Paul

12062011

Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Mais un jour ce dernier décide de se débarrasser de lui.

Paul

Greg Mottola, pour ceux qui ne le connaissent pas (et qui vont donc avoir la chance, le bonheur, de le découvrir), est le réalisateur qui nous a servi sur un plateau deux films régressifs, jouissifs et intelligents que sont superbad et adventureland. Il revient cette fois ci avec Paul, un film qui nous raconte la fuite d’un alien dans un camping car, accompagné de deux geeks anglais, aliens eux-mêmes en terre américaine.

Au départ on a peur car le coup d’un personnage en image de synthèse qui parle réveille un vieux traumatisme encore insurmontable : Jar jar binks dans star wars. Heureusement, OUF, derrière l’alien il y a la voix de Seth Rogen dont le rythme comique est un modèle de perfection. Le personnage finit par devenir un vrai pote, un personnage à part entière dont le cynisme sert uniquement l’humour et ne retire rien à son humanité.

Le film est un pur moment de plaisir, à la croisée d’un road movie et d’un film comme after hours, où un héros innocent lève tout un tas de méchants sur sa route, qu’il sera appelé à recroiser tout le long de l’aventure. On découvre avec plaisir toujours la façon dont Greg Mottola a réarrangé sa pleiade d’acteurs comiques géniaux qu’il a l’habitude d’utiliser. A noter d’ailleurs la présence d’une actrice qui se fait rare sur les écrans, mais qui est ultra connue aux états unis pour ces nombreux passages cultes au saturday night live : Kristen Wiig, une des femmes les plus drôles de la planète.

A voir évidemment !!!

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Stuck

7062011

En rentrant de soirée, une infirmière un peu défoncée percute un SDF. Problème, il est encastré dans le pare brise et n’est pas décidé à mourir. Ne sachant que faire, elle décide de l’enfermer dans son garage. Car c’est bien connu, un problème qu’on ne voit plus, c’est un problème qui disparaît.

Stuck

Regarder une série B faite par un vrai réalisateur de série B, c’est se tourner vers l’artisanat, vous savez, la plus grande entreprise de France. C’est pas toujours chez l’artisan que c’est le plus propre ou le moins cher, mais au moins on sait qu’en général il y a un savoir faire, une démarche qui le singularise de la masse de gélatine visqueuse qui s’affiche sur nos écrans. Pour peu qu’il ait quelque chose à dire, et on passe de l’artiste à l’artisan. Stuart Gordon est un de ceux-ci. Il faut être honnête, le mec n’a pas fait que des chefs-oeuvre mais depuis Ré-Animator (qui en est un) en 1985 (déjà !), il ne semble pas avoir changé son fusil d’épaule et c’est tout à son honneur. On en viendrait même à trouver une veine Carpenterienne dans son film. C’est dire.

Car certes du sang il y en a, mais il y aussi cette façon de dépeindre le monde. Il y a la violence de la fiction mais celle du quotidien n’est jamais très loin. Le sang est la partie fun d’une histoire qui l’est beaucoup moins, la vie. Il agit plus comme la catharsis d’un sale gosse qu’autre chose. On est tous à la merci et/ou sous l’emprise de quelqu’un ou de quelque chose. C’est la vision 3D du monde. Pourquoi et comment une gentille et compétente infirmière peut-elle se comporter comme cela ? Pourquoi le dealer n’est-il pas si dur que cela ? Quid du SDF rencontré dans le parc qui est finalement le plus cool ? De la famille d’immigrés clandestins… Le personnage du mec encastré est donc bloqué (stuck) dans un pare brise, tout comme chaque personnage l’est de sa propre situation personnelle ou professionnelle. Chacun joue un rôle dans ce monde de dupe semble nous dire Gordon. Je sais pas si le propos est très profond mais il a le mérite d’exister, d’autant plus quand il s’agit d’un film qui sera vu au premier degré par des ados éméchés un soir de débauche devant M6 (on est tous passé par là).

Enfin et donc, le film ne serait rien sans les pointes d’humour qui émaillent l’ensemble. Quel plaisir sadique a donc piqué Gordon ? Il est difficile de ne pas sourire devant certaines scènes volontairement destinées à satisfaire le public. Une sorte de distribution gratuite de pim’s à l’orange en plein film. Du bonheur ! Les acteurs font le job, leurs rôles sont intéressants. Un conte de la crypte en mieux.

Définitivement conseillé.

Valeur en devenir

 

Comme dirait Herbert Léonard, Pour le plaisir :

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11022009

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