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INTO ETERNITY

5032012

Le destin des déchets radioactifs est d’être confiné dans un gigantesque réseau de galeries souterraines. Tellement à l’abri des attaques et du monde extérieur, qu’ils sont aux portes de l’oubli. Bonne ou mauvais chose ? Quid de ce problème dans 30 000 ans ?

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Les films à thèses ont beau être régulièrement fustigés sur ces pages rarement rafraîchies, il n’en reste pas moins que, parfois, au détour de quelques clics et deux erreurs, on tombe sur un petit trésor. L’erreur homonymique, c’est d’avoir cru que le réalisateur du film, Michael Madsen, puisse être le grand gaillard de Kill Bill. Le voir réaliser un film sur le retraitement des déchets nucléaires, c’était tellement étonnant que cela en devenait presque une raison valable (la curiosité) pour regarder ce film/doc.

L’autre erreur, a été de croire que le film se ‘’contenterait’’ de parler de stockage et d’éléments radioactifs de façon trop militante de sorte qu’il en devienne lénifiant. Et bien non, derrière ce film aussi austère qu’il paraisse (et qui l’est plutôt finalement dans la forme), à la réalisation un brin pompeuse, se cache un sujet bigrement intéressant : comment communiquer avec nos grands, grands, grands enfants, avec notre futur ?

Le danger du nucléaire n’est pas éludé du film, comment pourrait-il l’être quand il s’agit de rappeler la durée de vie des déchets (100 000 ans) pour mettre les dangers en perspective. Mais que l’on soit pour ou contre, les déchets existent déjà bel et bien, et à la question de l’enfouissement se juxtapose celle des générations futures à qui nous laissons le bébé. Que leur arrivera-t-ils en cas de guerre, s’ils sont moins techno-centrés, suivant l’évolution des langues… ?

Toutes ces questions que nous pouvons nous poser sur l’Egypte antique et les 4 à 5000 ans qui nous séparent d’elle, doivent être envisagées pour nos descendants ‘’de dans’’ 50 000 ans.

A vouloir répondre à ces interrogations, on se trouve alors en plein SF, avec ses désaccords scientifiques, et une question métaphysique : comment dialoguer avec le futur ?

Sous son allure rébarbative se cache donc là un film passionnant.

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SIX FEET UNDER

2022012

La vie des membres de la famille Fisher bascule lorsque le père meurt dans un accident, laissant ainsi la direction de la société de pompes funèbres qu’il a fondée à ses deux fils. Un rouage s’est cassé

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Comment reconnait-on une série lambda d’une série géniale ? Et bien, à son dernier épisode. Et d’une, si vous arrivez jusqu’au bout (qui pourra se targuer d’avoir vu tous les épisodes de Des jours et des vies ?) c’est déjà un bon signe et de deux, une fois terminée vous vous dites que cela ne pouvait pas s’arrêter autrement et que des fins comme cela, on n’en voit qu’au cinéma.

Il m’aura fallu 11 ans pour me convaincre de la regarder. Le coup de la famille de croque mort me paraissait suspect à l’époque. QUELLE ERREUR !

Combien de séries peuvent et arrivent à développer autant de personnages ? Entre les frangins, la sœur, la mère, Brenda, le père, Billy, la mère de Brenda, Rico, sa femme, Keith … il y a plus de 10 personnages qui ont chacun droit à un traitement particulier. Chacun d’entre eux pourrait être le héros de sa propre série. Une qualité d’écriture qui fait qu’en plus de la crédibilité, ils ont une part d’humanité qui n’existe que très peu (de toute façon pas à cette échelle là) chez les concurrents.

Essayer de résumer Six Feet Under, c’est se prendre les pieds dans le tapis à coup sûr. On pourrait croire à de la série vénézuélienne. Je te quitte, tu me trompes, il est dans le coma … Mais le talent d’Allan Ball fait que ça bascule TOUJOURS du bon côté. Quand il était sorti, j’avais tout de suite apprécié American Beauty sans jamais véritablement comprendre comment Sam Mendes pouvait en être le responsable (on lui doit quand même les horribles Away we go ou encore Road to Perdition). Maintenant je sais, Alan Ball était au scénario et avec son talent pour croquer les personnages, il en était ressorti le portrait que l’on connait et que Kevin Spacey a brillamment interprété.

Dans cette auscultation de l’âme humaine, on se demande par quel talent un homme seul a-t-il pu tout cerner ? Que ce soit les relations amicales, fraternelles, maternelles, sociales et même professionnelles, toutes sont traitées avec intelligence et démontre qu’elles ont été réfléchies.  On en viendrait presque à se demander si là il ne s’agit pas plus que d’un simple divertissement.

SFU c’est l’anti-thèse de ce qui se fait maintenant tout en étant, on a l’impression, la source d’inspiration de tout ce qui s’est fait. Pas de cliffhanger dans SFU ou plutôt si, un cliffhanger permanent qui fait que la série n’arrête pas de gagner en qualité et en profondeur tout au long des 5 saisons. Jusqu’à cette 5ième et dernière saison qui confine au génie et qui boucle l’ensemble comme jamais une série ne l’avait été auparavant.

Si l’on devait chercher une paternité, je serais tenté de rapprocher SFU de Twin Peaks. Certains personnages (la famille de Brenda entre autre) n’auraient pas dénoté dans un univers Lynchien. Un TP en plus humain, le côté surnaturel et onirique étant toujours présent mais malgré tout plus accessible, plus réaliste et donc plus fédérateur.

Lister les qualités de la série serait une tache impossible, mais notons parmi les plus marquantes, cette volonté de ne jamais cantonner le passé uniquement à l’épisode d’avant, et de faire se répondre entre eux des épisodes que plusieurs saisons séparent. Chaque évènement a des répercussions qu’on a trop tendance – par facilité – à gommer. Ici ce n’est pas le cas. Car plus que tout autre chose, c’est l’aspect temporel qui différencie SFU du reste du monde. Là où toutes les autres séries s’attachent à dépeindre un présent toujours plus chargé et spectaculaire, SFU jongle en 3T, les temps du présent, du passé et du futur.

Mentions spéciales aux rôles féminins qui tous autant qu’ils sont, ont droit à une interprétation de très haut vol. Qui mieux que Frances Conroy aurait pu retranscrire la complexité du personnage de Ruth Fisher ? On a l’impression que personne.

Bref si vous avez été aussi idiot que moi pour attendre, dépêchez vous de rattraper le retard, 60h vous attendent, et vous ne les regretterez pas.

vraivaleur dans FILMS




Rachel se marie

26122011

Kym est une habituée des cures de désintox. Au profit d’une permission, elle passe le WE en famille pour le mariage de sa soeur Rachel.

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Peut-on aimer un film dans lequel on ne se reconnait pas (The Smurfs par exemple), dans lequel le milieu traité, la petite bourgeoisie branchée américaine, est aussi antipathique que la réalisation assurée et l’interprétation réussie ? La réponse est oui. Merci Jonathan Demme (monsieur Silence des agneaux svp) et, soyons un peu honnête, merci Anne Athaway, qui malgré une blancheur maladive, est aussi jolie que bonne actrice. Accessoirement, elle se dévêtit facilement. Ceci peut expliquer cela.

Il est clair dès le départ que les personnages seront supers énervants (cf le père trop cool, la famille recomposée parfaite). Car Demme se veut résolument moderne, tant avec sa caméra (qui effrayera les seniors séniles) que dans les personnages qu’il met en scène. Un peu comme si le film était réalisé par un hippie … en 2011 ! Cela a évidemment un côté déroutant, gentiment idéaliste, mais il a la mérite de casser les codes généralement en vigueur.

Force est de constater, malgré la coolattitude ambiante, que les personnages sont plutôt intelligemment écrits et que le maillage qui existe entre eux est finement tressé. Et puis Kym est aussi là pour faire contre poids et mettre le boxon. Le résultat, c’est du travail d’artisan. On peut ne pas comprendre l’intérêt d’un objet tout en en reconnaissant les talents de fabrication. C’est un peu le cas ici. L’univers a beau être inconnu et gentiment factice, il n’en reste pas moins une étude intéressante de personnages, un en particulier, celui de Kym.

Rappelons-le,  »l’intrigue » du film tourne autour d’un mariage dont le personnage principal se trouve ne pas être la mariée. L’idée de départ est déjà suffisamment bonne pour donner de l’épaisseur à Kym qui n’aura de cesse  »d’exploiter » son besoin d’exister, son mal-être et son besoin de reconnaissance.

Rachel se marie, c’est un bon titre, un bon film, une bonne actrice sous les mains d’un bon réalisateur. Elle est pas bonne la fin d’année ? (quoi le film est sorti en 2009 ? pfff)

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L’irlandais.

24122011

Boyle est un flic irlandais, flegmatique et solitaire, amateur de Guinness, de poésie et de prostituées à ses heures perdues. En poste dans un petit village de la côte irlandaise où il ne se passe jamais rien, il passe ses journées à faire respecter la loi… au pub local.

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Je ne sais pas si ça vous arrive à vous, simples mortels lecteurs, mais parfois en écoutant une musique de film, on se surprend à en comprendre le film. L’interprétation qu’on en a ne se limite pas à quelques mots sur un blog pour visiteurs vénézueliens, mais il s’agit d’un ressenti pur jus. La bonne harmonie entre les musique et images. La classe quoi. Pour moi, la dernière fois c’était avec Brazil et son génial générique final. Donc voila un peu ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule, à une moindre mesure, cette semaine en regardant l’Anglais.

Pas forcément attiré à la base, croyant qu’il était réalisé par le gars de Bon Baiser de Bruges (c’est en fait le fréro), il faut croire que l’air du pays réussit mieux à la famille, car le film est bigrement captivant et autrement plus drôle que son collègue tourné en Belgique (ceci explique peut-être cela…).

La réussite du film repose à la fois sur ce Gérard Depardieu irlandais de Brendon Geeson et sur la maitrise et ce jeu finement proposés par le réalisateur, John Michael Mc Donaugh. Comme le dit Don Cheaddle (excellent lui aussi), « on a du mal à savoir si [le sergent Boyle] est extrêmement intelligent ou complètement con ». Cette ambigüité, n’a de cesse de nous poursuivre tout au long du film. A l’heure des personnages unidimentionnelement écrits, le sergent Boyle constitue une petite bulle d’air.

C’est donc là que je voulais en venir avec cette chanson finale, sirupeuse, mais avec un zest de provoc et juste ce qu’il faut de second degré (dans son utilisation dans le film tout du moins) pour coller donc, c’est le mot du film, avec l’ambiguité de l’ensemble.

A la manière du personnage du sergent Boyle, tout ne tient parfois pas à grand-chose, prêt à basculer d’un côté ou de l’autre, pour notre plus grand plaisir sadique (qui est peut-être celui d’avoir compris).

L’Irlandais, c’est drôle et c’est bien.

vraivaleur dans FILMS




Captain America : First Avenger

30112011

Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

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Est-il fidèle au genre, ou alors déjà désuet et dépassé par ses petits camarades ? Car sous ses airs de films 3D tourné en 2011, Captain America est ce qui ce fait de plus classique. Pas de second degré, n’espérez pas rire, ni même pleurer. C’est le premier degré du super héros à l’état brut. Watchmen, The Dark Knight ou encore X-Men ont pris une telle avance, et le public est en général finalement assez indifférent à la qualité, qu’il ne fallait pas se casser la tête. Captain America, le Pearl Harbor (le film de Bay, pas l’attaque japonaise) des supers héros.

Si vous aimez les relents patriotiques du cinéma des années Reagan, vous n’avez plus qu’à aller vous rhabiller et à manger de la compote light sans sucre. On croyait ce cinéma mort et enterré, simplement remis au gout du jour par des loustics qui le tournaient en dérision, que nenni ! Joe Johnston réalise l’exhumation de l’année. En vrai retour dans les 80′s ! Oui, si vous faites abstraction de cela le film peut se regarder. Vous tacherez également d’oublier que l’histoire repose sur la transformation d’un petit gars maigre et faible en grand blond musclé aux yeux bleus. Pour combattre l’idéologie nazie, il n’y a rien de mieux que de faire la propagande de l’aryen style.

Rien qu’à son nom (Joe Johnston, waow !), on aurait du se douter que ce réalisateur était quelconque (Chérie, j’ai rétréci les gosses, Jumanji, Jurassik Park 3…), l’archétype du bon soldat. Celui qui obéira bien aux ordres et ne déviera pas de l’objectif annoncé, faire un max de blé avant de faire un bon film. Ne pas dévier de la ligne, ne pas apporter la moindre originalité, choisir un acteur sans charisme, bref, l’industrie du cinéma n’a jamais aussi bien porté son nom, pour le pire … est le moins pire. Car le plus effrayant (pour le spectateur mais aussi pour la morale), c’est qu’on arrive à le regarder, non sans ennuie et un voile vaporeux de consternation, mais on y arrive. Le cheeseburger movie award de l’année.

On pensait avoir tout connu avec les supers héros, détrompez-vous, un nouveau concept arrive, le film super moyen avec une maxime des plus simple : no risk, no problem.

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PS. Les renvoies à Iron Man (cf Anthony Stark) et à je ne sais quel autre Marvel Comics, n’ajoutent que très peu en épaisseur. Les fans seuls jugeront.




Polisse

17112011

Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs, les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescent … Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ?

Polisse

Entre le Police de Pialat (amen) et la série Urgence, voila où se situe le film de Maiwenn. Une succession ininterrompue et crescendo de cas rencontrés par des flics. La brigade de protection des mineurs pour être exact. Filmer le quotidien d’un poulet, en voila (bis) un sujet intéressant.

Polisse, c’est l’histoire d’hommes et de femmes, dont la difficulté du métier finit toujours par rejaillir sur leur quotidien. La frontière entre les deux est des plus ténues. Un métier difficile = une vie difficile. Voila (ter) en gros le  »message » naïf de l’apprentie réalisatrice. Les policiers, comme tous les hommes, sont en proies aux doutes et aux difficultés. Si vous ne le saviez pas, le film vous l’apprendra, ce qui n’est finalement pas si mal. Maiwenn 1, critiques aigries 0.

Boosté par une réalisation alerte et un montage rythmé, le film pêche malgré tout par son image banale, ce cinéma, ce n’est clairement pas le meilleur que l’on puisse voir. Les efforts pour masquer cela sont louables mais insuffisants. L’énergie certaine et l’attachement que porte la réalisatrice à ses personnages sauve un peu l’ensemble. Comme cette galerie de portraits, qu’elle s’échine maladroitement (mais vu la quantité, la tâche n’était pas des plus aisées) à nous proposer. Tous ne sont pas intéressants ou bien joués (le sien en particulier – au secours), mais répondent à cette envie d’utiliser les acteurs. Mais il y a toujours ce manque de finesse. A l’image de ses dialogues plus crus que nature, l’ancienne compagne de Luc Besson tente un peu trop d’en mettre plein la vue (dans le genre Joey Star est servi avec son rôle).

De la bonne télévision française ou du cinéma assez moyen. Ça se regarde, c’est déjà ça. Le genre même de film que l’on peut voir en intégralité sans pour autant l’apprécier.

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