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Super

9122011

Persuadé d’avoir une mission divine à accomplir, Franck se mue en un super héros, The Crimson Bolt. Il part délivrer sa petite amie aux mains des trafiquants de drogues du quartier et se fait aider dans sa quête par une jeune acolyte Boltie

Super

Sous ses airs de rabachagage continuel, le cinéma US est pourtant en constante évolution. Pour le meilleur et surtout pour le pire certes, mais une évolution constante malgré tout. Après le raz de marée des films de super héros, est venue l’époque des loosers magnifiques.

Des Héros sans pouvoirs (Watchmen, Kick Ass) on est vite arrivé à la classe des super héros, qui n’étaient ni super, et encore moins des héros (Defendor). Malgré tout, derrière eux se cachait un bon fond. Le côté idiot du village dont on aimait se moquer mais qui au fond nous attirait de la pitié sympathique. On en venait à ne plus juger ce qu’il faisait, trop occupés que nous étions à tout leur pardonner sur l’autel de la naïveté vengeresse.

Super, c’est donc l’étape d’après, le faux héros, qui se croit super (quoi le titre vient de là ?) mais qui se retrouve n’être qu’un dangereux fou à lier lâché dans la nature. Doté d’un fond honnête, mais basé sur une éducation judéo-chrétienne des plus sévères, il est d’autant plus amusant qu’il est dangereux pour lui et ses semblables.

A vouloir faire la justice partout on ne devient qu’un criminel de plus. De là à voir une critique des dérives de la justice punitives, arbitraires et autoritaires, il n’y a qu’un pas qu’on franchira aisément. Quand en plus ces dérives découlent de préceptes religieux obscurs (vous voyez toujours pas ?) on n’est pas loin du pamphlet déguisé de l’année.

La réalisation est parfaite de subversion, se rapprochant d’un Scott Pilgrim, quelque chose de jeune, léger, légèrement graphique, comme totalement décalé de ses personnages et de l’impunité de leurs actions. Quand on sait que le réalisateur, James Gunn, vient de chez Troma, et qu’on lui doit les scénars de l’Armée des morts ou de Scooby Doo (sic !), il fallait bien se douter qu’on allait avoir droit à quelque chose de légèrement différent. C’est gagné.

En résumé, Super, c’est super drôle (merci Mr Dwight Schrutt), vif, super dérangeant (Ellen Page dans un rôle à contre emploi prouve qu’elle peut-être autre chose qu’une chipie insupportable) et hautement plus instructif qu’une vison (ou même 10) d’Intouchables.

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X-Men : le Commencement

30062011

Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon.

Dans le genre préquelle, X-Men le commencement est ce qui se fait, peut-être pas de mieux, mais au moins de plus regardable. Forcément dans ce genre d’exercice, et à l’image d’un Star Wars 3, on attend de comprendre, et même mieux, de voir, pourquoi tel (Vador) ou tel (magnéto) personnage a basculé du côté obscur. Déjà , et rien que pour cela, à la condition naturellement d’avoir jeté un oeil aux précédents épisodes, cette préquelle est tout à fait digne d’intérêt. Chaque évènement, aussi insignifiant soit-il, peut être à l’origine de quelque chose qui le dépasse. C’est le commencement, et un commencement c’est toujours intéressant.

X-Men-Le-commencement

L’autre point positif, c’est son contexte vaguement uchronique. Je dis vaguement car la trâme historique est connue (la guerre froide) et bien calquée sur ce qui s’est passé. L’action des mutants exceptée. Cette contextualisation prend sa source lors de la seconde guerre mondiale et dans l’horreur des camps. Soit des thèmes que Bryan Singer (réalisateur des 2 premiers épisodes) n’aurait pas renié.s Il est de toute façon crédité au scénario, autant dire que son ombre plane tout le long du film.

Enfin, pour terminer sur les louanges, il faut mentionner un casting qui bien que composé de (plus ou moins) nouvelles têtes, ne devrait pas tarder à faire parler de lui. Et pour longtemps. Avec les Fassbender, McAvoy, Lawrence, Jones ou Byrne, c’est tout le futur Hollywood qui vous sourit. Kevin Bacon (excellent médecin nazi) étant le parfait passeur de témoin.

Sur le fond, les questions posées par les précédents opus sont toujours là, la génétique, l’acceptation de soi, des autres, le communautarisme, la peur, ces instincts primaires toujours guerriers… Autant de thèmes riches et passionnant à exploiter. On vous rassure ce n’est pas non plus un cours magistral de philosophie et de géopolitique. Matthew Vaughn que l’on avait quitté avec Kick Ass, nous revient donc assagi. Soit que les critiques (justifiées) sur son précédent film ont porté leur fruit, soit que le poids d’une franchise ait eu raison de sa fougue et de ses tics visuels.

Bref, entre son réalisateur nouvelle vague (façon Snyder), ses thématiques ou encore son implication dans le réel, la comparaison avec Watchmen est plus qu’évidente. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que ces deux films fassent partie des meilleurs films de super-héros grand public sortis récemment.

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Scott Pilgrim Vs The World

4112010

Scott a 22 ans, une copines, des ex, et un groupe de musique. Le jour où il rencontre Ramona il ne se doute pas qu’il devra affronter les précédents ex de la demoiselle.

scott pilgrim vs the world

Le monde des adultes a disparu et comme dans Crows Zero de T. Miike, les adolescents dirigent le monde et seuls leurs codes existent. De cette idée au fort potentiel comique et à l’allégorie interprétable à souhait, Edgar Wright (à qui l’on doit le décapant Hot Fuzz) arrive à faire ce que l’on craignait impossible, faire jouer à Michael Cera quelque chose d’autre qu’un rôle d’adolescent boutonneux. Michael Cera est adulte (hallelujah),  »mais c’est totalement faux » dira un visiteur perdu sur ce site, détrompez-vous car si le film devait se résumer en huit mots : les adolescents sont les adultes de leur monde. (Un visiteur perdu sur ce site applaudira).

Un monde où tout va plus vite. On mange plus vite, on pisse plus vite, on tombe amoureux plus vite… Un monde dans lequel on ne cesse de se battre face à des chanteurs, des acteurs, contre sa sexualité, contre tout ce qui nous entoure. Séduire quelqu’un c’est autant de questions et de difficultés que Scott devra vaincre par le biais de The League of Evil Exes.

L’habillage et l’environnement du film sont ouvertement inspirés par la culture du jeux vidéo. Film dans une mouvance geek/no life, forcément destiné à un public très précis, et invariablement lassant malgré une certaine originalité. Sans cette partie de  » qu’est ce qu’être un adolescent » Scott Pilgrim serait d’ailleurs à ranger du côté des Kick-Ass-Like. A voir malgré tout, 2-3  »jokes » sont quand même grandioses et puis ça semble être une nouvelle mouvance d’un certain type de cinéma (pour le meilleur et pour …)

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Kick Ass

8062010

Partant d’un constat simple : pourquoi personne ne joue au super héros alors qu’ils sont si populaires dans la culture américaine ? Dave décide de créer le sien, un redresseur de tort hors pair : Kick Ass. Le fait qu’il n’est pas de supers pouvoirs complique malgré tout un peu la tâche.

Kick Ass

Premier point important, la présence de Nicolas Cage au générique n’influe en rien (ou presque) sur la qualité du film, sa prestation est courte, et Kick Ass ne pourra donc pas être rangé dans la catégorie « ce film est mauvais, oh bé tient comme c’est bizarre, Nicolas Cage joue dedans! ». Fin de la digression.

Faut-il parler du film comme le ferait un critique ou comme un spectateur ? Le Cinéma a-t-il des effets de jouvence ? Questions ô combien importantes qui mettent au jour un cruel dilemme : ce film ne constitue-t-il pas à la manière d’Hyper tension 2 (c’est vous dire à quel point la comparaison est poussée) un plaisir coupable ? On voit les défauts mais on les accepte. Toute abstraction est-elle possible ? Comme dirait Arlette Chabot : A vous de Juger.

Car à la manière d’un DJ, Matthew Vaughn, le réalisateur, s’échine à construire le film le plus geek de l’histoire, le film finalement le plus segmenté qui soit, comme un Mc Donald à l’intérieur de Disneyland. A partir d’un certain niveau on ne parle plus de références il s’agit plus de vol ou de plagiat. Que ce soit Spiderman, les productions Judd Apatow, Tarantino, les FPS, Spy Kids, les musiques de 28 semaines (ils ont pas honte les gars), mais aussi celles bien connues de Morricone. Bref on ne s’emmerde pas, on prend tout ce qu’on aime et l’on mixe le tout avec plus ou moins de succès (il y a certaines réussites malgré tout).

Jusqu’à la première partie du film on se laisse prendre, on sourit, on trouve certains moment originaux, et puis l’on comprend que l’originalité c’est cette tambouille impossible, ce mélange de toute une culture contemporaine. Alors c’est pas méchant me direz vous, une sorte de divertissement géant pour adolescent ou adolescent attardé. Oui, sûrement. Moi j’ai plus pensé à mes boites de lentilles préférées qui ont un jour irrémédiablement dégringolé dans mon estime lorsque j’ai découvert qu’elles contenaient du E 224, 330, des colorants E 160c et E 161 b, des acidifiants et des sulfites. L’ignorance aide par moment. Et qu’on aille pas me parler de clin d’oeil, ils ont bons dos ceux-là.

Les bons points : une réalisation énergique, la présence de Christopher Mintz-Plasse (Super Grave, year One, Les Grands Frères), des couleurs flashies et une actrice (Lyndsy Fonseca) hot.

Dans l’ensemble cela reste quand même décevant (si seulement j’avais 10 ans de moins, ou peut-être 15 d’ailleurs)

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Filmo finalement pas comparable mais préférable :

- Defendor.

 

 

 

 




Defendor

27042010

Defendor est un super héros un peu particulier, de super pouvoirs il n’en a pas et de résultats pas beaucoup plus. Super héros il ne l’est finalement que dans sa tête.

defendor

Comme vous le savez, tout genre installé a son pendant parodique qui apparaît un jour ou l’autre. Après la vague, que dis-je la vague, le tsunami de films de capes et rayon lasers qui a déferlé sur nos écrans et autres lecteurs DVD, il y a eu des films plus au moins réussis comme Mystery Men, Hancock, Kick Ass. Defendor arrive lui comme le pendant à ces derniers, le film de super héros parodiques mais quand même un peu sérieux et lorgnant vers l’émotif. Les esprits plus aigris verront cela comme Forrest Gump chez les Comics (ou Marvel, les spécialistes trancheront).

Bref, un film devant lequel on s’attend à rire sourire et qui au final – et en grande partie grâce à Woody Harrelson, parfait en neuneu vengeur masqué – suscite une certaine adhésion face à ce personnage plein de bonnes intentions, moqué de tout le monde et dont l’unique obsession est d’éradiquer la souffrance, ou quelque chose comme ça. Son objectif est que le schéma qu’il a du subir, ne se reproduise plus, en gros et probablement conscient de ses lacunes, que quelqu’un comme lui ait la possibilité d’évoluer et de se construire (on repense à Forrest Gump quand apprenant qu’il va être père demande à Robin Wright ex-Penn si son enfant sera « normalement intelligent »).

David (Defendor) contre Goliath (Capitaine Industrie – ce nom est génial – et plus généralement contre tout un – attention gros mot – système) ça fonctionne toujours, d’autant plus quand l’image est belle, que les acteurs jouent bien et que la musique très bien choisie plus que de parfaitement coller à l’histoire, guide le spectateur. Tout ça gomme assez facilement une histoire et des rebondissements assez simples.

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Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

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