A louer – Para entrar a vivir

14012010

La visite d’un appartement par un jeune couple tourne au cauchemar.

A louer

La série espagnole Peliculas Para No Dormir nous livre décidément de bons moments de frisson. Sur des pitchs simples et des histoires courtes (1 heure ce qui est probablement le meilleur format pour l’horreur) les plus grands noms du cinéma de genre se rencontrent. Si la Hollande est l’autre pays du fromage, l’Espagne est elle l’autre pays des films d’horreur. Balaguero (La Secte Sans Nom, Darkness, Rec…) qui s’est créé une bonne notoriété dans le milieu, à tel point qu’on fait le déplacement de l’autre côté de l’atlantique pour le solliciter, confirme en passant tout le bien que l’on peut penser de lui.

Amusant de constater que la forme joue un grand rôle sur le fond, en effet ce format télévisuel et un peu plus court semble donner plus de libertés (comme quoi) à leurs réalisateurs. Balaguero s’amuse. Quand on ne frissonne pas en même temps que cette caméra tremblante (plutôt une réussite), on peut profiter des clins d’oeil très second degré du réalisateur. Une transgression de la logique qui se traduit chez le spectateur par des « mais NON n’y retourne pas ! », « NAAAAN ne le détache pas ! ». Balaguero sait ce qu’il fait et rien n’est du au hasard.

Sont-ce de simples coïncidences ou bien le cinéma Espagnol entretient véritablement quelque chose de mystique avec les huis clos ? Car que se soit les précédents films du présent réalisateur (Darkness, Rec, A louer), que se soit la version de Para no Dormir de De La Iglesia (La Chambre De l’Enfant – Une maison hantée), ou d’autres films récents L’Orphelinat, Fragile, Les Autres, L’échine du Diable … ces univers claustrophobiques prennent bien naissance quelque part, je laisse le soin au lecteur éclairé de se faire son propre avis sur la question. Car si le film de maisons hantées est une figure imposée, la disproportion semble évidente. Où sont survival, slashers, vampires, monstres … ? Attention toute fois, à trop aller dans le même sens l’indigestion n’est jamais très loin.

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PS. A noter que la geôlière fait beaucoup penser à Kathy Bates dans Misery.




La chambre de l’enfant

11042009

Un jeune couple emménage avec son enfant dans une maison qui semble être hantée.

La chambre de l'enfant

Dans un format qui s’apparente aux Masters of Horror, les Para no Dormir (version espagnole) et Alex De La Iglesia nous pondent un film TV de haute volée. Oui, c’est un film TV, avec une histoire courte et convenue, mais ne boudons pas notre plaisir, nombre de films ne lui arrivent pas à la cheville.

L’histoire vous rappellera celle de Shining, un jeune couple et son enfant, habitent une maison hantée par des esprits malveillants et finissent par se déchirer et sombrer dans la folie. Ici c’est un condensé, 1h15 de frissons pendant lesquelles Alex DeLa Iglesia s’amuse derrière sa caméra et nous disperse (au compte goutte) son humour.

Un agréable moment.

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Filmo Para no Dormir :

- Para Entrar a Vivir, de Jaume Balaguero (réalisateur de Fragile)

 




Cure

27032009

Deux histoires, l’une suit Takabe, policier sur les traces d’un serial killer (oui je vous entends déjà dire encore!), et de Mamiya, un jeune paumé d’apparence amnésique. Les deux destins vont évidemment se croiser, et les problèmes s’épaissir.

Cure

Comme on a pu le voir dernièrement avec Steeve Mc Queen, être l’homonyme d’une personne éminente du cinéma n’entache en rien la qualité du réalisateur. Blague à part Kiyoshi Kurosawa est de la veine des grands et à l’occasion prochaine de la sortie de l’un de ses films (Tokyo Sonata), un bref retour sur Cure, un film réalisé voila maintenant 10 ans et dont on ne peut que louer les qualités.

D’un point de vu scénaristique, l’intérêt principal du film réside plus dans les méfaits et les cause des crimes que dans l’identité du tueur, qui nous ait rapidement dévoilé. Un mal-être frappe chaque personne et le fait d’en parler, et donc de s’avouer la vérité, les perd. Comme le dit Takabe au cours du film « Le vrai ‘nous’ n’existe nulle part », « la société ne le permet pas ». Le tueur les fait donc parler, afin de libérer la vraie nature de chacun, qui un peu à la manière d’Orange Mécanique, n’est que partiellement masquée par ce processus qu’on appelle civilisation. L’incapacité d’être soi parmi les autres, un vaste débat.

La thèse du serial killer motivé et vengeur est balayée en une réplique « on croit toujours que les crimes ont un sens particulier, mais en fait ils n’en ont pas », ou de la responsabilité de la littérature ou de l’image également. Le mal est chacun de nous, un point c’est tout.

Au delà de ces préoccupations philosophiques, Cure est (avant tout?) un film, qui expose un cinéma dépouillé, minimalistes si on compare avec ceux de ses voisins de Hong Kong ou de Corée, où l’image à toute sa place. Un cinéma où la violence est sèche, brutale, où chaque plan peut délivrer sa dose d’horreur, ce qui n’a pour but que d’accentuer, si besoin était, la tension. La partition musicale est au diapason de l’image, le moindre son voit son importance décuplée.

Vous l’aurez compris, un très bon film, par un très bon réalisateur.

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Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

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