Répertoire Films de A à Z

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Fahrenheit 9/11 – où l’art de nous faire croire qu’il s’agit d’un documentaire.

19122008

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris Michael Moore ne fait pas des documentaires mais tout simplement du cinéma, Bowling for columbine est en cela un western en bon éduforme; Avec comme point d’orgue le duel , déséquilibré car de pétard il n’y en a qu’un et c’est la caméra de Moore, le duel à mort donc opposant Michael à Charlton Heston. Il tient le rôle titre et il aime ça. Tout est mis en scène au détriment de l’intégrité journalistique, mais c’est dit avec humour, et les idées prônées ne sont pas pour nous déplaire à nous Français donneurs de leçons. Donc rien d’étonnant à son succès chez nous et à sa palme d’or à Canne, bien que remise par Quentin Tarantino.

American patriot

S’il est si populaire chez nous, c’est aussi que le sentiment « d’anti-américaniste primaire » est très fort et pour celui qui ne sait y regarder de près, Michael semble l’allier objectif de ceux-ci. Que nenni ! Michael est bien américain et ça jusqu’à l’os, de sa physionomie jusqu’à sa façon de filmer, de son besoin de sensationnalisme, jusqu’à l’utilisation éhontée de la moindre faille de l’adversaire. Notre ami Rambo le disait bien lui même « pour vaincre la guerre il faut devenir la guerre ». Michael Moore est, attention gros mot, un patriote dans le sens où il est attachée à la communauté nationale à laquelle il appartient, et qu’il est prêt à la défendre.

Pourquoi chercher des poux à quelqu’un dont on peut partager, sinon en totalité, du moins en partie les idées? Parce que la propagande, quand bien même elle est de talent, est toujours méprisable et que convertir des esprits faibles par le truchement de la vidéo et leur asséner SA vérité ne constituent en rien une avancée du cinéma ou du documentaire si vous pensez que cela en est.

Voici quelques exemples de la façon dont il procède dans Fahrenheit 9/11. Où comment l’image, le son, un discours confus dépassent le simple fait du documentaire.  Ceci  ne mérite ni l’approbation du spectateur, ni le qualificatif de documentaire. Fahrenheit traite de la théorie du complot avec pour rôles titres, l’Etat, la Justice et les Médias, voici en 4 points comment il met en scène ses idées :

1- Par une ironie teintée de cynisme (ou l’inverse).

  • La musique comme dans toute super-production est supra-importante, elle sert même ici l’idée maîtresse de ses films : ridiculiser les puissants – et on ne saurait là dessus lui en tenir grief. Tantôt musiques classiques sur fond de ralenti (non non ce n’est pas une production Michael Bay !), tantôt des musiques décalées aux accents country ou pop. Les premières accompagnent les images ‘sérieuses’ et leurs donnent ainsi un caractère solennelle, les autres décribilisent des personnages qui n’ont pourtant pas besoin de cela.

  • Filmer les puissants au moment où ils le sont moins (cf séquence d’intro, où on les voit se faire maquiller).

  • Une voix-off donnant LA thèse, l’unique, à la manière de Fox News.

Le problème c’est qu’à trop jouer sur cette ironie, elle finit par lasser, perdre de sa force, et de son sens.

2- Un discours parfois juste et étayé …

  • Il dénonce (à raison, tout comme dans Bowling for columbine) le mécanisme de la peur et l’utilisation qu’en font les puissants pour soumettre le peuple. Les médias avec leur reportage sur les caisson de protection, la police et la pression mise sur les opposants à la guerre….

… qu’il noit dans un discours confus et fallacieux.

  • Moore nous donne sa vison mais les conséquences que l’on en tire sont elles claires? (problème identique à celui de Bowling for columbine, bien que ce dernier soit nettement supérieur). Faut-il comprendre que W. par ses intérêts et ses amitiés est le complice du 9/11? La fin est également équivoque; la guerre c’est mal mais pas toujours, juste à bon escient alors?

  • On nous montre l’Irak d’avant l’invasion comme le pays où il fait bon vivre, les enfants jouent, les femmes sourient. A se demander si Sadam est véritablement un tyran?

  • Moore semble dire que de coalition il n’y en a pas. Mais qu’on donc fait l’Italie, la Grande Bretagne, la Pologne ou l’Australie alors?

3- Un film sacrifié sur l’autel de l’anecdote, du bon mot ou de la bonne image au détriment du fond.

  • Moore lisant le patriot act devant le congrès avec un haut-parleur

  • Lorsqu’il demande aux sénateurs d’envoyer leurs fils en Irak.

  • L’histoire du policier seul pour protéger les côtes de l’Oregon (cette fois-ci c’est lui qui manipule ce mécanisme de peur).

Ces exemples sont amusants certes mais restent anecdotiques et ne font avancer en rien le débat

4- Un goût écoeurant et détestable pour le voyeurisme.

  • Corps calcinés (sensationnalisme).

  • Les parents lisant la lettre posthume de leur fils (Guy Mocquet?). Combien de famille a-t-il été voir avant de trouver ce qu’il cherchait? (non désolé m’dame, elle me plaît pas la lettre de votre fiston).

  • Jusqu’à la séquence gerbante de fin où le caméraman et Moore suivent la mère éplorée, lui tournant autour, se baissant lorsqu’elle se baisse, attendant qu’elle pleure (mais tu vas pleurer oui ou merde!), jusqu’à ce manque total de dignité, la filmer lorsque, enfin ce qu’ils voulaient arrive, elle pleure.

 

Les dangers de ce genre de fiction, c’est qu’il donne une impression de réflexion, d’un recul sur la situation, l’ironie flatte le spectateur qui se sent complice du réalisateur. On sort du film et l’on se dit qu’on est intelligent, que l’on connaît la vérité. On ne fait pourtant rien d’autre que de répéter la thèse de son auteur. Alors à l’heure où Moore dénonce et où certains ne disent rien, comment lui en vouloir. Moore le dit lui même à la fin du film: « un comportement immoral entraîne un comportement immoral ». Soit, mais cela justifie-t-il tout?

En jetant l’opprobre sur Georges W, Michael n’aura pas réussi son pari de faire échouer sa ré-élection, mais il aura participé au désaveu et à l’étiolement du camp républicain, permettant ainsi dans une moindre mesure l’élection de Barack Obama.

faussesvaleurs.bmp

Filmo documentaire

Lîle aux fleurs- Jorgo Furtado 1989

Un indispensable, ne vous fiez pas au générique crasseux, l’essentiel est ailleurs.

http://www.dailymotion.com/video/k5kBv1tY6VrfMz2vNh

Filmo documenteur

Pour se rendre compte avec qu’elle facilité on fait avaler des couleuvres pour peu qu’on soit armé d’une caméra.

- Opération Lune- William Karel en 2002 – Le lien étroit en Kubrick et la NASA mis à jour.

- Forgotten Silver- Peter Jackson en 1995 – Le cinéma a été inventé en Nouvelle Zélande vous ne le saviez pas?

Et si vous voulez rire montrez le(s) à quelqu’un qui n’est pas au courant de la supercherie, vous serez surpris de sa réaction.

Filmo similaire à éviter

- Super size me – Idiot, mal fait, faussement intéressant. Passez votre chemin !







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