The Fall

3012010

C’est dans un hôpital d’Hollywood que Roy et Alexandria font connaissance. Le premier est cascadeur, la seconde une enfant de cinq ans. De cette rencontre, Roy fait naître une histoire dans laquelle se mêle avec de plus en plus d’insistance la réalité.

The Fall

Film à l’onirisme débordant (dégoulinant ? je ne pense pas, une seconde vision serait sûrement nécessaire), à l’histoire simple (et si c’était ça le cinéma ?) et aux images sublimes. Le réalisateur semble s’être tenu pour mission de montrer toutes les plus belles images du monde sur quelques minutes de pellicule. Si certaines tombent comme un cheveu sur la soupe et font penser à une succession malhabile de cartes postales empilées ça et là, d’autres, les images indiennes, et du Rajasthan en particulier, sont sublimes et apportent autant qu’elle magnifient ce récit épique.

Par certains côtés le film fait penser au projet ‘ »Qatsi » (produit par Soderbergh), ici les producteurs se nomment Fincher et Jonze, deux metteurs en images pour le moins connus. L’univers du rêve au cinéma incarné avec talent par des réalisateurs comme Gilliam et Del Toro entre autres est-il amené à se tourner vers cette surenchère visuelle ? C’est à ne pas espérer, malgré la sympathie que l’on peut éprouver pour ce genre de projet (qui tient la route essentiellement par la simplicité des propos et de l’histoire) cette tendance ne serait pas salutaire. Ce qui est valable pour ce genre l’est pour tous. Pour qu’une oeuvre soit bonne, elle se doit d’être sincère, la mode étant par définition fallacieuse, l’incompatibilité n’est pas à démontrer.

Film à voir (c’est le cas de le dire), sur grand écran de préférence. Mention spéciale à sa jeune interprète féminine (sorte d’alter ego à Jodelle Ferland dans le convaincant Tideland).

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Naqoyqatsi

17052009

Dans ce dernier épisode de la triptyque de Geodfrey Reggio, et produit par Steven Soderbergh, point de paroles. Ici tout n’est qu’images et musique, du cinéma en somme, mais on aurait tendance à l’oublier submergés que nous sommes par des clips étirés sur les 100 min réglementaires. Cette expérience (s’en est une) psychédélique et commerciale, dans le sens où l’oeuvre a réussi à avoir une aura internationale, est quasi unique, parfois mystique, mais toujours viscérale et c’est ce que l’on aime.

Naqoyqatsi

Coupons court tout de suite à une idée reçue, car ce n’est pas la vocation du blog, ces films se regardent très bien sans être obligé de se trouver dans un état second, ceux qui veulent essayer, essaieront…

Difficile de faire un pitch officiel, on se contentera de dire que c’est « une vision du monde par spectateur ». Évidemment, et c’est le genre d’évidence qu’on rechigne à accepter, c’est une vision empreinte d’un certain pessimisme sur le monde.

Une série, où l’ellipse et le montage (dans le sens une image après une autre) prennent, reprennent leur vrai place, pas besoin de didactisme outrancier ou de paroles oiseuses. Une transition entre Dolly, la première brebis clonée, et des athlètes de 100 mètres aux muscles hypertrophiés se passe de commentaires, mais pas de musique fort heureusement. La musique joue en effet 50 % dans le succès de l’entreprise, les bombes du génial Philip Glass valent 1000 fois plus que les tubes de dentifrice pop désacidulés qu’on nous sert libéralement (ce terme remplacera désormais l’obsolète « religieusement ») et régulièrement.

Naqoyqatsi est un opéra numérique aux images d’une beauté vertigineuse, oeuvre singulière qui mérite d’être reconnue, et dont on peut sans honte vanter les vertues.

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Autres films de la série :

- Koyaanisqatsi - 1982

- Quatsi - 1988




Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

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