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La Comtesse

17122010

Erzsébet Báthory était une comtesse hongroise, accusée d’avoir sacrifié de nombreuses jeunes filles des environs de son château, pour se baigner dans leur sang, dans le but de garder sa jeunesse.

la comtesse

Dire que Julie Delpy est un personnage singulier et intrigant est un euphémisme. Etre à la fois à l’écriture, à la réalisation et tenir le rôle principal, qui plus est quand on est une femme (un des sujets du film par ailleurs), ce n’est pas courant, euphémisme deux fois. Mais le résultat est là pour le prouver, elle s’est acquittée de la tache avec brio. Alors c’est certain qu’une actrice qui à 25 ans à peine avait déjà tourné avec Godard, Tavernier, Carax, Saura, Schlondorff ou encore Kieslowski, forcément ça marque.

Dès le début et cette mise en situation historique rapide et rythmée, on sent que l’on va avoir affaire à une oeuvre à la hauteur de la réalisatrice, une oeuvre singulière, violente et charnelle. Le contexte est tout de suite posé, on ne s’appesantie pas et pourtant (surtout) il garde ce côté fantasmagorique et romanesque. la Légende de la Comtesse va nous être compté. De nombreux plans nous laisseraient presque croire que nous trouvons dans Conan le Barbare.

Le principal bémol que l’on pourrait objecter tient à la reconstitution historique qui prend un certain nombre de libertés, mais après tout est-ce une vérité historique ? Peu importe, car comme le dit la voix off du début :  » l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs ». Traduction : quoique nous sachions d’elle, l’histoire ne nous est jamais présentée que d’un seul côté. On comprend alors l’ambition du film, dépasser certains clivages et prendre le parti de nous raconter cette histoire sans angélisme ni occultation de la moindre zone d’ombre. La vie, à la différence de l’histoire, est ainsi faite. Nous sommes bien placés pour le savoir car nous la vivons.

Le personnage d’Elisabeth Bathory est ainsi bigrement intéressant. Nous découvrons ces différentes facettes cruelle, froide, détestable et pourtant amoureuse… Ces exactions peuvent-elles être pardonnées sur ce qu’on lui a fait subir (le baron Thurzo) ? Avec cette délicate question s’ouvre le débat sur la culpabilité (où commence-t-elle ?), sur la place de dieu (sa création ne constitue-t-elle pas le meilleur alibi à la folie humaine ?), sur la beauté, la peur de vieillir… Un film riche. Les interactions humaines ne sont pas épargnées, les degrés sociaux sont sans cesse apparents, tellement qu’ils en deviennent parfois plus choquants et suffocants que certaines scènes de torture. Tout ça dans cette atmosphère mystique où à chaque plan, on s’attend à voir débarquer un vampire dans le coin de l’écran.

Saisissant, cru par moment, La Comtesse est une excellente surprise brillamment interprétée par son actrice/réalisatrice.

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Thirst, ceci est mon sang.

21012010

L’histoire d’amour contrariée d’un prêtre vampire et d’une femme rejetée par sa famille et en quête de sensations.

Thirst

Avoir à faire avec Park Chan wook, c’est se préparer à un déluge visuel, une caméra toujours mouvante, des plans magnifiques, d’autres un peu moins, mais avec toujours en tête le besoin d’innover et de sortir des schémas classiques. Le génial auteur de Old Boy ne déroge pas à la règle avec Thirst, qui d’un simple point de vu technique mérite amplement le prix du jury gagné à Cannes. La magie au cinéma c’est lorsque l’on perd toute notion de temps et d’espace, quand de maigres bout de pellicules arrivent à vous captiver et à vous sortir de votre réalité. J’en prends pour preuve la scène avec la belle mère qui clouée dans son fauteuil essaye de livrer le nom des assassins de son fils. On en reste sans voix.

On l’a dit et redit, la plastique d’un film ne suffit pas à lui donner du crédit, encore faut-il qu’il y ait une histoire, des acteurs, une musique …. Bref tout un corps de métiers. En s’attachant les services du désormais légendaire Song Khang-Ho (Memories of Murder alias le meilleur film des années 2000, The Host, Le Bon la Brute et le Cinglé) il ne prend aucun risque à cet endroit. Mais la bonne surprise étant sa partenaire féminine, Kim Ok-vin, qui campe une maîtresse pour le moins aussi belle qu’inquiétante. Qui par son regard donne tout son sens au film.

On pourra reprocher une histoire par moment confuse (le début), une ligne directrice qui tarde à se dégager, ou de thèmes trop nombreux finissant par s’entremêler. Il faut voir cela comme un trop plein de talent et d’ambition pour un réalisateur qui ne se refuse rien (ni le sexe, ni le gore, ni l’humour). L’histoire est en fait d’une incroyable ironie, un prêtre qui souhaite faire le bien et sauver des vies se voit transformer en vampire fornicateur obligé de tuer. Tout le désarroi de l’être humain qui doté de bonnes intentions ne peut s’empêcher de ne pas les appliquer.

Un film à voir et très certainement même à revoir pour encore mieux le juger. Park Chan wook fait désormais parti de cette rare frange de réalisateurs dont on attend avec une certaine impatience chaque nouveau film.

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