DEAD OF NIGHT

8032012

Au retour du Vietnam, Andy Brooks, que ses parents croyaient mort, n’est plus le même. Ses parents et ses amis ne le reconnaissent plus. Pour ne rien arranger de curieux meurtres commencent au même moment.

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Les rétrospectives c’est cool car d’un non initié vous pouvez arriver, en l’espace de quelques projections, à en faire un valeureux pourfendeur d’un cinéma qu’il ne connaissait pas ou peu quelque heures auparavant. Ici ça tombe bien on parle du cinéma d’horreur du début des années 70. LE cinéma d’horreur par excellence.

Car si dans le milieu, on connait tous ou presque le film Black Christmas de Bob Clark (un des, sinon, LE, premier slasher – il commence à y avoir beaucoup de LE dans cet article), comment se fait-ce que Dead of Night (on ne se moque pas du titre SVP) soit si méconnu de nos jours ? Injustice ou pas ?

Attachez vos ceintures. A la fois, film de zombie, film d’horreur, film sur le Vietnam, (sans pour autant nous le montrer) ou encore drame psychologique, ce film au répertoire un poil foutraque dans son listing, ne l’est pourtant pas dans les faits.

Le genre a certes évolué depuis quelques années, et on sera indulgent à cet endroit là, mais la mayonnaise prend malgré tout car le mélange est bon, et le réalisateur a le bon gout de ne pas trop tirer sur certains ingrédients. Ou tout du moins de toujours le faire avec à propos.

Par moment, le côté parapsychologique peut faire penser à du Cronenberg de la même époque (Frissons), ou comment donner des velléités politiques à des troubles psychosomatiques. C’est ce qu’il y a de bien dans les films de cette époque c’est qu’on peut y trouver à peu près tout ce qu’on veut bien se donner la peine de chercher.

Bref, c’est bon, c’est beau, c’est Bob (Clark). Et en plus il y a un peu de sang, que demande le peuple ? A découvrir et à apprécier à sa juste valeur.

vraivaleur dans FILMS

P.S. une curiosité, la mise en son du film faite l’an dernier par un groupe de rock  :

http://7weeks.bandcamp.com/album/dead-of-night

 

P.S. 2 Difficile de ne pas penser à  l’épisode Masters of Horror de Joe Dante, Homecoming, où des soldats US en mode morts vivants reviennent voter contre celui qui les a envoyés au front.




Bridesmaids

16092011

La vie professionnelle et privée d’Annie Walker n’est pas au beau fixe, tout le contraire de sa meilleure amie, Lillian, qui va prochainement se marier avec un riche banquier. Lorsqu’elle lui demande d’être sa demoiselle d’honneur, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à ce rôle, mais c’est sans compter les autres amies de Lillian…

Bridesmaids

On l’a souvent dit, ou écrit, Judd Apatow, a ce talent là, de transformer en or des productions banales qui seraient jusque là passées inaperçues. Il est devenu, l’espace de quelques années, le big boss de la comédie américaine post adolescente mais suffisamment  »trash » ou proche du niveau de la ceinture pour ne pas trop se prendre au sérieux, et accessoirement nous faire marrer. Le mélange improbable, du film sentimental, d’American Pie et du dialogue ciselé. Seul petit hic, ce cinéma, avouons le, était très nettement connoté mâle. Comme si l’humour gras était réservé au sexe fort. Il était donc normal, et prévisible, qu’une nana se lance dans l’aventure (Kristen Wiig du Saturday Night Live au scénario), et tant qu’à faire, produite par J.A. C’est désormais chose faite, Bridesmaids est passée sur les écrans.

En dehors donc de cet humour potache et réjouissant, il y a cette jeune femme en pleine crise d’identité, avec ce refus, ou cette difficulté, de quitter une période de la vie chère à J.A. On n’est donc pas loin d’un copier / coller des masculines décrites ci-dessus. La qualité du film dépendant grandement de l’énergie de son interprète, qui de ce côté-ci, n’est pas avare en effort. Bref, une histoire à laquelle on accroche et on sourit…du moins au début.

Dommage quand même, et à y réfléchir, que la femme se limite toujours à être caricaturée comme un négatif masculin avec 3 trains de retard. C’est une façon de voir les choses certes mais on ne doit quand même pas être très loin de la vérité. Autre reproche, mais ce sont ces productions qui le veulent, c’est la difficulté que le film a, à se terminer. Cette sorte de happy end naïf et fictif. En plus de ne pas dénoter avec le cinéma qui nous est vendu depuis la nuit des temps, c’est assez mou et trop gentil. Le genre de film qui débute fort et original pour s’essouffler petit à petit pour devenir commun et gentillet. Dommage, car il y avait de l’idée, et une sacrée performance d’actrice (Wiig, pas l’horripilante Maya Rudolph).

Valeur en devenir




Copains pour toujours

2072010

A l’occasion de l’enterrement de leur ancien coach, 5 copains se retrouvent après 30 ans de séparation.

Copains pour Toujours

Surfant (même l’affiche du film le montre) sur une vague de buddy movie pour quadra; inspiré par les résultats ronflants de Very Bad Trip, Copains pour Toujours peut-être assimilé à une sorte de Bronzés 20 après (20 ans après quoi? le Sathurday Night Live probablement). La recette est connue, jouer sur la nostalgie, prendre des thèmes forts, porteurs, vendeurs (”faut bien vivre ma brave dame”) et indémmodables :l’amitié et le choc des générations (façon “c’était mieux avant”). Bref, à l’ouest rien de nouveau.

Ca commence gentiment, ça continue gentiment et ça finit gentiment. Il ne manquerait plus qu’un Mickey géant sorte de l’écran et vous embrasse sur la bouche pour que la boucle soit bouclée. Vous l’avez compris (car vous êtes l’élite des internautes – fin de la flagornerie) ce film ne décolle jamais. Si l’ensemble avait été résumé à 1/2 heure et qu’il constituait le début d’un film plus osé (moins familiale), on aurait dit oui, et peut-être qu’on aurait applaudi des 2 mains et des 2 pieds. Ce n’est pourtant pas le cas.

Le film se contente alors d’une bonne “Joke” toute les 5 minutes, jamais originale, mais jamais totalement nulle non plus. Pour l’histoire et la morale, on n’apprend rien, passez votre chemin.

Là où le réalisateur (Dennis Dugan) réussissait dans le guignolesque avec Rien Que Pour Vos Cheveux, il échoue platement dès qu’il tente de se la jouer plus fine. On imagine le bonhomme dans un restaurant gastronomique, s’adressant à la serveuse “pourrais-je avoir de la sauce s’il vous plait Mademoiselle?”, elle de lui répondre : “Evidemment Monsieur, qu’est ce que …”, puis la coupant : ” du ketchup et de la mayonnaise”.

On ne parlera même pas de cette vision involontaire (mais tellement révélatrice), nombriliste et coupée du monde qu’ils (scénaristes – réalisateur – producteurs – acteurs) se font de l’extérieur. Un monde ou tout le monde est blindé de thune, où ceux qui le sont un peu moins, ce tiers états façon Hollywood, partage, côtoie et communie avec leurs modèles (les riches). Un mioche vous emmerde ? Filez lui des $. Vos personnages (qui d’une certaine manière représentent assez bien ce qu’ils sont réellement : des stars hollywoodiennes que l’on observe et qui aiment ça) jouent au basket, les badauds les regardent, les envient, les admirent. Ils sont stars, sur et en dehors de l’écran.

Décidément pas un bon film.

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Black Dynamite

16022010

Black Dynamite est un ancien de la CIA, qui depuis fait régner l’ordre dans la rue à coups de pieds, flingues ou nunchaku. Véritable légende de la baston et de l’amour, sa vie bascule le jour où il apprend la mort de son frère.

Black Dynamite

Le genre est connu, la comédie parodique du super agent, dragueur, flambeur, flingueur. Là où ça change, c’est que le modèle parodié est ce cinéma noir américain des 70′, la blaxploitation, genre on ne peut plus stéréotypé et too much. Lui même parodique car se voulant le contre poids de la production classique qui cantonne les acteurs noirs à des rôles secondaires. La Baxploitation et Black Dynamite font donc péter tout ça avec des rôles « bigger than life », dont il est plus facile de rire que de les prendre au sérieux.

Si cette période du cinéma n’a pas connu des succès artistiques exceptionnels, elle en a néanmoins apporté son goût pour les bandes originales de qualité (J. Brown, B. Whyte, C. Mayfield, I. Hayes…). Black Dynamite l’a bien compris et l’essentiel du plaisir qu’on prendra (ou pas) de ce film résulte de cet univers sonore, coloré, excessif mais réjouissant. Quand un « Dy-na-mite, dy-na-mite » surgit en même temps que le héros apparaît, on ne peut que sourire, surtout quand la blague potache est répétée 20 fois. On appréciera également le traitement en 16 mm qui imprègne encore un peu plus de l’atmosphère de l’époque, les coupes de cheveux aériennes, les dialogues à base de mother fucker et de nigga … La réalisation s’est elle aussi adaptée avec les split screen et des zooms jusqu’à écoeurement.

Impossible de parler du scénario sans en dévoiler le pot au roses, mais sachez que c’est typiquement une trame d’histoire impossible à transposer sur un Austin Powers ou un OSS 117. Quel rapport peut-il y avoir entre Nixon, le Kung Fu, de la Drogue, des chinois, de l’alcool qui rétrécit la bite et Black Dynamite ? Ce sera à vous de voir. Bref, un film lourd qui se veut lourd c’est finalement assez léger. Mais bon encore faut-il avoir un minimum de second degré et une connaissance de ses classiques du cinéma Bis pour l’apprécier. Can you dig it ?

Valeur en devenir




The Woods

25012010

Afin de la remettre dans le droit chemin, les parents d’Heather décident de la faire passer par la case pensionnat. N’ayant pas été sage et ne passant pas par la case départ, elle ne touche pas 20.000 francs et doit faire face aux étranges phénomènes qui touchent cet endroit.

The Woods

Difficile à appréhender que ce film de Lucky McKee (auteur du plutôt réussi May et son clone version Masters of Horror, Liaison Bestiale). Tout comme ses 2 réalisations précédemment citées, sur un thème connu, McKee nous donne un film convenu et par moment trop soft les 3/4 du temps, puis, de manière inattendu, se permet une transcendance. Un caractère mystico/fantastique qui fait qu’on ne regarde plus de la même façon ce que l’on croyait convenu 15 minutes auparavant. On ne sait plus sur quel pied danser, on se trouve étourdi, a-t-on à faire à une fumisterie ? à du grand art ? On ne sait plus tout simplement. On se retrouve par moment étonné par un genre que l’on croit connaître, et c’est peut-être au final ce qui crée l’adhésion. Étonné plutôt que convaincre ? Pourquoi pas.

Tout comme May, l’interprétation féminine du film est d’un bon niveau, la description du personnage y étant pour beaucoup. A la fois forte et faible, avec ses failles et ses certitudes. C’est surement là qu’il faut chercher le point fort du film. Le milieu est suffisamment hostile et le personnage attachant pour que l’on ait envie qu’elle s’en sorte. Rajouter un Bruce Campbell sobre et efficace, une réalisation très propre et agréable, 2/3 effets gores et l’on se retrouve devant un film que l’on apprécie sans savoir véritablement pourquoi. Car au final il ne se passe pas grand chose. Après tout faire apprécier du vide est un talent que peu de réalisateur arrivent à se permettre.

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Agora

16122009

« cette histoire m’est venu quand j’étais sur un bateau avec des amis en vacances. Nous avons regardé les étoiles et parlé des extraterrestres, de la façon dont il pouvait percevoir la terre de leur planète, et cela m’a donné envie de faire un film qui se passe sur la terre » annonce Alejandro Amenabar, présent lors de l’avant première française de son prochain film: Agora. 

Agora

Le film est à l’image du speech d’intro du réalisateur: nul et confus.
Il est tout d’abord impossible de résumer le long métrage. Le tout se situe en l’an 400 après JC. Le personnage central semble être celui d’une jeune philosophe à l’esprit libre, incarnée par Rachel Weisz, qui tente de comprendre la place de la terre dans l’univers et la rotation des astres et du soleil – elle est paraît il une figure historique niveau astronomie. Autour d’elle gravite plusieurs personnages: son père et trois élèves à qui elle enseigne, en ces temps troublés, les vertus d’une fraternité puérile énoncée à coup de clichés. Et puis il y a aussi un monsieur qui essaie de convaincre tout le monde que le Christianisme, c’est LA religion. En toile de fond, on peut voir la percée violente du dit Christianisme. Puis le film se coupe. Quelques années plus tard, le Christianisme est installé. Après avoir écrasé le polythéisme à la romaine, il fait face au Judaïsme. Le père est mort et les trois élèves sont devenus des gens importants, ou accomplis. Il y en a deux qui aiment – à défaut d’un mot plus juste - la philosophe et cela cause des problèmes. La philosophe, elle, n’aime personne.  »Ma religion, c’est la philosophie » dit elle, ce qui pose aussi un problème. Le tout est agrémenté de plans de la Terre vu de l’espace quand les gens crient et pleurent au moment des massacres religieux. Une chance qu’Amenabar nous ait donné un semblant de grille de lecture au début du film.

Il est tout aussi impossible de dégager le thème central du long métrage, ni même le genre. Globalement, on pourrait dire que le film est une mauvaise pièce de théâtre doublé d’un peplum cheap, un soap opéra historique sans opéra et sans histoire, un anti film qui met en lumière la stupidité des hommes. La religion y est montrée clairement comme une chose absolument affreuse, sans aucun contrepoint. Les chrétiens, les juifs et les « païens » sont tous des pourris. Les plans de la terre vu de l’espace sont une énigme, doublé d’un mauvais goût transcendant. Il pourrait s’agir de la vision d’un dieu absent, d’une mise en abîme maladroite de… on ne sait pas de quoi. Ou bien alors il faut comprendre que la vie des hommes est futile et n’a pas plus de sens que l’oeuvre cinématographique d’Amenabar. Il est possible que le personnage de Rachel Weisz serve à mettre en lumière le fait que la science et la philosophie, elles, sont des choses bien, mais son personnage est si naïf et si peu emphatique derrière ses phrases chamalows du type « nous sommes tous frères » qu’il annule, comme tout le film, toute thèse possible.

La réalisation moderne et réaliste n’est jamais en adéquation avec le contexte historique et « épique » du film, l’éclairage est affreux, les décors ressemblent à du carton pâte, les figurants sont si mal dirigés qu’on en rit parfois – de désespoir – et les dialogues sont caricaturaux et d’un in-intérêt insultant. Le tout est fake et d’une immense inutilité. Il y a bien des drames mais aucune intensité dramatique. Les personnages sont pauvres et ne s’aiment pas. La mayonnaise finit tout de même par prendre dans le dernier quart d’heure, par opposition à la nullité du reste, quand quelques gouttelettes d’émotions parviennent à filtrer de la petitesse des personnages.

Un film extraordinairement raté. Un non sens total de 2h06. Les spectateurs ont applaudi une seconde chrono après la séance et sont tous partis sans un mot de la salle de projection dès le premier nom au générique. Amenabar n’aura jamais la chance de s’expliquer. Personne ne semble même avoir eu l’idée ni l’envie de l’écouter.

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