire. Pourtant le pitch était accrocheur et l’allure de Depardieu se suffit à faire un film, un mélange de Precious et de Mickey Rourke. Mais les auteurs grolandais ont en décidé autrement. Le film sera une succession de vignettes, parfois drôles (et oui tout n’est pas à jeter- spécialement quand Yolande Moreau est là), parfois vaguement onirique, souvent chiant, des fois décalé. Les copains viennent faire une pige devant la caméra, ça fait plaisir et puis ça occupe les spectateurs (« oh tu reconnais c’est Siné », « l’acteur belge, mais si, tu sais Benoit machin », »oh Philippe Nahon »…). ET, il y a Adjani, là on bascule dans le film d’horreur, pas loin entre Hell-Raiser et Freddy, la tête hallucinée de l’actrice apparaît, elle récite son texte façon théâtre de la Grèce antique, un grands moment de n’importe quoi. Inutile, ridicule et hors propos. Les éléments fantastiques dans les films quand ils sont mal utilisés ça ne pardonne pas.

Bref un film qui sent la TV complexée (canal plus en gros), tant qu’il s’agit de faire une scénettes, ils savent faire (scène d’intro), mais le bout à bout de plans fixes ça ne fait pas un film, quand bien même on rajouterait Poelvoorde, Adjani ou Depardieu. Film décevant qui remet en cause la vision qu’on a pu avoir des précédentes « oeuvres »(Aaltra, Louise Michel), voire même de la sincérité du projet. Dans un genre similaire (quoique) on préfèrera leur copain Albert Dupontel.

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Qui veut gagner des oscars?

18122008

Quel acteur n’a jamais rêvé de soulever la célèbre statuette dorée? Combien de réalisateurs ont le discours de remerciement dans la poche intérieur de leur veston Ralph Lauren? Quelle maquilleuse n’aimerait pas que la difficulté de son métier soit reconnue au plus haut point, tant certaines missions (redonner un semblant de vie sur le visage de Nick Nolte par exemple) sont perdues d’avance?

 

Vous l’avez compris, les Academy Awards sont ce qui se fait de plus prestigieux, les meilleurs sont récompensés et l’on oublie jamais de le matraquer : « meilleur film » « meilleur acteur » « meilleur mixage de son »…

Béats d'admiration

 

Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est que vous êtes plus malins que la moyenne et vous vous demandez donc quelle est la recette magique ? Avec qui faut-il coucher ? Si c’est le cas est-ce possible d’éviter Jack Nicholson? Doit on éviter les films d’auteurs ? Toucher le crane de Meryl Streep porte-t-il chance?
Oui je sais cela fait beaucoup de questions auxquelles je n’apporterai peut être pas autant de réponses. Mais c’est ainsi quand on a son blog, on fait ce que l’on veut.

Revenons à nos oscars, quelles sont donc les meilleures techniques pour en obtenir un?

Pour les acteurs

1 – Jouer un rôle qui nécessite une importante transformation physique: Charlize Theron dans Monster, Bob De Niro dans Raging bull, Hillary Swank dans Million dollar baby ou Boys don’t cry. La transformation est plus importante que l’interprétation.

2 – Jouer un handicapé, un malade ou mieux, un neuneu (car en fait « ils sont plus intelligents qu’on ne le pense ») : Pacino dans Le temps d’un week end (aveugle), Tom Hanks dans Philadelphia (SIDA), Hanks encore dans Forrest Gump (neuneu léger) ou Dustin Hoffman dans Rain Man (Autiste spécialité allumettes).

3 – Atteindre ou se rapprocher des 80 ans pour un oscar d’honneur, aux cas où … Peter O’Toole (76 ans), Sydney Poitier (75 ans), Kirk Douglas (80 ans). Comme quoi à Hollywood la valeur attend parfois le nombre des années.

4 – Etre américain. Même si les oscars sont censés récompenser « le rôle jugé comme étant le meilleur de l’année écoulée » tout pays confondus, seul Roberto Benigni est pour l’instant reparti avec la statuette de Meilleur Premier Rôle Masculin.

 

Pour les réalisateurs

1 – Faire une longue carrière et vivre vieux en attendant, tout comme les acteurs, l’oscar d’honneur, Charlie Chaplin, Ernst Lubitsch, Cécil B. Demille, Buster Keaton, Orson Welles, Howard Hawks, Jean Renoir, King Vidor, Akira Kurosawa (et oui il faut bien faire semblant de s’intéresser aux autres continents), Fédérico Fellini …

2 – Si l’on ne concourt pas pour l’oscar d’honneur, éviter à tout prix d’avoir un nom commençant par un ‘K’, Kubrick, Kitano, Kaurismaki, Kusturica, Kar Wai (Wong)…

3 – En fin de carrière faire des films moins bons, voir mauvais (remakes acceptés) pour apitoyer le jury et ainsi remémorer les films du début carrière. Scorcese en 2007 pour les Infiltrés (remake du génial Infernal affairs), Un homme d’exception de Ron Howard en 2002 (en fait pour lui je suis même pas certain qu’il est fait UN grand film).

 

Pour le meilleur film (et autres récompenses)

1 – Il faut l’avouer et mettre un peu d’eau dans son pastis, les films récompensés sont en général de bonne qualité, il convient donc à toute l’équipe du film de faire de son mieux car seule la qualité est respectée. Quelques petites exceptions néanmoins sur les 18 derniers oscars du meilleur film, seuls 7 étaient usurpés (ce qui au regard des autres récompenses est très satisfaisant), Les infiltrés, Chicago, Un homme d’exception, Le seigneur des anneaux – Le retour du Roi, Shakespeare in love, Le patient anglais, Danse avec les loups.

2 – Tomber une année creuse (comprendre sans films américains de qualités). Certes il est toujours délicat de deviner si le cru va être bon, Kevin Kostner s’en est pourtant bien tiré en 1991 avec son Danse avec les loups (7 oscars), Le patient anglais en 1996 (8 oscars rendez vous compte !).

3 – Aimer la guimauve. Miss Daisy et son chauffeur (1990) qui envoie Les affranchis de Scorces dans les cordes, Shakespeare in love (1999).

4 – Ou la guerre. Le seigneur des anneaux , Gladiator, Brave heart, Liste de Schindler, Platoon, Voyage au bout de l’enfer, Patton

 

Bonus

Etre sur le point de mourir et si possible dans l’année, est très bien vu par l’éminent jury. Henry Fonda en 81 (décès 1982), Federico Fellini décèdera la même année que son oscar (1993), Howard Hawks en 74 (décès 77), mais la palme revient au réalisateur indien Satyajit Ray en 1992 (décès quelques semaines après). Nous verrons avec la cérémonie 2009 si un oscar posthume sera distribué à Heath Ledger, ce qui dans l’hypothèse probable où cela arrive, confirmera la tendance actuelle des bons sentiments et le consensuel de l’évènement

 

Pour synthétiser ce pamphlet qui n’en est pas un, les films, acteurs, scénarios, récompensés sont évidemment d’une qualité très nettement inférieure à celle que l’on trouve en comparaison dans des festivals comme ceux de Cannes ou de Venise. Faut-il s’en offusquer? Non, car « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », et libre à chacun d’y apporter ou non un quelconque crédit. Les oscars sont avant tout une vitrine du cinéma américain, ils sont là pour faire vendre, le label est connu, il fonctionne, les ménagères de plus de 50 ans aux glandes lacrymales sensibles le respectent, les plus jeunes y voient là une institution à laquelle ils attribuent sans sourciller une légitimité. L’important reste de ne pas faire de films pour obtenir la statuette, ceux qui le font sont de toute façon vieux et connus et n’apportent souvent plus rien au cinéma depuis bien longtemps; les autres auront les pires difficultés à terminer leur film pour ne pas avoir à y penser.







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