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Contagion

1122011

Un virus frappe le monde. Détail et parcours de celui-ci à travers une population effrayée.

Contagion

Mister Soderbergh est décidément un curieux personnage. Toujours maitre dans l’art du contre pied. Alors qu’il se plaisait depuis près de 20 ans à alterner grosses productions commerciales et films d’auteurs confidentiels, voilà qu’il se met à nous sortir Contagion. Une pandémie filmée façon  »cas d’école ». C’est plus ou moins instructif (mais est-ce son but ?) et plus ou moins romancé. Pas assez pour faire pleurer dans le chaumières, ni pour que votre professeur de SVT s’en serve pendant les cours. Contagion est le produit batard d’une idée qui n’est pas arrivée à maturité. A trop vouloir lui insuffler des accents de vérités, de multiplier les points de vue, et peut-être de dépoussiérer le film catastrophe, Soderbergh accouche d’un film froid et impersonnel.

Pour être honnête, Contagion serait la parfaite introduction d’une série post-apocalyptique. Ce que l’on ne nous montre finalement jamais par manque de moyen et de temps. En un peu plus condensé, le personnage de Jude Law en moins (waow, il met des fausses dents, quel acteur !) et vous pouvez enchainer avec 28 jours à peu près, les zombis font du ski ou encore les larmes blanches de apocalypse. Bref, ça donne envie mais ça ne fait que cela. Soderbergh est devenu prisonnier de son personnage et de ce type de cinéma, c’est désormais un styliste professionnel, le côté opportuniste s’étant greffé récemment. Nul doute, que s’il avait été possible de le faire, et donc de suivre les saisons, l’ami Soderbergh nous offrirait le film de l’automne : The Death Flu; celui de l’été : The Dry; de L’hiver : Red, Snow and Video …

Le plus ennuyeux, c’est que malgré toute sa virtuosité – le début de la pendémie est quand même pas mal – on ne voit pas où il veut en venir. Tout ça pour ça, se dit-on à la fin. Ce n’est ni un documentaire, ni un film. Il n’y a ni le  »fun »’ de l’un ni l’authenticité de l’autre, et encore moins une quelconque leçon à en tirer. Ah si, le virus arrivera vraisemblablement d’Hong-Kong, c’est toujours bon à savoir. Fuyez l’Asie !

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The Red Riding (Trilogy)

19082011

Suite à de multiples disparitions d’enfants, un journaliste se lance dans une grande investigation. Le sujet ne semble pas avoir été traité comme il fallait, pire, journalistes et flics semblent s’en désintéresser. Mais cette enquête ne serait-elle pas trop dangereuse ?

the red riding

Dans la série Red Riding (il y en à 3), je demande le premier, le 1974. Où comment se réconcilier avec la TV en 90 minutes. Car BBC, reconnaissons lui ce mérite, dans le genre production, quand elle met les moyens, elle ne fait pas semblant. A la fois bien filmé, avec des acteurs de premier plan convaincants, une ambiance et une réalisation qui laisse vraiment croire que le film a été tourné en 1974, Red Riding c’est ce qu’on peut appeler du lourd. Car cela peut paraître con (mais on n’est plus à une connerie près par ici) mais les années 70’s on s’y croirait, et ce n’est pas qu’une histoire de costumes ou de maquillages (que leurs syndicats respectifs me pardonnent), mais l’image elle même fait très 70’s et dans le genre immersion, et bien on ne fait pas mieux (finalement l’inverse de ce qui avait été reproché ici à Public Enemies de Michael Mann).

Pas (ou peu) d’effets de style (dans ce premier épisode du moins). L’immersion et la nervosité sont privilégiées. L’œuvre est étouffante, proche d’un cinéma américain des 70’s justement. Remplacé Andrew Garfield (très bon) par un Robert Redford ou un Dustin Hoffman, et vous vous y tromperez.

L’histoire est peut-être plus conventionnelle (il fallait malgré tout être capable de la mettre en scène !). Comme souvent, il s’agit de l’enquête à ne pas mener. Celle, où une fois le premier pas fait, vous ne pouvez plus reculer. Dans une ville gangrenée, où les institutions en prennent pour leur grade, il ne fait pas bon jouer les empêcheurs de tourner en rond. L’atmosphère est oppressante vous l’aurez compris. C’est l’histoire de ce tas de fumier qu’il ne vaut mieux jamais remuer, car à la fin, on finit avec de la merde jusqu’au cou. Une certaine façon de voire la vie, pour avoir le moins d’emmerde, ne sortez jamais du rang. Comme dirait Run DMC avec un brin de fatalisme, it’s like that and that’s the way it is.

Et avec ça ? Et bien ce n’est pas tout. Car il s’agit avant tout d’une trilogie. Et c’est là que cela devient intéressant. 3 époques, 3 réalisateurs, des acteurs jouant tantôt le coupable dans l’un, tant l’idéaliste, tantôt tout juste présent à l’écran. Les films se répondent étrangement, on en est d’autant plus intrigué que l’environnement dépeint nous dégoûte toujours un peu plus.

Of course, voir les trois de préférence.

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Michou d’Auber

26042011

En 1960, la guerre d’Algérie bat son plein. Le jeune Messaoud, 9 ans, est confié par son père, à une famille d’accueil établie dans le Berry, constitué de Gisèle et de Georges. Ce dernier, facteur de son état, ancien combattant de la guerre d’Indochine, un brin raciste, ne sait rien de l’origine du garçon que l’on a rebaptisé « Michel » (ou « Michou »). Celui-ci découvre alors la France profonde.

Michou d'Auber

Avis aux amateurs, je vous offre sur un plateau (et libre de droits) le pitch du film d’horreur ultime. Le lieu : un hôpital. Le jour : Un dimanche de pâques. Le pitch : Tous les médecins ont déserté le navire. L’hôpital (façon Halloween 2 de Rob Zombi) est désert, les internes trahissent leur age par des visages trop marqués par une acné encore récente, la TV fait 36 cm (36 bordel !), et 2 chaînes se battent en duel : TF1 et FR2. Le héros a beau chercher, triturer les programmes dans tous les sens, pas d’Arte. Le choix (pas de livres, ni même de VSD, sous la main) va donc se porter entre les Experts et Michou d’Auber. Les séries policières américaines n’étant pas (à ce moment là de l’histoire) la cup of starbucks du héros, il choisit Michou d’Auber.

Michou d’Auber, pour ceux qui ne connaîtraient pas, ou qui auraient une vie, c’est réalisé par le prodige français Thomas Gilou, à qui l’on doit les inoubliables (rapide recherche sur Wikipédia) Victor et la trilogie La vérité si je mens ! Ok ce sont des films de merdes, mais reconnaissant lui le mérite d’avoir un nom marrant. Gi-lou, c’est marrant comme nom. Pour finir, le film est une production EuropaCorp (la Cie de M. Besson) et TF1, il passe sur Fr2 et vous trouvez dedans Depardieu, Baye ou encore Amalric. Bref, plus cinéma français tu peux pas faire. Plus nul non plus.

Passons sur le jeu des acteurs, car le seul jeu est de deviner qui cachetonne (Matthieu), qui cabotine (Gérard), qui est perdu (Philippe), qui est nul (Samy)… Quand le ratage est si énorme, il faut souvent se poser la question de celui qui les dirige. Bon rappelez-vous, Gi-lou, le nom est marrant. En me relisant (si si, ça m’arrive) je me rends compte que je suis dur, le film n’est pas fait pour moi, la cible c’est la grand mère un peu raciste qui a peut être un bon fond. Cette sorte de Grand Chemin bis, surfe sur cette vague nostalgique, avec tant de talent que Nolwen Leroy passe pour une débutante à côté. Vas-y que je te mette bien profond une couche de consensualisme mou, vas-y que je te fasse la morale, vas-y que l’ensemble est gerbant (et dans un hôpital c’est pas cool) de médiocrité, d’amalgame et de fausses valeurs.

Pour ne rien arranger, le film est long, prévisible (of course), l’humour est pataud, moralisateur, et je suis prêt à mettre ma main à couper, que la cible va en ressortir plus raciste qu’elle ne l’était au départ. De la soupe populiste et contre-productive. Bravo FR2, vive le service public et vive la redevance à 123 €. Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour mais je commence maintenant à comprendre pourquoi certains regardent TF1. Un scénario pour un film d’horreur je vous dis.

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Defendor

27042010

Defendor est un super héros un peu particulier, de super pouvoirs il n’en a pas et de résultats pas beaucoup plus. Super héros il ne l’est finalement que dans sa tête.

defendor

Comme vous le savez, tout genre installé a son pendant parodique qui apparaît un jour ou l’autre. Après la vague, que dis-je la vague, le tsunami de films de capes et rayon lasers qui a déferlé sur nos écrans et autres lecteurs DVD, il y a eu des films plus au moins réussis comme Mystery Men, Hancock, Kick Ass. Defendor arrive lui comme le pendant à ces derniers, le film de super héros parodiques mais quand même un peu sérieux et lorgnant vers l’émotif. Les esprits plus aigris verront cela comme Forrest Gump chez les Comics (ou Marvel, les spécialistes trancheront).

Bref, un film devant lequel on s’attend à rire sourire et qui au final – et en grande partie grâce à Woody Harrelson, parfait en neuneu vengeur masqué – suscite une certaine adhésion face à ce personnage plein de bonnes intentions, moqué de tout le monde et dont l’unique obsession est d’éradiquer la souffrance, ou quelque chose comme ça. Son objectif est que le schéma qu’il a du subir, ne se reproduise plus, en gros et probablement conscient de ses lacunes, que quelqu’un comme lui ait la possibilité d’évoluer et de se construire (on repense à Forrest Gump quand apprenant qu’il va être père demande à Robin Wright ex-Penn si son enfant sera « normalement intelligent »).

David (Defendor) contre Goliath (Capitaine Industrie – ce nom est génial – et plus généralement contre tout un – attention gros mot – système) ça fonctionne toujours, d’autant plus quand l’image est belle, que les acteurs jouent bien et que la musique très bien choisie plus que de parfaitement coller à l’histoire, guide le spectateur. Tout ça gomme assez facilement une histoire et des rebondissements assez simples.

Valeur en devenir




Légion – L’armée des Anges

12032010

Un ange quelque peu récalcitrant décide de revenir sur Terre, non pas pour accomplir sa mission mais pour en faire l’exact opposé (des choses biiiiien).

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Légion est une série B dont on rigolera dans 30 ans, une époque où le cinéma Coréen exercera son hégémonie à travers le monde. Extrait d’un dialogue du futur : « tu te souviens des films américains des années 2000 ? », réponse du collègue du futur : « oh oui c’était trop cheap, trop fendart, dommage qu’on n’en fasse plus des comme ça ! ». Vous l’aurez compris ce film est à prendre au deuxième degré, que les intentions du réalisateur soient celles-ci ou non, c’est un fait. Ce film a un potentiel comique non négligeable, dans le futur.

Plus sérieusement, Légion est un film de série B (vous aviez capté), pas riche (Fx assez moches), mais ça castagne, on voit des anges se foutre sur la gueule avec des sulfateuses et des masses médiévales. Donc à prendre pour ce qu’il est et ne pas chercher de propos particulier, vous le trouveriez, bête, simpliste ou inexistant, donc on passe outre. Idem pour les incohérences, les raccourcis et les invraisemblances, c’est un film COMIQUE ! Si vous n’êtes pas convaincu de cela avant d’y aller vous passerez à côté (et serez probablement heureux le reste de votre vie).

Je ne sais si vous aurez la même impression mais l’ensemble ressemble à un bout à bout de pompage cinématographique. Terminator (celui auquel on pense le plus), Une Nuit en enfer ou Zombie, en tête, pour ne citer qu’eux. Mais bon, c’est distrayant (à condition de s’être levé du bon pied) et par ces temps de vaches distrayantes maigres, ce sera la seule chose qu’on lui demande.

valeurdevenir.bmp(car on peut pas être trop gentil non plus)




The Box

10022010

Une étrange boite est posée sur le paillasson d’une maison. Un homme passe voir les propriétaires. S’ils appuient sur le bouton, ils gagnent 1 million de $, en contre partie ils tuent une personne qui leur est inconnue.

The Box

Soyons clair, avec ce film Richard Kelly va encore une fois nous empêcher de dormir, de réfléchir ou de faire quoique ce soit d’autre. The Box est un film qui laisse des traces et dont il est impossible de parler à chaud, ni même à froid, le plus simple est de le voir, et puis très certainement de le revoir. En s’éloignant d’un certain bordélisme (Southland Tales) et usant d’un pitch ravageur, attrayant, voyeuriste, Kelly gagne presque son pari avant de l’avoir véritablement tenté. Cet homme comme beaucoup de sa génération (Aronofsky, Winding Refn) a été influencé par Kubrick il en a gardé le goût du mystère (qui y a-t-il de mieux au cinéma ??), de la provocation, d’un certain sens de l’esthétisme et de la mise en scène, et des belles musiques (la musique est à tomber, spécialement la dernière), et des sujet ambitieux, démesurés et aux interprétations multiples. Le cinéma fonctionne par vague, il y a eu la Nouvelle, il y a eu les De Palma, Scorsese, Cooppola, et il y a désormais celle-ci. Espérons juste qu’elle ne fera pas comme ses prédécesseurs, à se fourvoyer à tout va.

Le cinéma de Kelly est tout en provocation, en contre pied, on aurait tendance à croire l’ambiance supérieure au sens, il n’en est rien. Le thème de The Box est probablement de ce qu’il se fait de plus profond et intéressant. Le sujet traité le plus sérieux depuis longtemps, loin des modes, des postures ou des convenances. Le film s’adresse à tout le monde, il nous questionne autant qu’il nous intrigue. On ne comprend pas toujours tout et pourtant on sait exactement de quoi il parle. Plus qu’une simple question d’altruisme, on nous parle de nos modes de vie teinté de mysticisme. C’est flippant mais bigrement captivant.

Je conçois que cette litanie puisse paraître excessive, mais il faut bien reconnaître qu’il y a tout dans ce film. De la peur, de la réflexion, du suspens, de la SF qui apparaît au milieu du film (référence aux monolithes Kubrickiens) qui désarçonne puis disparaît juste avant qu’on puisse le lui reprocher. Ce qui fonctionne autant qui ennuie c’est que Kelly sait où il va. Une sorte de guide touristique qui vous montre les plus beaux endroits du monde, vous prenez des risques, vous ne captez pas toujours la beauté de l’endroit et pourtant vous savez que vous devez le suivre.

Si le fond est profond, la forme n’est pas à délaisser. Dès le début lors de la première incrustation, Kelly déflore la moitié de l’histoire. Ces informations seront tout de suite oubliées par le spectateurs, mais l’atmosphère de complot et de machination, lui reste bien ancrée dans nos mémoires. Idem pour le visage de Franck Langela, qui à lui tout seul justifie le film, apporte le mystère. Son personnage le dit lui même «   Ne laissez pas mon apparence vous effrayer, je ne suis qu’un homme qui a une tâche à accomplir », la moindre ligne de dialogue résonne évidemment sur plusieurs degrés. On parle de 2001, mais ce film n’est il pas le cousin de Eyes Wide Shut ? Arrêtons de nous éterniser, The Box fourmille de détails qu’il serait illusoire de lister, Kelly est un génie de l’art ou de l’escroquerie mais allez voir ce film, aimez le, détestez le, mais voyez le !

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