Greenberg

2072010

Los Angeles. En attendant mieux, Florence Marr, qui rêve de devenir chanteuse, travaille chez les Greenberg comme assistante personnelle. Autrement dit, elle s’acquitte pour eux des tâches du quotidien les plus rébarbatives… Lorsque Philip Greenberg emmène sa femme et ses enfants en voyage à l’étranger, Florence a soudain plus de temps pour elle. Ce qui ne l’empêche pas de venir s’occuper du chien de la famille et de passer voir, par la même occasion, Roger, quadragénaire en visite chez son frère Philip. Tout aussi paumé que Florence, Roger a passé plusieurs années à New York où ses projets n’ont pas abouti. Il revendique désormais son droit de ne «rien faire»… Touchée par sa fragilité, Florence se rapproche peu à peu de cet homme en qui – curieusement – elle se reconnaît. Il se noue alors entre eux une relation improbable…

Greenberg

Le film raconte l’histoire d’un quadra (Ben Stiller) qui sort de l’hopital psychiatrique et qui va garder la maison de son frère pendant que celui ci est en vacances au Vietnam. Ben stiller va en profiter pour revoir ses vieux potes, rencontrer une nana aussi paumée que lui et, dénouer une crise existentielle. La crise existentielle : celle d’un homme qui n’a pas la vie qu’il rêvait d’avoir. Film « indé » donc. Aucune surprise de ce côté là. Le réalisateur a fait Les Berkman se Séparent (également scénariste de Fantastic Mister Fox, La Vie Aquatique…) donc on sait à quoi s’attendre. Amis du prozac, bienvenue dans l’enfer glacé des dépressifs.

Il y a peu de choses à dire du film. Il vous renverra à vous mêmes ou pas, voilà. La vie du quadra en question est assez vide, il dit lui même « qu’il cherche à ne rien faire » ; c’est un parti prix de montrer le néant de la vie d’un homme à ce niveau là. Cela dit, scénario oblige, Ben stiller est confronté à la réalité au cours du film ; cela aboutit toujours à un désastre douloureux. On aime ou pas c’est pareil. En tous les cas, c’est très clair, le perso va mal, les gens ont des problèmes et ce, tout au long du film. A ce point là, c’est assez rare. On pourrait presque y voir une espèce de figure de style (glauque la figure de style). Enfin, de la noirceur à laquelle on s’accoutume, qui finit par devenir une norme (ou pas, c’est vous qui verrez là encore), de rares moments un peu lumineux émergent. Voilà, c’est ça Greenberg. En gros : le film raconte assez bien ce qu’il raconte, mais ce qu’il raconte mérite-t-il d’être raconté? C’est la question qu’on se pose. Chacun donnera sa réponse.

On aurait aimé plus de rythme cela dit, et un peu plus de fun quand même. C’est toujours le même problème: doit on être ennuyeux pour filmer l’ennui? Mais on aime Ben Stiller dans un rôle inattendu, parfois il surprend. Et le fait qu’un film avec une tête d’affiche aussi puissante ne fasse aucun bruit, ça aussi ça surprend. Ca inquiète même.

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Fantastic Mr Fox

24032010

Mister Fox est un renard qui tente de se ranger. Fini les poulaillers et bonjour une vie plus raisonnable. Malheureusement, chassé la naturel il revient toujours au galop et au détour d’un déménagement, il se retrouve voisin de 3 fermiers, l’un élève des poules, l’autre des oies et le dernier produit du cidre. La tentation sera-t-elle trop forte ?

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C’est souvent en changeant de registre qu’on se dit: « Stalone dans une comédie ? ça n’est pas pour lui », « mais pourquoi Lynch s’est embarqué dans un film de science fiction ! », « Schwarzenegger en politique ? » bon ok je m’égare. Tout ça pour dire que des changements de ton ou de forme laissent souvent pantois, a fortiori quand on aime l’artiste concerné. Est-ce parce que je suis enclin à reconnaître la valeur de Wes Anderson sans réellement l’apprécier, toujours est-il que ce film est peut-être (selon moi) le meilleur qu’il ait fait jusque là.

Ce ton qui déroutait prend sa pleine mesure avec cette animation (presque) digne de Wallace et Gromit et de leurs auteurs. Mais l’animation ne fait pas tout, car en dehors d’un humour visuel simple et efficace (les yeux tourbillonnants, Mr Fox à table …) il y a aussi et surtout ces dialogues finement écrits et débittés à la vitesse d’une mitraillette. Ces dialogues mi-absurdes mi-existentialistes vont comme un gant à des personnages animés aux têtes de renards.

Je m’en rends compte seulement maintenant mais Wes Anderson raconte depuis longtemps des petits contes abscons, parfois simplement absurdes, des contes à qui il manquait cette part de magie (qu’il était  ultérieurement parti chercher en Inde). L’animation a fait le reste (bien aidée par une excellente partition musicale). Une réussite.

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Répertoire Films de A à Z

11022009

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