Intouchables

5122011

Il est riche et tétraplégique, il est pauvre et noir. 2 mondes différents (l’un écoute de la musique classique et l’autre Herth wind and fire, rendez-vous compte !) et pourtant, une belle amitié à la fin.

Intouchables

LA nouvelle du jour : si vous êtes un apprenti cinéaste et un scénariste alcoolique et analphabète, si vous aimez le larmoyant et que vous méprisez le public, venez en France et faites un film. X millions de spectateurs, le phénomène par ici, les interviews pas là. Qu’il est difficile de passer à côté de la bouse de l’année : Intouchables. Tellement impossible que votre humble serviteur a eu la brillante idée de payer une place de cinéma pour aller le voir (faut vraiment être con). On a beau dire ce que l’on veut, mais le piratage a du bon, il permet de faire des économies.

Le cinéma français aime ça, cela doit même être son unique thème de comédie, la pseudo comédie sociale. La lutte des classes façon bisounours ou Dora l’exploratrice. Ou comment mélanger deux univers que tout oppose. Le buddie movie à la Molière ? Le bloody movie oui. Car qu’est ce qui différencie Intouchables, des Visiteurs, de Bienvenue chez les ch’tis, de Camping, des Aristos, de Taxi, des Tuches, de Neuilly sa mère, d’un Long Fleuve tranquille… RIEN. Toujours la même rengaine. Vous croyiez être arrivé dans un univers original ? Pas de bol vous êtes au royaume de la sodomie king size.

Les Inroks disent, je cite :  »Un canevas de soap TF1 épicé d’humour Canal ». Et il faut bien avouer que c’est exactement cela. L’humour canal plus, vous imaginez le genre ? Dans la catégorie lourd et mal écrit vous allez être servi. Car ce film n’est évidemment jamais drôle. Consternant de bout en bout, il est ce qui se fait de plus ennuyeux et de plus dangereux aujourd’hui : le consensualisme faux derche. Vous vendre une impertinence de façade, alors qu’on se trouve dans ce qu’il y a de plus consensuel et de plus dégoulinant. Les bons sentiments en veux tu en voila… La mention basée sur une histoire vraie devrait être punie par la loi. Peut-être faut-il envisager la stérilisation des mauvais réalisateurs ? Quoi ? C’est impertinent ce que je dis ?

Ne parlons pas du jeu d’acteur de notre ami Omar Sy qui se croit encore sur un plateau TV. Ne parlons pas de François Cluzet dont le prochain rôle n’en doutons pas sera celui d’une jeune fille autiste qui s’est fait violer alors qu’elle perdait la vue lors d’un concert des restos du coeur.

Ne parlons pas du manque de la moindre ambition artistique. Où sont les plans, où est le découpage ? Il n’y a que des stagiaires qui bossent sur le film ? Il ne se passe rien. Le rythme est mauvais, les blagues sont redondantes ( » vous ne pouvez pas lever les bras, ah oui, c’est vrai vous êtes tétraplégique » ou équivalent toutes les 5 minutes), les clichés s’enchainent. Ne jamais oublier une chose, l’humour c’est avant tout un exercice d’écriture les gars. Croyez-moi, Intouchables donne envie de faire du cinéma, il y a de l’argent à se faire, il suffit juste de profiter de la niaiserie des spectateurs. Un mauvais fond et un profond mépris d’autrui est quand même recommandé pour cela. (l’idée de la castration chimique n’est peut-être pas si mauvaise remarque).

Le film est peuplé de personnages idiots, dépourvus de la moindre psychologie. Mais cela n’ennuie personne, le public semble s’y retrouver; un film pour se sentir plus intelligent. Ça en deviendrait presque dangereux quand il s’agit en fait d’une sorte d’incitation grandeur nature à la beauferie. Soyez cons, violents, misogynes (cf l’hallucinante  »comique » relation entre Sy et la rousse), vous ne serez surement pas loin de la norme que les 2 réalisateurs se font du monde qui les entoure.

Une belle arnaque, un film idiot pour amateurs de TV mais pas de cinéma. Une chose est certaine, FV n’est pas prêt d’avoir des chiffres de fréquentation en hausse avec un public comme ça. Remarque tant mieux, mieux vaux être seul que mal accompagné.

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PS. Après vérification ce ne sont ni Sébastien Cauet, ni Franck Ribery qui réalisent le film mais 2 gus aux doux noms d’Eric Toledano, Olivier Nakache.




Captain America : First Avenger

30112011

Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

captain america

Est-il fidèle au genre, ou alors déjà désuet et dépassé par ses petits camarades ? Car sous ses airs de films 3D tourné en 2011, Captain America est ce qui ce fait de plus classique. Pas de second degré, n’espérez pas rire, ni même pleurer. C’est le premier degré du super héros à l’état brut. Watchmen, The Dark Knight ou encore X-Men ont pris une telle avance, et le public est en général finalement assez indifférent à la qualité, qu’il ne fallait pas se casser la tête. Captain America, le Pearl Harbor (le film de Bay, pas l’attaque japonaise) des supers héros.

Si vous aimez les relents patriotiques du cinéma des années Reagan, vous n’avez plus qu’à aller vous rhabiller et à manger de la compote light sans sucre. On croyait ce cinéma mort et enterré, simplement remis au gout du jour par des loustics qui le tournaient en dérision, que nenni ! Joe Johnston réalise l’exhumation de l’année. En vrai retour dans les 80′s ! Oui, si vous faites abstraction de cela le film peut se regarder. Vous tacherez également d’oublier que l’histoire repose sur la transformation d’un petit gars maigre et faible en grand blond musclé aux yeux bleus. Pour combattre l’idéologie nazie, il n’y a rien de mieux que de faire la propagande de l’aryen style.

Rien qu’à son nom (Joe Johnston, waow !), on aurait du se douter que ce réalisateur était quelconque (Chérie, j’ai rétréci les gosses, Jumanji, Jurassik Park 3…), l’archétype du bon soldat. Celui qui obéira bien aux ordres et ne déviera pas de l’objectif annoncé, faire un max de blé avant de faire un bon film. Ne pas dévier de la ligne, ne pas apporter la moindre originalité, choisir un acteur sans charisme, bref, l’industrie du cinéma n’a jamais aussi bien porté son nom, pour le pire … est le moins pire. Car le plus effrayant (pour le spectateur mais aussi pour la morale), c’est qu’on arrive à le regarder, non sans ennuie et un voile vaporeux de consternation, mais on y arrive. Le cheeseburger movie award de l’année.

On pensait avoir tout connu avec les supers héros, détrompez-vous, un nouveau concept arrive, le film super moyen avec une maxime des plus simple : no risk, no problem.

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PS. Les renvoies à Iron Man (cf Anthony Stark) et à je ne sais quel autre Marvel Comics, n’ajoutent que très peu en épaisseur. Les fans seuls jugeront.




Very cold trip

9092011

Janne est un branleur de première, mais le jour où sa copine lui demande de ramener un décodeur sous peine de le quitter, il se met en branle (un comble pour un branleur) pour tenter de ne pas la perdre.

Very Cold Trip

Mélange de Clerks et du titre Very Bad Trip (le seul atout racoleur du film finalement), ce film finlandais, sorte de road teenage buddy movie, réussit le tour de force, pour une comédie, de n’être drôle à aucun moment. On n’est ni dans du Kevin Smith, ni dans du Kaurismaki ou encore dans une prod américaine de bas étages qui, bardées de scénaristes, arrive toujours à décrocher un sourire honteux au spectateur. Non, là, c’est un film gentillet, pour des gens gentillets. En terme d’audace, c’est proche du zéro absolu.

Ni histoire, ni blagues (les rires enregistrés, quoiqu’on en dise, s’avéreraient utiles parfois), ni empathie (comment l’être avec ses personnages apathiques au possible). L’affiche française précise qu’ils ont perdu le nord, je rajouterai qu’ils nous font perdre notre temps. Car on est vaguement dans des situations connues, donc pas surprenantes pour deux euros, et d’une mollesse à en faire frémir Jeff Lebowski. Chirac moquait la cuisine finlandaise, heureusement pour lui qu’on lui a épargné certaines productions filmiques locale.

L’intrigue ? Trouver du pognon et trouver un décodeur. S’ensuivent 5 ou 6 épreuves anecdotiques et assez banales (une baston, les flics, une course poursuite, du vomi et du seulement  »presque sexe »), rythmées comme une partie de curling sous somnifères. Assurément pas le film à regarder pour se donne de l’énergie. On évitera de parler des personnages, inintéressants (seul peut-être, l’ex petit ami de la nana de Janne a un semblant d’épaisseur), vides et unlikable au possible.

Fallait-il le voir comme un drame, un film d’amoooouuur ? Bof, de toute façon on sait qu’ils se remettront ensemble à la fin. Quoi, j’ai spoilé le film ? Pas grave, vous ne vous porterez que mieux.

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Votre Majesté

17082011

Thadeous est un prince arrogant, paresseux et fumeur de joints. Mais un jour son frère doit effectuer une quête pour récupérer sa belle, Thadeous ne pourra pas échapper à sa première quête.

Your Highness

Il y a quelque temps, sortait Le Monde (presque) Perdu. Film sous estimé, aux Fx parfois cheap, mais qui par bonheur réunissait Will Ferrell et Danny McBride au générique. Depuis, il y a eu Eastbound and Down, et D. McBride a pris son envol. Kenny Powers est né, un nouvel héros comique est arrivé pour nous décrocher les zygomatiques. Ce héros ? L’archétype même du beauf ultime. Lache, faible, idiot, obsédé, vulgaire, j’en passe et des meilleurs. Quand vous rajoutez à cela un physique de buveur de budweiser, vous avez là l’anti Jude Law de base. Et dans ce dur monde cruel et sauvage dans lequel nous vivons, dans cet univers pasteurisé, un gars qui sort du moule, qui plus est, en anti Jude Law, et bien ça fait du bien et on en redemande. Mais ne vous trompez pas, on n’est pas en présence d’un nouveau rebelle, mais bel et bien d’un héros raté. Un anti héros qui s’ignore ou plutôt qui feint de ne pas s’en rendre compte, et c’est là le point important, il en deviendrait presque touchant tant il est conscient (d’une part seulement) de ses limites. Entre l’ode à la beauferie et comédie régressive, il y a Danny McBride. A-t-il un avenir ? ce n’est pas certain, mais force est de constater que jusqu’à présent, il fait mouche à presque chaque fois (Le Monde presque Perdu, Kenny Powers, The Foot Fist Way…).

Construit comme un buddy movie, Your Highness, joue sur la contradiction permanente entre ces deux frères. Le laid et lâche contre le beau et courageux chevalier toujours en quête d’une quête (à ne pas lire trop vite). Plus que le buddy movie, c’est le film d’aventure qui est parodié, gentiment moqué. Au contraire d’autres productions récentes, les très  »hype » Portman, Franco, Deschanel, ne sont là que pour jouer les faire-valoir, ils sont à contre emploi, et reconnaissons leur ce mérite d’avoir jouer le jeu. Danny McBride est LA vedette, il a écrit le scénar et on sent qu’il est à l’aise.  »on vous a vendu le cinéma des bisounours pendant des années, laissez moi vous présentez ma version des choses motherfucker » semble-t-il nous dire.

Bourré d’anachronismes et de références contemporaines (ok ça fait très jeunesse américaine), Votre Majesté est un film réjouissant, pastiche d’heroic fantasy aux relents de Judd Appatow (tient ça faisait longtemps qu’on l’avait pas mentionné celui là). Pas trop mal réalisé et pas trop cheap il serait vraiment dommage de s’en priver. L’humour est gras et gratuit, et comme on me l’a toujours appris dans les bidonvilles de Rio, quand c’est gratuit, et bien tu prends. Bref, de toute façon, si vous avez aimé Pineapple Express, ce film ne devrait pas vous laisser de marbre. Pour les autres, les allergiques aux vulgarités, les fans de Danny Boon, ou les frustrés de la dérision, passez votre chemin, vous ne vous en porterez que mieux. Conscient que ce film ne plaira à personne, je modérerai en disant que je reste persuadé qu’on peut ne pas aimer le film et rester quelqu’un de très bien. Enfin, à peu près bien…

Valeur en devenir




Next Friday

15062011

L’histoire reprend à la fin du premier épisode.
Craig Jones, originaire d’un quartier de Los Angeles, s’installe chez son oncle Elroy à Rancho Cucamonga, pour échapper à la vengeance de Debo. Là-bas il retrouve également son cousin Day-Day. Ce dernier a aussi pas mal de problèmes : son ex, sa sœur ou encore ses voisins latinos.

Next friday

Quand on voit la série des Friday (Friday, Next Friday, Friday after Next) on se dit que c’est le parfait équivalent à Clerks en version black in L.A. ? Les communautés (car il s’agit bien de cela) sont différentes et pourtant les préoccupations sont les mêmes. Les nanas, la glande, l’herbe et s’insulter entre potes. Bref avoir 20 piges aux states.

Premier étonnement plutôt sympathique, ce numéro n’est guère inférieur au premier épisode. C’est, vous vous en doutez, extrêmement potache et assez proche de l’humour des frangins Wayans. Le principal regret est l’absence de Chris Tucker qui illuminait Friday de sa présence. Qu’on aime ou pas ce genre de comédie, il faut reconnaître que le rôle lui allait comme un gant. Impossible aussi de ne pas l’imaginer faire une carrière après cela. Mais Mike Epps en cousin déluré s’en sort avec les honneurs avec entre autre un monologue sur-dimensionné en milieu de film.

Une fois le film et le ressort comique digéré, il convient parfaitement pour une soirée enfumée entre amis (ça fait un peu conseil Marie-Claire dit comme ça). On appréciera plus les lignes de dialogues que l’intrigue (aussi épaisse que la poitrine de Diane Kruger) ou un quelconque propos sur le ghetto et les banlieues bourgeoises. Il faut être dans l’esprit certes mais certaines répliques sont savoureuses. On est totalement dans du générationnel. Pas certain que le film ait un intéret autre qu’ethnologique dans 50 ans.

Alors, oui, évidemment, ça tire un peu sur le filon, l’ensemble est moins frais que le premier… mais reconnaissons lui le mérite de ne pas se prendre pour ce qu’il n’est pas. C’est un honnête petit film point barre. Un bon spliff movie (© Copyright 2011FV All Rights Reserved).

Valeur en devenir




Paul

12062011

Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Mais un jour ce dernier décide de se débarrasser de lui.

Paul

Greg Mottola, pour ceux qui ne le connaissent pas (et qui vont donc avoir la chance, le bonheur, de le découvrir), est le réalisateur qui nous a servi sur un plateau deux films régressifs, jouissifs et intelligents que sont superbad et adventureland. Il revient cette fois ci avec Paul, un film qui nous raconte la fuite d’un alien dans un camping car, accompagné de deux geeks anglais, aliens eux-mêmes en terre américaine.

Au départ on a peur car le coup d’un personnage en image de synthèse qui parle réveille un vieux traumatisme encore insurmontable : Jar jar binks dans star wars. Heureusement, OUF, derrière l’alien il y a la voix de Seth Rogen dont le rythme comique est un modèle de perfection. Le personnage finit par devenir un vrai pote, un personnage à part entière dont le cynisme sert uniquement l’humour et ne retire rien à son humanité.

Le film est un pur moment de plaisir, à la croisée d’un road movie et d’un film comme after hours, où un héros innocent lève tout un tas de méchants sur sa route, qu’il sera appelé à recroiser tout le long de l’aventure. On découvre avec plaisir toujours la façon dont Greg Mottola a réarrangé sa pleiade d’acteurs comiques géniaux qu’il a l’habitude d’utiliser. A noter d’ailleurs la présence d’une actrice qui se fait rare sur les écrans, mais qui est ultra connue aux états unis pour ces nombreux passages cultes au saturday night live : Kristen Wiig, une des femmes les plus drôles de la planète.

A voir évidemment !!!

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