Avengers

20052012

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents.

Avengers dans FILMS the-avengers-207x300

Avec semble-t-il le plus gros démarrage au box office US de tous les temps, Avengers a fait le pari, additif, de joindre 4/5 super héros  comme autant d’agents multiplicateurs de dollars. Et si cette entreprise au long cours (avec pour préliminaires Thor, Hulk 1 & 2, Iron Man 1 & 2, Captain America) ne devait se résumer qu’à une seule équation ? Quelle serait-elle ? Avengers – Iron Man < ou = 0.

Car malgré les formes généreuses de Scarlett (même si la vrai nana du film est Gwyneth) et les effets visuels sympatoche qui accompagnent Hulk dans ses belles oeuvres (assez jouissif reconnaissons-le) le film ne serait pas grand chose sans Iron Man et son interprète. Acteur évidemment plus charismatique que Chris Evans (Captain America), mais aussi personnage heureusement là pour apporter une touche d’ironie et de cynisme dans cet univers trop simplet pour résister au sérieux. Pour rappel les gentils tentent d’empêcher les méchants de faire péter la belle planète bleue. Ça resterait au ras des pâquerettes si Iron Man n’utilisait pas ses réacteurs pour faire récoler un peu l’ensemble.

Film étonnement encensé, il n’est pourtant clairement pas le film du siècle, clairement pas le meilleur film de super héros , mais un divertissement honnête qui semble plaire tant aux fans qu’aux profanes, la réalisation musclée étant surement son principal atout.

valeurdevenir dans FILMS




Dark Shadows

14052012

Un vampire sort 2 siècles après avoir été enterré.

Dark Shadows dans FILMS dark-shadows-202x300

Reprendre un article sur ce blog et le faire avec le dernier Burton, c’est une sacrée idée, tout comme c’est une sacrée idée de payer un billet de cinéma pour voir du gloubiboulga de cinéma. Oh, j’en entends déjà certains se plaindre  »comment ça, dire du mal de Tim Burton! »,  »l’expo à la Cinémathèque française est chouperbe! » ou encore  »la planète des singes ? quelle riche idée »… Non, rien n’y fait Tim Burton n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Il n’y a qu’à voir le titre de son dernier film, Dark Shadows, pffff, bonjour les clichets.

Mais qu’est ce qui pousse donc ce médiocre article à dire autant de mal du réalisateur mal peigné ? On va faire un jeu et tenter de faire la liste de tout se qui cloche :

- Tim Burton c’est le même film à chaque occasion mais toujours en moins bien.

- Comme dirait un ami, Tim Burton c’est le gars qui s’est fait tuer par la technologie. Qu’il est loin le temps des maquettes, qu’il est loin ED Wood…

- Plus personne (qui aime le cinéma j’entends) ne s’intéresse à Tim Burton depuis Sleepy Hollow (son dernier grand film).

- Plus incohérent, tu meurs (où vont les flics à la fin ? comment Jonhy Depp peut-il avoir des descendants s’il est mort ? Comment retrouve-t-il les hippies ? Pourquoi ne pas jeter un sort à toute la famille ?…)

- A quoi sert Christopher Lee à part faire de la figuration ?

- C’est pas correct si je dis qu’il surfe, mal, sur Twilight ?

- Austin powers ou Les visiteurs sont 2 films plus marrants sur le thème comique anachronique.

- Pourquoi on a la mauvaise impression qu’il tente par tous les diables de recycler tout ce qui avait pu faire son talent (un brin de Beetle Juice, un soupçon de Sleepy Hollow…).

- Existent-il plus exaspérante que Helena Bonham Carter ?

- A la question, faire de l’art et du commerce est-ce incompatible ? On a désormais notre réponse.

- Le film n’a ni queue ni tête (mais au moins pour Sleepy Hollow ça marchait)

- La scène de sexe est si ridicule qu’elle en est gênante pour ces acteurs qui ont osé accepter de la jouer.

- Si l’on en croit sa progression, la poitrine d’Eva Green est beaucoup plus petite que dans son prochain film.

- Des dialogues et encore des dialogues, blablabla, blablabla

- Le dernier plan du film ? A-BU-SÉ.

- Pourquoi un loup garou ? C’est X-Men ou quoi ?

- Un film de vampire comique qui ne l’est pas, c’est chiant.

- La poésie c’est comme les tours de magie, dès qu’on connait le tours on cesse de s’y intéresser.

- Johnny Depp qui serre la soupe ça vous tente ?

- Michelle Pfeiffer fut une belle femme, ne regardez pas le film si vous voulez toujours le croire.

- le film est classé comme comédie horrifique fantastique. Et bien comédie c’est raté, horrifique encore plus (vous avez vu la gueule du sang ?) et fantastique, non le film n’est pas fantastique.

- Ça fait rire qui du vomi vert fluo ?

- La vanne sur les valseuses c’est de quel niveau ?

- Copier la Famille Adams sans la créditer au générique c’est vraiment pas cool

Il y a des artistes qui changent de nom, je conseillerai à TB d’en faire autant. On en viendrait par moment à ce demander quelle meilleure entreprise de destruction pourrait-il accomplir pour desservir encore plus vaillamment son  »oeuvre ». Depuis Big Fish le virage était amorcé, et les films devenaient, moyens, nuls ou pire encore, totalement banaux. Là où on avait l’impression d’assister à un film d’enfant fait pour les adultes, la tendance c’est totalement inversée et vire dans la guimauve la plus tapageuse. TB fait des films pour les enfants. De celui qui transcende à celui qui abaisse, en voila une sale dégringolade.

Pour positiver, on retiendra le joli visage de Bella Heathcote et la musique de Danny Elfman, mais c’est bien tout. Si vos amis ont aimé ce film, quittez les !

faussesvaleurs dans FILMS




Two days in NY

17042012

Marion a changé de mec, elle vit à NY et a un enfant. Sa famille lui rend visite. Bonjour l’ambiance !

Two days in NY dans FILMS 2-days-in-ny-214x300

Suite, sans l’être vraiment, du 2 days in Paris dont je disais le plus grand bien ici.

De prime abord, ce film est moins marrant. Le perso de Mingus (Chris Rock) dispose d’un potentiel bien moins comique que celui de son alter ego de la version parisienne. Tous les personnages de manière générale perdent un peu d’intérêt, Alex Nahon décrochant le pompon du rôle inutile et limite relou du film.

On est en présence d’un film peut-être moins réussi, d’apparence légère et pourtant tout est dit. Ce film parle de la vie de Julie Delpy, une vie, comme toute les vies,dont le rythme est donné par les décès et les naissances. Entre les 2 ? Essayer d’apporter un peu de bonheur ou alors tenter de l’apprivoiser. Bregovic parlerait de mariages et d’enterrements. Bref tout le monde peut s’y retrouver, il y a un côté universel.

Julie Delpy joue en français mais on l’imagine parfaitement écrire en anglais. Elle ne s’interdit rien, on parle crûment, on se moque du zgeg de son fils, on fait des blagues racistes et ce n’est jamais vraiment vulgaire, non, c’est vivant, simpe hasard ou talent véritable ? Vous me permettrez d’avoir ma petite idée la dessus. Pour que le film marche il fallait que cette famille existe, ça, JD l’a bien compris. C’est donc libre, sincère et puis les transitions sont bonnes, et c’est quand même un peu à ça que le film tient et qu’il séduit malgré tout. La transition de Paris à NY est habile, elle explicite suffisamment les tenants et les aboutissants du film, JD nous épargne la visite de NY, ou plutôt elle sait l’abréger et lui rendre la place qu’elle mérite et puis et surtout, le film tourne toujours autour, JD exorcise à sa façon le décés de sa mère présente de façon indirecte tout au long du film.

2 days in NY un film mineur qu’il faut voir.

presquevraivaleur2 dans FILMS




L’avocat de la Terreur

6042012

Le parcours de Jacques Verges au travers de nombreuses interview tentant de retracer une partie de sa vie.

L'avocat de la Terreur dans DIVERS l-avocat-de-la-terreur-219x300

Difficile de faire personnage plus controversé que celui de Jacques Verges. Difficile de faire plus mystérieux et plus passionnant aussi. Quand tant d’évènements et d’histoires tournent autour d’un même personnage, c’est juste hallucinant. De la résistance française à la guerre d’Algérie, au Liban, en passant par Mao, Pol Pot, Carlos ou Barbie, Verges fut de toute ces batailles. On est vraiment là en présence d’un sujet en OR massif.

Cette exercice, le documentaire sur une personne contestée et encore vivante, n’est pas toujours facile à mettre en place. Il faut tout le talent de Barbet Schroeder pour tenter de dévoiler le mystère sans laisser trop transparaître son opinion sous peine de plomber l’ensemble par une subjectivité déplacée. On ne peut empêcher une certaine fascination, encore faut-il tenter de n’y apporter aucun jugement, ce que Barbet S. fait. Les interventions sont de qualité (Carlos, Siné, Kopp), on évite le recours devenu désormais tellement habituel aux experts en tout genre, pour se concentrer sur des témoins de l’époque. Pas tape à l’oeil pour un sou, on se resserre sur un sujet dont on pourrait écouter avec plaisir 2 heures de plus (la partie consacrée à Carlos prenant le pas sur l’ensemble).

Le réalisateur est néanmoins bien aidé par son interprète et sujet de documentaire qui tout cabot, provocateur qu’il est, participe avec plaisir à ce tournage qui ne met qu’un peu plus sa soif de lumière en avant. Il n’y a qu’à voir les sourires esquissés à toutes les questions qui auraient été embarrassante pour tout un chacun mais qui participent pour lui d’un simple jeu, d’un exercice guère plus compliqué que ce qu’il a pu traverser au cours de sa carrière d’avocat. Racontant le procès de Klaus Barbie, il se plait à dire, parlant des avocats lui étant opposés :  »ils étaient 40 contre moi tout seul; chacun d’eux valaient 1/40 ième de ma personne ».  Il y a là un gargarisme aussi étonnant de sincérité qu’arrogant dans sa provocation.

Je ne sais pas vraiment ce qu’il faut en tirer, si ce n’est un homme en résistance perpétuel, toujours à la recherche des causes perdues et à l’attaque de l’ordre établi. A la fois brillant, opportuniste, insoumis et plus, et plus et plus… Plus doué que le meilleur arracheur de dents il ne peut s’empêcher de séduire et de convaincre. La carte de ses clients est tout aussi variées que nombre d’entre eux sont infréquentables. L’affiche semble dire,  »vous me jugez coupable ? très bien je vais vous montrer pourquoi vous avez tort ».

Bref, à voir de toute urgence, ce que raconte ce doc a des résonances très actuelle tant elles sont finalement universelles. Résistances, colonisation, terrorisme des concepts qui n’ont pas fini de faire parler.

vraivaleur dans DIVERS




Eating Raoul

5042012

Suite à un meurtre accidentel et passé inaperçu, un couple commence à tuer des échangistes, des partouzeurs pour récolter un peu d’argent. La pratique semble fonctionner et leur petit manège commence à prendre de plus en plus d’ampleur.

Eating Raoul dans FILMS eating_raoul-205x300

Mettons les choses au point tout de suite, Paul Bartel le réalisateur d’Eating Raoul, c’est le mec à qui l’on doit Death Race 2000. Amen. Film culte (pour une fois que le terme n’est pas galvaudé) parmi les cultes. Ceux qui vous classent un homme, quand bien même il ne ferait plus rien après. La postérité en un seul long métrage. Ça le fait.

D’un point de vu stylistique, le style Bartel n’est pas sans rappeler celui de John Waters. Outre le manque de moyen criant de chaque plan, ce film est ultra-vivant, ça part en live, c’est très drôle, très méchant, totalement irrévérencieux et la pastille moins de 16 ou moins de 18 n’est jamais très loin. Ami de la provoc allez-y ce film est pour vous, l’humour noir dans ce qu’il fait de mieux. Comme Waters donc, la frontière entre le bon et le mauvais gout est sans cesse suggérer (que ce soit pour les pratiques sexuelles ou pour cet oenologue qui ne rêve que de vin raffiné) modifiée, déplacée, si bien qu’on jamais certain de comprendre à l’avance le déroulement des opérations. Quand le cinéma peut (pouvait) apporter une part de surprise, il ne faut jamais la refuser, car on ne sait malheureusement jamais quand une telle occasion pourra se représenter.

Le non sens n’est jamais trop loin non plus, les personnages sont bigger than life, leurs réactions exagérées, bref on est complètement dans le cinéma de la perversion et anti-conventionnel par excellence. C’est naturellement ce qui fait le charme du film, et qui en déroutera un grand nombre. Le comparer aux autres le rend pourtant meilleur et lui donne une raison propre d’exister.

La carrière de réalisateur de Bartel déclinera irrémédiablement par la suite. L’anticonformisme ça n’a jamais trop payé pas au pays du billet vert.

presquevraivaleur3 dans FILMS




L’ennemi intime

28032012

La guerre d’Algérie vue celui qui a réalisé des clips d’Alliance Ethnik (souvenez-vous le groupe à qui l’on doit  Simple et funky, Respect et Honesty et Jalousie).

L'ennemi intime dans FILMS lennemi-intime

C’est un cas classique, confronté à un obstacle trop haut on finit toujours par se casser le nez et parfois les dents, et vu ce que remboursent les mutuelles c’est quand même super emmerdant. Emillio Siri dont on parle tant en ce moment avec la sortie de Cloclo, en est un bon exemple. Spécialiste du film d’action décomplexé, il livre avec ses 2-3 premiers films (Nid de Guêpes remake d’Assault de Carpenter, ou Otage avec Bruce Willis) deux films de genre qui avaient le mérite de proposer ce qu’on était en droit d’attendre de ce genre de production. Du rythme, de la pyrotechnie et une réflexion laissée au stade de l’émotion, mais jamais plus loin.

Malheureusement, intention louable ou pas, raconter la Guerre d’Algérie pour un français c’est tenter de refaire le coup des films sur le vietnam, ça lorgne vers Platoon ou Apocalypse Now, mais le catastrophique Bemoit Magimel (qu’il est mauvais!) n’est pas Martin Sheen, Dupontel n’est pas Brando et Aurélien Recoing jouant un commandant c’est tellement surjoué que ça en est presque drôle.

Aidé par l’historien Patrick Rautman, on sent bien que le film tente de ménager la chèvre et le choux, raconter une histoire méconnue, ne pas faire fuir le public et tenter de faire un produit pas trop repoussant.  On voit sans peine où Siri veut nous emmener mais avec une finesse d’esprit proche de l’infantilisme. On se retrouve donc face à cette chose super didactique (bonjour les poncifs), super caricaturale et terriblement éloignée de ce qu’il est capable de faire : produire des images sans son et si possible sans autre intention que celle de divertir. De toute façon il y a des points qui ne trompent pas, scénaristiquement un film qui n’avance pas est toujours chiant.

Si vous êtes prof d’histoire au collège, que vos gamins se font chier, qu’ils ont redoublé 5 fois et qu’il connaissent par coeur Rambo 3, à la rigueur vous pourrez songer à le leur montrer. Vous profiterez des 111 minutes du film pour fumer des clopes et boire des cafés avec vos collègues. Pour les autres fuyez, à moins que ne vouliez apprendre qu’il y a eu des morts pendant cette guerre, que certains français étaient sympas, d’autres moins et que les algériens étaient dans dans proportions similaires.

Seul bon point, l’affiche ressemble à celle de Brokeback Mountain, et c’est un peu rigolo.

Brokeback_mountain-203x300 dans FILMS

Un film d’action aussi raté que son intention historique est mal exposée. Autant trouver un bon doc sur le sujet.

valeurdchue

P.S. Qui aurait une idée d’ailleurs d’un bon film français traitant  d’un conflit armé ? des films de Pierre Schœndœrffer ?







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook