Restless

26092011

L’histoire d’amour d’Annabel et Enoch. L’une est en phase terminale, l’autre est en plein deuil.

Restless

Il est quand même costaud ce Gus Van Sant. Avec une histoire d’amour adolescente et le destin tragique d’une malade en phase terminale, avec 2 des concepts les plus éculés du cinéma, et bien, il arrive à en sortir quelque chose. Quelque chose dont on se dit pas  »j’ai déjà vu ça ailleurs! », non, quelque chose qu’on regarde sans se poser de questions. Plus qu’un Love Story 2, Restless est un film à part entière, le talent de GVS n’y est pas pour rien, la présence de Mia Wasikowska y est pour beaucoup.

A l’image de son affiche, Restless arrive à une certaine légèreté là où on est trop habitué au pathos. La pureté de leur amour ne cesse de flotter et c’est tout naturellement qu’on se laisse porter par cette histoire à mesure que nos yeux rougissent. Mais jamais trop rouges malgré tout. GVS échappe au larmoyant en y mettant une touche poétique, vagabonde. Les allergiques à ce cinéma d’auteur commercial (il n’est pas loin d’en être la tête de fil) n’auront pas tort de reprocher une presque indigestion des clichés du genre (vas-y que l’on court dans les champs, qu’on fasse du canoe…). Le talent n’excuse pas toujours tout. On ne passe pas loin de la correctionnelle et d’une guimauve publicitaire, mais j’ai l’impression que ça penche quand même du bon côté.

Qu’à cela ne tienne, Mia Wasikowska (si ce n’est pas une épreuve d’écrire 2 fois son nom) remporte la palme d’or de la sympathie, et accessoirement une place dans mon coeur. En évitant de filmer la maladie, ou en la limitant le plus possible, le personnage de Mia n’en parait que plus fort, plus courageux. Ces Roméo et Juliette des temps modernes s’aiment d’un amour, le plus pur qu’il soit. Le fils de Dennis Hopper, tient lui un rôle tout à fait Gus Van Santien, le prolongement logique des précédents Last Days, Elephant et autres Gerry.

On regrettera juste la présence d’Iroshi, présence confuse, trop lourdement métaphorique (GVS :  »tu vois où je veux en venir kid ? ») et finalement unique pretexte à terminer le film (d’assez belle manière quand même).

Valeur en devenir




Blue Valentine

25052011

Le couple formé par Dean et Cindy bat de l’aile. Pourtant tout avait si bien commencé. Entre passé et présent, l’évolution des sentiments d’un couple qui va tout faire pour éviter la rupture.

Blue Valentine

Just another love story. Que les hommes qui lisent ce blog, et d’après un dernier sondage ils sont 4, ne fuient pas. Malgré le pitch merdique, le film n’est pas un énième prout-prout à l’eau de rose movie. Non ce film n’est pas réservé qu’aux lectrices de Gala et aux aficionados de Sex in The City, non faire un film sentimental peut-être réussi. Non tous les films d’auteurs ne sont pas destinés aux bobos. Oui la parité des sentiments existe. Oui, il va vite falloir que je me défoule au plus vite sur un film belge.

Soyons clair, le film est réussi. Peut-être même que la principale réussite du film (avec son écriture me semble-t-il assez fine de ses personnages) c’est son architecture. Entrecouper le présent de flashback n’a rien de novateur vous en conviendrez et pourtant. Et pourtant ce n’est plus une histoire entrecoupée du passé que l’on nous raconte, mais bel et bien 2 histoires. Une gaie, cette légère histoire d’amour et une histoire de rupture avec tout ce que cela comporte de cris et de larmes. De l’une à l’autre les personnages ont évolué, et on a de cesse de faire le lien entre les deux pour comprendre comment ils en sont arrivés là. Pourquoi ne l’aime-t-elle plus, alors qu’il semble sincère et amoureux ? Est-ce possible qu’à un moment cela ne suffise plus ? On comprend vite où Derek Cianfrance, le réalisateur veut en venir, les sentiments ne sont pas immuables, ils évoluent, pour le meilleur ET pour le pire. On aurait envie de rajouter une phrase des RitaMitsuko, mais la police du cliché ne tarderait pas à nous tomber dessus. On va éviter.

Et puis il y a Michelle Williams (femme de feu Heath Ledger). C’est toujours agréable de regarder un film pour aspect précis et de finalement être attiré par quelque chose d’autre, une actrice en l’occurrence, Michelle Williams. Si pour les histoires d’amour il vaut mieux en général être deux, et bien on peut dire que Ryan Gosling a une sacrée chance. Car c’est fou comme elle joue bien la petite (31 ans quand même). Là où le personnage de Gosling est assez classique car il se contente d’une métamorphose physique et d’une ou deux scènes à gueuler. Car un bon acteur doit savoir gueuler, c’est un peu un passage obligé. Vous imaginez Pacino sans ses colères ? Bref, revenons au film du jour. Le personnage de Cindy évolue et offre à son interprète une palette d’émotions qu’elle s’empresse de sublimer. Au rugby (auquel je ne connais rien) je crois qu’on appel ça un essai transformé, et bien Michelle Williams doit être sacrément forte au rugby.

Rajoutez à cela 2/3 scènes marquantes comme celle du youkoulélé et vous en faites un super film de festival, un super film d’amour et un super film de cinéma tout court.

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Les grands frères

17092009

Wheeler et Danny ont un taf de merde, Danny vient en plus de se faire plaquer par sa nana. Suite à une décision de la cour ils vont chercher la rédemption de leurs âmes (et de leurs fesses) auprès d’enfants en difficultés.

Les grands frères

Prendre 2 acteurs rompus à la comédie américaine période Apatow (Sean William Scott et Paul Rudd), rajouter 2 gamins prometteurs (le très drôle Christopher Mintz Plasse – cf Super Grave), et faite leur dire et faire l’impossible, en dessous de la ceinture de préférence, of course ! On n’oublie pas les bons sentiments, la love story et le petit speech moralisateur sur la tolérance. Voila ce qu’est ce film.

L’humour marche la première moitié du film, puis on s’y habitue, avant de s’en lasser. La trame est elle cousue de fil blanc et n’a d’intérêt que … aucun en fait. Ce film conventionnel n’est pourtant pas mauvais, et c’est finalement ces 2 ados qui le « sauvent »de l’ennui.

On sent bien que Paul Rudd qui est au scénario, lorgne vers la prod Apatow, genre dans lequel il est une figure connue, et dont il a semble-t-il essayé de s’inspirer, avec un poil (pubien) de finesse et de talent en moins. Pas désagréable mais vite oublié.

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Lieu commun de la comédie contemporaine, le duo comique composé du baiseur (Sean William Scott pour l’occasion) et du romantique. L’un cherche l’amour (et le trouve 3 minutes avant la fin du générique) et l’autre ne fait que s’envoyer des nanas; ce qui est bien pratique pour glisser 2-3 plans bOObs de starlettes en mal d’exposition médiatique vu que l’actrice principale est trop connue pour avoir encore besoin d’un tel stratagème.

Le romantique et le pragma-nique, deux personnages diamétralement opposés, mais oh combien utiles pour satisfaire notre côté Docteur Jekyll et Mister Puéril. L’un est triste les 3/4 du film, l’autre est indifférent à ce qui l’entoure; le baiseur n’a pas de sentiments (ou si peu), et heureusement car s’il en avait comment ferait il pour satisfaire sa libido et faire rêver des générations de jeunes adolescents !!!




Locataires

14092009

L’histoire d’amour entre Tae Suk, un SSF (sans squatte fixe) et Sun Houa, une jeune femme battue. Comment leur rencontre va bouleverser leurs vies.

Locataires

Locataires, un film dont on peut résumer l’intérêt (ou non) en deux phases : son idée concept, qui crée une love story où les deux protagonistes ne s’adressent jamais la parole (on évite ainsi les dialogues gnangnans), et l’agréable faculté du réalisateur à toujours surprendre un spectateur qui chez bon nombre de ses homologues se serait déjà endormi. Qui dit absence de dialogues (ou presque) dit oeuvre picturale, dit interprétation , dit finalement une dose de poésie.

Sans verser dans l’angélisme auteurisant ou dans son exact opposé, force est de constater le talent de Kim Ki Duk qui d’un esthétisme épuré arrive malgré tout à tirer une quintessence de l’image.

La dernière partie, toute onirique qu’elle est, horripilera les cartésiens amateurs de logiques universelles mais ravira les autres par la brillante simplicité de cette idée en forme de métaphore, de cet homme qui ne se déplace plus que sur la pointe des pieds et en silence, invisible qu’il est devenu aux yeux de tous. En voila une idée qu’elle est bonne.

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