Maradona

14082010

Dur de résumer quand de ligne conductrice il n’y a point. On dira, Diego, héros révolutionnaire ?

Maradona

Il y a plusieurs lectures possibles pour le dernier Kusturica.
La première (la sienne), c’est cette vision donnée d’un homme venu de nulle part, qui par le ballon a réussi a atteindre les sommets, s’est brûlé les ailes et, malgré tout, est resté, reste et restera (très probablement) l’idole des foules. Des foules qui voient en lui un héros révolutionnaire, a la botte de personne et qui représente a lui seul, la masse des opprimés, qui ne souhaitent qu’une seule chose : se venger de leurs oppresseurs (militaires, financiers …). Ça c’est la vision idéaliste qu’Emir souhaite faire passer, et que, après 2 ans de boulot il a la plus grande peine du monde a concrétiser. La tache est louable mais le propos est mince, encore plus quand c’est Maradona qui s’exprime. Ce que l’on aime dans les films d’Emir, c’est cette poésie qui se dégage, en filmant Maradona de son plein gré, tout s’écroule malheureusement.

La seconde, est assez simple à comprendre. Des le début on présente (Emir se présente en choisissant de garder ce morceau de concert) comme le Diégo Maradona de la musique. Puis il n’a de cesse de montrer les similitudes entre le footballeur et les personnages de ses films, laissant comprendre qu’il a toujours été un personnage Kusturicien. Pour finir par en faire un héros, par le déifier. L’équation est alors très claire : DIEGO = DIEU, EMIR = DIEGO, EMIR = … (je vous laisse deviner – l’affiche allant également dans ce sens).

La troisième plus naïve, c’est celle d’un passionné de foot qui trop heureux de rencontrer son idole, décide d’en faire un documentaire, oubliant au passage son esprit critique. Ces moments où l’on rencontre une idole, n’atteignent que rarement des sommets. Et dans le cas présent, il ne se passe rien. Seule la mort (qui fut proche) du protagoniste aurait pu sauver l’ensemble, peut être y a-t-il pensé, ca n’est pas arrivé, Emir a surement passé un très bon moment. Pas nous.

La dernière de cette longue énumération, c’est celle d’un gros beauf qu’on filme. Il n’a rien a dire ( ou alors le fait très mal, mais ca on ne va pas lui en vouloir c’est un footballeur). Comme je le disais le sens critique du doc est aux abonnés absents. Les convictions de Don Diego de la Véga (révolutionnaires, pro-castriste, anti-bush…) existent surement, mais devant le manque d’argument et la lourdeur de Diego (mais quel BEAUF !!!), on comprend que ce qui fait la beauté des personnages d’Emir, cette amusante folie, ses errements tziganes, restent de la fiction et que confrontées a la réalité (tellement plus crue et moins romantique) l’intérêt et la poésie s’évanouissent. Il y avait tant a dire sur le retour de Diego a Buenos Aires, mais ce passage est raté car trop creux. La confrontation ancien / nouveau Maradona (pauvre / riche) n’est pas assez évoquées. On reste dans l’hagiographie. On est face a la triste réalité de contraste entre fiction et réalité, ce qui est beau et acceptable a l’écran l’est il toujours en vrai ? A vous de voir. Ceci est le vrai thème (involontaire) de ce doc ennuyeux et pas toujours très heureux (cf les animations façon canal + avec les têtes de Blair, Bush, Reagan … sur un terrain de foot). Il n’a guère qu’un doc sur Zidane qui pourrait être pire.

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La legende de Ron Burgundy

16042009

L’histoire débute dans les années 70 et suit le présentateur vedette de la ville de San Diego, Ron Burgundy. Celui-ci jouit d’une popularité énorme jusqu’au jour où une femme fait son apparition dans son équipe. Entre amour et jalousie, tout ne se passera pas pour le mieux. 

La legende de Ron Burgundy

Comme toujours, c’est dans les films d’Adam McKay (Frangins Malgré Eux, Ricky Bobby) que Will Ferrell donne le meilleur et le plus crétin de lui même. Et on ne vous le cache pas c »est ce qu’on préfère.

Sous le prétexte d’une histoire légère, tous les situations deviennent alors possibles. Certaines scènes sont à se pisser dessus (L’invitation au restaurant) et on ne regrettera pas la pléiade de guests, Jack Black, Ben Stiller, Steve Carell, Luke Wilson, Tim Robbins, Vince Vaughn, Seth Rogen …

L’humour est à la fois lourd et malin, on rigolera des situations absurdes mais aussi des jeux de mots merdiques ou même de l’utilisation parodique d’une musique d’habitude pathétique. Tout va ici dans le même sens, VOUS FAIRE RIRE. Et à ce petit jeu là McKay et sa bande (qu’on appellera production Judd Apatow) sont ce qu’il se fait de mieux (ou presque) sur le continent américain.

A voir, en VO naturellement.

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