La tranchée

8102009

Lors de la première guerre mondiale des soldats anglais se retrouvent bloqués dans une tranchée pour le moins mystérieuse qui les voit s’entretuer un à un.

La tranchée

L’originalité dans les films d’horreurs de nos jours c’est un peu comme les présentatrices météo moches, ça se fait rare, et l’on fait souvent avec ce que l’on a : des étudiants bourrés, 3 acteurs de série TV et un twist final. Ça se résume généralement à ça. Pour cette raison Deathwatch (La Tranchée) mérite au moins le coup d’oeil, car il amène l’horreur sur le terrain de … l’horreur. En effet 2 menaces valent mieux qu’une, et cela laisse toujours la possibilité le temps d’un quart d’heure d’aiguiller le spectateur sur de fausses pistes. Qui plus est l’univers de la 1ere GM et des tranchées est suffisamment photogénique et fantasmagorique pour en faire un film qui tient debout.

Ca c’était pour les bonnes intentions, qui malheureusement restent sur le papier. Car s’il paraissait évident dès le départ que le film ne constituerait pas une charge au vitriol de l’armée et de l’encadrement, comme pouvait l’être dans un autre registre Les Sentiers de la Gloire (Stanley Kubrick), il l’était un peu moins (évident) que le film ne fasse « pas peur », car oui c’est son principal défaut (plus que le manque de moyens). On ne ressent aucune émotion, ni peur, ni empathie; le gore n’est jamais là et les effets de surprises manquent, les 30 dernières secondes exceptées. Pour ce qui est du symbole de cette tranché, il parait évident qu’il s’agit du purgatoire, un univers qui rappelle le génial L’échelle de Jacob.

Bref, un film de genre qui ne respecte pas le genre, aussi original soit-il, ont dit BOF.

valeurdevenir.bmp




Point limite zero

5032009

Que se passe-t-il lorsqu’on est curieux, qu’on s’intéresse aux séries B décomplexées et qu’on vient de voir Death Proofde Quentin Tarantino?

-> On télécharge des photos de Rose McGowan ? Non, car on l’avait déjà fait à la sortie du Dahlia Noir.

-> On va se renseigner sur la sortie de Machete de Robert Rodriguez ? Oui aussi, mais c’est pas ça.

-> On va à la FNAC ? Non, car ça c’est pécher.

Bon je vous aide, on regarde le film Point Limite Zéro, dont Death Proof se veut être un petit hommage. L’histoire :

Kowalski, ancien flic, ex-pilote auto, décide de rallier Denver à San Francisco en moins de 15 heures. Entre quelques cachetons de LSD, il ne tardera pas à être pris en chasse par la police et soutenu par la population.

point limite zero

L’intrigue est des plus simple, aussi est on surpris de trouver caché derrière cette course poursuite de 90 minutes (allergiques à la poussière et aux gros bolides, s’abstenir), une description aussi juste des années 70. La comparaison avec Easy Riderest d’ailleurs justifiée. A travers cette traversée du grand ouest américain, c’est tout une époque qui défile devant nos yeux, avec son lot de hippies, de mormons, de drogues ou de racistes. Une fuite qui ressemble à une quête inéluctablement impossible de poursuite de ses libertés. Kowalski est, au fur et à mesure de son épopée, soutenu par la population qui comme le dit Super Soul, le présentateur radio, « représente le dernier américain libre ».

Le film sonne le glas des années 60 et laisse présager du début d’une autre aire, qui arrivera finalement un peu plus tard, le reganisme.

Un bon film, très bien servi par une musique d’époque, indémodable.

Valeur en devenir

 

Filmo similaire conseillée :

- Easy Rider – 1969 – Dennis Hopper

 




Midnight meat train

22022009

Serie B oblige, l’histoire tient sur le tiers d’un timbre poste a moitie déchiré : un train mystérieux est la cause de nombreuses disparitions, un photographe décide de mener l’enquête.

Midnight Meat Train

Tous les ingrédients du film sympatoche sont réunis, du sang, une dose d’angoisse, un plan nudité, du sang, une histoire simple et plutôt efficace, et encore du sang. Pas de prise de tête en vue. L’affiche et le titre du film ne laissait de toute facon aucun doute.

Cette adaptation de Clive Barker (Candyman, Hellraiser…), ne restera pas longtemps dans vos esprits, une fois la projection terminée, mais il aurait eu le mérite de vous divertir, Kitamura (Versus, Azumi) connaît son métier, avec a la clef de nombreux plans intéressants, et avouons le, Vinnie Jones en psychopathe ça en impose.

Un bon film de samedi soir au coin du feu.

En competition a Gerardmer.

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28 jours plus tard – Un peu plus et c’était réussi !

8012009

Je ne m’attarderaipas sur le début du film qui est plus que satisfaisant (quel plaisir de voir Londres vide, du post-apocalyptique comme on l’aime), ni sur le faux débat, est-ce un film de zombi ou un film de virus? Car il semble évident que le modèle de Danny Boyle reste l’inégalé Zombie de G. Romero. Petite innovation intelligente, ici les zombis abandonnent leur démarche à la Nosferatu pour se déplacer aussi vite que leurs proies.

Qu’est-ce qui cloche alors?

Danny Boyle (Petits meutres entre amis, Trainspotting, La Plage …..) a toujours été un réalisateur plus visuel et aguicheur qu’un maître à penser, et c’est bien là que le bas blaisse, tant qu’il ne s’évertue pas à intellectualiser le propos, le film reste très regardable mais chassez le naturel et le manichéisme revient au galop.

London post apoca

Passons donc la photo très correct pour du DV, les plans saisissants et la manifique musique de John Murphy pour arriver aux 2/3 du film et la confrontation des protagonistes principaux avec la camp militaire :

A Scorcese le cinéma de la rédemption, à De Palma celui du trauma, Boyle lui s’attache corroborer la maxime, l’homme est un loup pour l’homme (spécialement quand il est en groupe). Ses précédents films étaient ainsi (petits meurtres, la plage, trainspotting …) le groupe sous couvert d’assistance, finit toujours par pervertir et piéger l’individu, de préférence le héros du film (identification du spectateur qui comprend la victimisation).

Si l’intention de dénoncer ce genre d’effets d’un groupe (de la civilisation?) est justifiable, les moyens employés ne sont malheureusement pas à la hauteur. Le manque de finesse de Danny est par moment épuisant tant il anéantit les espoirs placés en lui. Les personnages sont - c’est plutôt une habitude chez lui – si caricaturaux qu’ils en perdent toutes crédibilité (soldats idiots, enfantins, machistes), ce qui se traduit également dans ses plans où les cadrages finissent tous par se ressembler.

Danny Boyle :  »bon les gars on va faire un cadrage décalé, pour suggérer que tout va mal »

Des critiques de cinélive présents sur le tournage : « wow c’est génial comme idée! »

Passons sur les images tape à l’oeil (ralenti façon MTV, images saccadées à la Tsukamoto…), nous mettrons ça sur le manque de moyen.

Une fois le bourbier scénaristico-cinématographique de la base militaire dépassé, nous avons droit à l’une des fins les plus nulles qui soit. En 2 minutes et en total décalage avec le reste du film, le happy-end arrive. Pourquoi, comment? On ne sait pas, le peu de pseudo moralité que le film essayait de véhiculer s’envole avec les hélicoptères. La fin est bâclée, un vrai foutage de gueule en règle.

Alors il parait qu’il existe une (plusieurs?) fin alternative, mais quand on paye 8 € sa place et qu’on a droit à la version moisie et non à l’alternative, on s’en cogne un peu. Heureusement – car il faut bien être positif de temps en temps – le film finit aussi mal que sa suite commencera brillamment bien avec le magnifique acte de lâcheté de Carlyle.

En ce qui concerne le prochain projet de Danny Boyle, Slumdog, n’attendez rien de bon, le bouquin n’est qu’une accumulation de stéréotypes de l’inde le tout badigeonné d’une morale de bas étage. Mis à part avoir des oscars tout ça ne donnera rien de bon.

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Filmo zombie

La nuit des morts vivants – 1968 George Romero, l’oeuvre par laquelle tout arriva.

Zombie – 1978 George Romero, le plus politisé de la série.

- Dellamorte dellamore- 1994 Michele Soavi – Un véritable bijou, que dis-je une PERLE méconnue.

 

Filmo comico-zombi 

- Braindead- 1992 Peter Jackson

- Shawn of the dead – 2004 Edgar Wright

 

Filmo à éviter

- Resident evil - Le film pas le jeu.

- Je suis une légende

- House of the dead

 

 







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