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Defendor

27042010

Defendor est un super héros un peu particulier, de super pouvoirs il n’en a pas et de résultats pas beaucoup plus. Super héros il ne l’est finalement que dans sa tête.

defendor

Comme vous le savez, tout genre installé a son pendant parodique qui apparaît un jour ou l’autre. Après la vague, que dis-je la vague, le tsunami de films de capes et rayon lasers qui a déferlé sur nos écrans et autres lecteurs DVD, il y a eu des films plus au moins réussis comme Mystery Men, Hancock, Kick Ass. Defendor arrive lui comme le pendant à ces derniers, le film de super héros parodiques mais quand même un peu sérieux et lorgnant vers l’émotif. Les esprits plus aigris verront cela comme Forrest Gump chez les Comics (ou Marvel, les spécialistes trancheront).

Bref, un film devant lequel on s’attend à rire sourire et qui au final – et en grande partie grâce à Woody Harrelson, parfait en neuneu vengeur masqué – suscite une certaine adhésion face à ce personnage plein de bonnes intentions, moqué de tout le monde et dont l’unique obsession est d’éradiquer la souffrance, ou quelque chose comme ça. Son objectif est que le schéma qu’il a du subir, ne se reproduise plus, en gros et probablement conscient de ses lacunes, que quelqu’un comme lui ait la possibilité d’évoluer et de se construire (on repense à Forrest Gump quand apprenant qu’il va être père demande à Robin Wright ex-Penn si son enfant sera « normalement intelligent »).

David (Defendor) contre Goliath (Capitaine Industrie – ce nom est génial – et plus généralement contre tout un – attention gros mot – système) ça fonctionne toujours, d’autant plus quand l’image est belle, que les acteurs jouent bien et que la musique très bien choisie plus que de parfaitement coller à l’histoire, guide le spectateur. Tout ça gomme assez facilement une histoire et des rebondissements assez simples.

Valeur en devenir




Qui veut gagner des oscars?

18122008

Quel acteur n’a jamais rêvé de soulever la célèbre statuette dorée? Combien de réalisateurs ont le discours de remerciement dans la poche intérieur de leur veston Ralph Lauren? Quelle maquilleuse n’aimerait pas que la difficulté de son métier soit reconnue au plus haut point, tant certaines missions (redonner un semblant de vie sur le visage de Nick Nolte par exemple) sont perdues d’avance?

 

Vous l’avez compris, les Academy Awards sont ce qui se fait de plus prestigieux, les meilleurs sont récompensés et l’on oublie jamais de le matraquer : « meilleur film » « meilleur acteur » « meilleur mixage de son »…

Béats d'admiration

 

Si vous êtes arrivés jusqu’ici c’est que vous êtes plus malins que la moyenne et vous vous demandez donc quelle est la recette magique ? Avec qui faut-il coucher ? Si c’est le cas est-ce possible d’éviter Jack Nicholson? Doit on éviter les films d’auteurs ? Toucher le crane de Meryl Streep porte-t-il chance?
Oui je sais cela fait beaucoup de questions auxquelles je n’apporterai peut être pas autant de réponses. Mais c’est ainsi quand on a son blog, on fait ce que l’on veut.

Revenons à nos oscars, quelles sont donc les meilleures techniques pour en obtenir un?

Pour les acteurs

1 – Jouer un rôle qui nécessite une importante transformation physique: Charlize Theron dans Monster, Bob De Niro dans Raging bull, Hillary Swank dans Million dollar baby ou Boys don’t cry. La transformation est plus importante que l’interprétation.

2 – Jouer un handicapé, un malade ou mieux, un neuneu (car en fait « ils sont plus intelligents qu’on ne le pense ») : Pacino dans Le temps d’un week end (aveugle), Tom Hanks dans Philadelphia (SIDA), Hanks encore dans Forrest Gump (neuneu léger) ou Dustin Hoffman dans Rain Man (Autiste spécialité allumettes).

3 – Atteindre ou se rapprocher des 80 ans pour un oscar d’honneur, aux cas où … Peter O’Toole (76 ans), Sydney Poitier (75 ans), Kirk Douglas (80 ans). Comme quoi à Hollywood la valeur attend parfois le nombre des années.

4 – Etre américain. Même si les oscars sont censés récompenser « le rôle jugé comme étant le meilleur de l’année écoulée » tout pays confondus, seul Roberto Benigni est pour l’instant reparti avec la statuette de Meilleur Premier Rôle Masculin.

 

Pour les réalisateurs

1 – Faire une longue carrière et vivre vieux en attendant, tout comme les acteurs, l’oscar d’honneur, Charlie Chaplin, Ernst Lubitsch, Cécil B. Demille, Buster Keaton, Orson Welles, Howard Hawks, Jean Renoir, King Vidor, Akira Kurosawa (et oui il faut bien faire semblant de s’intéresser aux autres continents), Fédérico Fellini …

2 – Si l’on ne concourt pas pour l’oscar d’honneur, éviter à tout prix d’avoir un nom commençant par un ‘K’, Kubrick, Kitano, Kaurismaki, Kusturica, Kar Wai (Wong)…

3 – En fin de carrière faire des films moins bons, voir mauvais (remakes acceptés) pour apitoyer le jury et ainsi remémorer les films du début carrière. Scorcese en 2007 pour les Infiltrés (remake du génial Infernal affairs), Un homme d’exception de Ron Howard en 2002 (en fait pour lui je suis même pas certain qu’il est fait UN grand film).

 

Pour le meilleur film (et autres récompenses)

1 – Il faut l’avouer et mettre un peu d’eau dans son pastis, les films récompensés sont en général de bonne qualité, il convient donc à toute l’équipe du film de faire de son mieux car seule la qualité est respectée. Quelques petites exceptions néanmoins sur les 18 derniers oscars du meilleur film, seuls 7 étaient usurpés (ce qui au regard des autres récompenses est très satisfaisant), Les infiltrés, Chicago, Un homme d’exception, Le seigneur des anneaux – Le retour du Roi, Shakespeare in love, Le patient anglais, Danse avec les loups.

2 – Tomber une année creuse (comprendre sans films américains de qualités). Certes il est toujours délicat de deviner si le cru va être bon, Kevin Kostner s’en est pourtant bien tiré en 1991 avec son Danse avec les loups (7 oscars), Le patient anglais en 1996 (8 oscars rendez vous compte !).

3 – Aimer la guimauve. Miss Daisy et son chauffeur (1990) qui envoie Les affranchis de Scorces dans les cordes, Shakespeare in love (1999).

4 – Ou la guerre. Le seigneur des anneaux , Gladiator, Brave heart, Liste de Schindler, Platoon, Voyage au bout de l’enfer, Patton

 

Bonus

Etre sur le point de mourir et si possible dans l’année, est très bien vu par l’éminent jury. Henry Fonda en 81 (décès 1982), Federico Fellini décèdera la même année que son oscar (1993), Howard Hawks en 74 (décès 77), mais la palme revient au réalisateur indien Satyajit Ray en 1992 (décès quelques semaines après). Nous verrons avec la cérémonie 2009 si un oscar posthume sera distribué à Heath Ledger, ce qui dans l’hypothèse probable où cela arrive, confirmera la tendance actuelle des bons sentiments et le consensuel de l’évènement

 

Pour synthétiser ce pamphlet qui n’en est pas un, les films, acteurs, scénarios, récompensés sont évidemment d’une qualité très nettement inférieure à celle que l’on trouve en comparaison dans des festivals comme ceux de Cannes ou de Venise. Faut-il s’en offusquer? Non, car « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », et libre à chacun d’y apporter ou non un quelconque crédit. Les oscars sont avant tout une vitrine du cinéma américain, ils sont là pour faire vendre, le label est connu, il fonctionne, les ménagères de plus de 50 ans aux glandes lacrymales sensibles le respectent, les plus jeunes y voient là une institution à laquelle ils attribuent sans sourciller une légitimité. L’important reste de ne pas faire de films pour obtenir la statuette, ceux qui le font sont de toute façon vieux et connus et n’apportent souvent plus rien au cinéma depuis bien longtemps; les autres auront les pires difficultés à terminer leur film pour ne pas avoir à y penser.







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