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Rampage

14042011

Un jeune désoeuvré, aigri par les frustrations quotidiennes, entre en rébellion contre la société. Il entreprend de se confectionner une armure et de rassembler un arsenal de guerre. Son but: une fusillade en pleine rue grâce à laquelle il réglera ses comptes.

rampage

On en revient toujours là, un film = un réalisateur. Celui de Rampage n’est autre que le fameux Uwe Boll, réal le plus honni sur la toile suite à ses adaptations ratées, et donc fameuses, des jeux vidéos que sont House of the Dead, Alone in the Drak ou encore Farcry. Pour regarder Rampage il faut donc avoir ce petit côté déviant qui pousse à la surenchère nanaristique, ou alors il faut être tombé sur ce pitch racoleur mais oh combien jouissif, qui résonne dans nos oreilles comme un GTA like : un mec se confectionne une armure pour aller buter les premières personnes qu’il rencontre dans la rue. Mais y-a-t-il un sens profond derrière tout ça ?

Le thème de la rébellion contre la société ça fait très crise d’adolescence, le protagoniste principal est d’ailleurs lui aussi un adolescent, de là à dire que Rampage est une version non censurée et bien plus explicite de Elephant de Gus Van Sant, il n’y a qu’un pas qu’on franchira allègrement. C’est une sorte de négatif artistique auquel les plans séquences lents et soignés de la palme d’or 2003 trouvent en écho du gloubiboulga de réalisation. Ça tourne, ça bouge, ça saute, autant d’éléments qui ne me permettent pas de dire qu’Uwe Boll est mauvais metteur en scène, mais ce qui est certain c’est qu’il ne nous a jamais prouvé la moindre once de talent.

Le film de Gus Van Sant (mais pourquoi continue-t-il a comparer les 2 films se demandent certains) refusait de se livrer, Michael Moorement parlant, à de véritables explications des faits, plutôt tentait-il de dresser un spectre large et non exhaustif des possibles raisons de ces drames. Le point de vu de Boll est là beaucoup plus retors, tant on se sait toujours pas s’il s’agit là d’une pure fiction à vocation bête et jouissive (à la manière d’un Hyper Tension 2), ou s’il y a là matière à un discours vaindicatif et prosélytique … C’est une sorte de Verhoeven sans le talent, et quand on sait comment certains films du hollandais violent ont été accueillis (je pense là en particulier à Starship Troopers)… Je crois que UB n’est finalement qu’un provocateur de plus, dont le cynisme n’a d’égal que ses personnages. Uwe Boll, l’homme qui dit ce que les autres n’osent pas faire.

Rampage n’est donc (évidemment) pas un film techniquement ou scénaristiquement réussi (on exceptera l’excellente et semi-hilarante scène du bingo) mais son réalisateur, à la manière du personnage principal, continue son travail de fond qui consiste à fusiller le cinéma, ses conventions et toute les bonnes morales bien pensantes avec tellement de rage, qu’on peut au moins lui accorder le bénéfice de la violence et de l’anti-conformisme.

Dans la catégorie des films assez mauvais qui sont néanmoins à voir.

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Réunion entre Uwe Boll et ses détracteurs :

Image de prévisualisation YouTube

 

PS. J’oubliais de préciser que le prochain projet de M. Boll s’intitule Auschwitz, tentant non ?




Kick Ass

8062010

Partant d’un constat simple : pourquoi personne ne joue au super héros alors qu’ils sont si populaires dans la culture américaine ? Dave décide de créer le sien, un redresseur de tort hors pair : Kick Ass. Le fait qu’il n’est pas de supers pouvoirs complique malgré tout un peu la tâche.

Kick Ass

Premier point important, la présence de Nicolas Cage au générique n’influe en rien (ou presque) sur la qualité du film, sa prestation est courte, et Kick Ass ne pourra donc pas être rangé dans la catégorie « ce film est mauvais, oh bé tient comme c’est bizarre, Nicolas Cage joue dedans! ». Fin de la digression.

Faut-il parler du film comme le ferait un critique ou comme un spectateur ? Le Cinéma a-t-il des effets de jouvence ? Questions ô combien importantes qui mettent au jour un cruel dilemme : ce film ne constitue-t-il pas à la manière d’Hyper tension 2 (c’est vous dire à quel point la comparaison est poussée) un plaisir coupable ? On voit les défauts mais on les accepte. Toute abstraction est-elle possible ? Comme dirait Arlette Chabot : A vous de Juger.

Car à la manière d’un DJ, Matthew Vaughn, le réalisateur, s’échine à construire le film le plus geek de l’histoire, le film finalement le plus segmenté qui soit, comme un Mc Donald à l’intérieur de Disneyland. A partir d’un certain niveau on ne parle plus de références il s’agit plus de vol ou de plagiat. Que ce soit Spiderman, les productions Judd Apatow, Tarantino, les FPS, Spy Kids, les musiques de 28 semaines (ils ont pas honte les gars), mais aussi celles bien connues de Morricone. Bref on ne s’emmerde pas, on prend tout ce qu’on aime et l’on mixe le tout avec plus ou moins de succès (il y a certaines réussites malgré tout).

Jusqu’à la première partie du film on se laisse prendre, on sourit, on trouve certains moment originaux, et puis l’on comprend que l’originalité c’est cette tambouille impossible, ce mélange de toute une culture contemporaine. Alors c’est pas méchant me direz vous, une sorte de divertissement géant pour adolescent ou adolescent attardé. Oui, sûrement. Moi j’ai plus pensé à mes boites de lentilles préférées qui ont un jour irrémédiablement dégringolé dans mon estime lorsque j’ai découvert qu’elles contenaient du E 224, 330, des colorants E 160c et E 161 b, des acidifiants et des sulfites. L’ignorance aide par moment. Et qu’on aille pas me parler de clin d’oeil, ils ont bons dos ceux-là.

Les bons points : une réalisation énergique, la présence de Christopher Mintz-Plasse (Super Grave, year One, Les Grands Frères), des couleurs flashies et une actrice (Lyndsy Fonseca) hot.

Dans l’ensemble cela reste quand même décevant (si seulement j’avais 10 ans de moins, ou peut-être 15 d’ailleurs)

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Filmo finalement pas comparable mais préférable :

- Defendor.

 

 

 

 




Hyper Tension 2

4092009

Chev vient de se faire retirer son coeur, et pour ne pas mourir il va devoir trouver tous les moyens de se prendre des décharges électriques. (Il est pas efficace le pitch ?)

Hyper tension 2

Décidément Trop c’est trop, enough is enough, dîtes le comme vous voulez, mais c’est le genre d’expression que le réalisateur de cette franchise ne doit pas connaître. A la vue du film on pencherait plus pour le « Trop c’est pas assez ». Car à y regarder de plus près, TOUT est tout much dans ce film. Les plans, les situations, l’histoire (si je puis m’exprimer ainsi), les dialogues, la photo, TOUT est à un niveau tel, qu’on ne peut pas croire que cela ne soit pas fait exprès.

C’est typiquement le genre de film qui tellement mauvais qu’il est fini par devenir sympathique, dans le sens comique évidemment. Mais tout est tant dans la démesure qu’on se demande s’il on rit par moquerie ou par plaisir. Peut être un film pour sadique, très certainement même. Évidemment ne cherchons aucun sens la dedans, car s’il y en avait un tant soit peu ça ne serait être que du xéno-myso-beauf. Le film est tellement bourrin qu’il est probable que les plus bourrins d’entre vous seront ceux qui le détestent le plus.

Un film de samedi soir, bourré de préférence, qui a le mérite de redonner du crédit aux autres films.

 

 




Répertoire Films de A à Z

11022009

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